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    Naïvement enlacée à la mer, Alger si loin de son destin …

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  • A quoi ressemblera l’économie mondiale en 2060 ?

    www.latribune.fr Pierre Manière | 09/11/2012

    Dans une étude publiée vendredi, l'OCDE dresse le portrait de l'économie mondiale en 2060. Elle prévoit un grand chambardement de l'ordre établi. Comme attendu, la Chine deviendra la première économie de la planète. L'Inde, pour sa part, se classera deuxième, devant les Etats-Unis. New Delhi voit ainsi la part de sa contribution au PIB mondial progresser de 7% à 18% ! La zone euro, elle, verra son poids dégringoler de 17% à 9%.
    Sur le même sujet
    L'exercice apparaît pour le moins ambitieux. Dans une étude publiée vendredi, l'OCDE dévoile sa photographie de l'économie mondiale en... 2060 ! Et ses résultats font état d'un vrai chambardement de l'équilibre économique mondial.
    • Une croissance maussade de 3% par an en moyenne
    D'abord, l'OCDE parie sur un retour progressif aux fondamentaux économiques d'avant crise à horizon 2020. "Une fois liquidé l'héritage de la crise financière mondiale, le PIB global pourrait croître d'environ 3% par an au cours des 50 prochaines années", grâce à "l'amélioration de la productivité" couplée à "l'accumulation de capital humain", précise le rapport. Une croissance profondément inégale, les vieux pays industrialisés affichant des taux bien inférieurs aux pays émergents.
    Un bémol, de taille, concerne toutefois la manière dont la crise actuelle impactera les prochaines décennies. Chef de la division de l'analyse des politiques structurelles de l'OCDE, Giuseppe Nicoletti concède qu'"il y a beaucoup d'incertitude" sur la date de rétablissement de l'économie mondiale. De plus, il souligne que la manière dont les Etats sortiront de la crise aura des conséquences importantes. "Si les Etats-Unis et l'Europe s'en sortent avec des niveaux de dettes trop élevés, cela peut avoir, à terme, des conséquences sur les marchés de capitaux, provoquer une baisse des investissements, et plomber le marché de l'emploi", prend-t-il en exemple.
    • La Chine et l'Inde en pole position
    La Chine devrait débuter ce premier demi-siècle sur les chapeaux de roues. Sur la base des parités de pouvoir d'achat de 2005, l'étude précise que Pékin devrait dépasser cette année la zone euro en termes de contribution au PIB global. Avant de chiper la première place aux Etats-Unis "quelques années plus tard", voyant son poids dans le PIB mondial passer de 17% à 28%. Dans son sillage, l'Inde verrait sa contribution au PIB mondial passer de 7% à 18% en 2060, et dépasser à son tour le pays de l'Oncle Sam. Ainsi, si la Chine est championne en terme de croissance jusqu'en 2020 (avec une moyenne de 10%), Pékin voit sa progression du PIB se tasser jusqu'à 2,3% en 2030-2060. Or sur cette période, New Delhi affiche une moyenne de 6,7% au compteur.
    Pour expliquer le tassement de la croissance chinoise, Giuseppe Nicoletti évoque "le vieillissement de la population chinoise", y voyant-là "les conséquences de la politique de l'enfant unique". De son côté, il justifie le "rattrapage" indien par le fait que son économie part de très bas, citant des exemples "historiques", comme les dragons asiatiques ou l'Europe d'après-guerre.
    • Le moindre poids de la zone euro et des Etats-Unis
    A l'opposé, le Vieux Continent et les Etats-Unis, ne pèsent plus aussi lourd. Représentant respectivement 17% et 23% du PIB mondial aujourd'hui, la zone euro et Washington voient leurs participations chuter de 8 et 7 points.
    • Un quadruplement du PIB par habitant des pays les pauvres
    Conséquence du rattrapage des pays en développement, le PIB par habitant des économies actuellement les plus pauvres "aura plus que quadruplé", souligne l'OCDE. Il sera même multiplié par sept pour la Chine et l'Inde Tandis que celui des économies les plus riches "se contentera de doubler". Toutefois, le classement des pays en fonction du PIB par habitant ne devrait pas bouger. "Certes, les écarts de productivité et de qualification de la main d'oeuvre se réduisent, mais les différences qui subsistent sont encore pour une bonne part à l'origine des écarts de niveau de vie observés en 2060", souligne l'étude.

  • Arrêtez avec le « je me battrai pour vous » de Voltaire !

    Par Zineb Dryef | Rue89 | 14/04/2011

    Deux fois en quelques heures ! D’abord, un éditeur qui invoque son esprit « voltairien » pour justifier la publication d’un livre d’Eric Zemmour. Ensuite, un faux Carl Lang (ex-Front national) qui flatte Pierre Haski sur Twitter pour obtenir la publication d’une tribune sur Rue89 : « On vous dit voltairien », sous-entendu « vous connaissez comme moi la fameuse phrase ».

    Mais Voltaire n’a jamais écrit « je ne suis pas d’accord avec ce que vous dites, mais je me battrai jusqu’au bout pour que vous puissiez le dire » ! Il ne l’a même jamais dit. A l’origine de cette formule, une Britannique, Evelyn Beatrice Hall qui, dans un ouvrage consacré à Voltaire en 1906, lui attribue le célèbre « I disapprove of what you say, but I will defend to the death your right to say it ».

    Dans un documentaire de la TSR retraçant l’histoire de cette phrase, Charles Wirz, le conservateur du musée Voltaire de Genève, confirme que le philosophe n’a jamais rien dit de tel et présente même l’aveu d’Evelyn Beatrice Hall : « Je ne suis pas d’accord avec vous […] est ma propre expression et n’aurait pas dû être mise entre guillemets. »

    Dans son « The Friends of Voltaire », Evelyne Beatrice Hall a tenté ainsi de résumer la pensée de Voltaire, notamment au moment de sa prise de position dans l’affaire Helvétius, l’un des philosophes qui contribua à L’Encyclopédie.

    Son livre, « De l’Esprit », irrite profondément Voltaire – il qualifie le texte de « fatras d’Helvétius » dans une lettre à de Brosses du 23 septembre 1758, citée par Gerhardt Stenger mais lui apporte son soutien face aux attaques virulentes dont il est victime après la parution de son ouvrage.

    Dans ce contexte, la phrase prêtée à Voltaire ne paraît pas dépasser sa pensée. Pourtant, plusieurs amoureux de l’écrivain s’émeuvent de l’utilisation qui en est faite. On les comprend.

    Nietzsche « Au soleil » avec Jennifer

    « Je ne suis pas d’accord avec ce que vous dites, mais je me battrai jusqu’au bout pour que vous puissiez le dire » est devenu l’un des poncifs les plus irritants des dernières années. Peut-être autant que le « ce qui ne tue pas rend plus fort » de Nietzsche, nouvel hymne de Jenifer « ce qui ne me tue pas me rend forte » dans une chanson sur les bienfaits du soleil.
    Plus injuste encore, il est devenu l’arme de défense de tous ceux qui se croient censurés par les-médias-dominants-la-pensée-unique-le-politiquement-correct.

    Dans les années 2000, Thierry Ardisson l’a largement popularisé dans son émission « Tout le monde en parle » en le citant à tout bout de champ pour justifier la présence du moindre invité un peu controversé. Se proclamer voltairien est ainsi devenu synonyme de partisan de la liberté d’expression totale. On retrouve donc pêle-mêle Eric Zemmour, Robert Ménard, Dieudonné, etc.

    « Ce n’est pas du tout lui cette phrase »

    Voltaire, défenseur de la liberté d’expression illimitée ? Une supercherie, nous répond la Société Voltaire : « Ce n’est pas du tout lui cette phrase. Prenons le credo chrétien qu’il a toujours combattu. Ou les Jésuites. Il ne les aurait jamais défendus. »
    Plus fort, le cas Fréron. Ce journaliste parisien, responsable du journal L’Année littéraire, détesté de Voltaire, a eu droit à une pièce « Le Café ou l’Ecossaise » rédigée contre lui mais n’a jamais eu le moindre signe de soutien à chaque fois que son périodique a été censuré par… Lamoignon de Malesherbes, un ami de Voltaire.
    http://www.rue89.com/hoax/2011/04/14/arretez-avec-le-je-me-battrai-pour-vous-de-voltaire-199690

    • Album : CASBAH LUMIERE
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  • Cheikh El Hasnaoui

    Cheikh El Hasnaoui

  • L’immortel Cheikh El Hasnaoui

    Cheikh El Hasnaoui (1), de son nom kabyle Si Mouḥ N Amar U Mouḥ (2), est né, selon l'état civil, le 23 juillet 1910 sous le nom patronymique Mohammed KHELOUAT, au hameau de Taâzibt, un petit village de la région d'Ihesnawen (3). C'est, d'ailleurs, du nom de sa région natale qu'il en tirera son pseudonyme artistique qui était à l'origine : « Ben Ammar Hasnaoui », puis « Cheikh Amar El-Hasnaoui », avant de devenir « Cheikh El-Hasnaoui » plus tard. Quelques années après sa naissance, il perdit sa mère, LAÂZIB Sadïa (Bent Ahmed) elle-même originaire d'Alger de parents originaires de Biskra. Elle mourra des suites d'une maladie après avoir perdu ses deux jeunes enfants : Omar et Ali. Son père, Si Amar KHELOUAT (4), est absent du foyer, car enrôlé par l'Armée française durant la Première Guerre Mondiale. Démobilisé après une blessure, son père rentre au pays, il ira chercher à Alger le jeune Mohamed et le plaça dans une école coranique. Son apprentissage ne durera que quelques années, il en est sorti à l'âge de 12 ans. À Alger, il exercera plusieurs petits métiers tout en se « frottant » aux grands maîtres de la musique « chaâbi » comme El-Anka et Cheikh Nador. Ainsi, il assimila toutes les finesses de ce genre musical exigeant et s'affirme, bientôt, comme un artiste accompli, maître de son art et capable de l'exprimer aussi bien dans sa langue maternelle : « Taqbaylit », comme il le dit si bien, ainsi qu'en Arabe populaire (dialectal), l'autre langue qu'il vient d'acquérir et de perfectionner. Il animera pendant cette période bon nombre de soirées « qui seront pour lui l'occasion de se produire en public et de monnayer son talent ». Il vivra jusqu'en 1936, date de son dernier retour dans sa région natale, des allers-retours entre Tizi-Ouzou et Alger. La situation ambiante (sociale, intellectuelle,…) ne lui plaisant guère (5), il confia, un jour d'été, à Si Saïd U L'Hadi (6), un de ses amis d'enfance : « Cette fois, si je quitte le village, je serai comme une fourmi ailée. Là où me poseront mes ailes, j'y resterai. » (7) À Paris, le « Maître » s'impose comme un artiste phare, illuminant de toute sa classe la vie artistique du moment qui reste confinée aux seuls cafés, véritables microcosmes de la société kabyle. De tempérament solitaire, il fréquente très peu de gens, même pas les « grands noms » de la chanson kabyle de l'époque, mais il se lie d'amitié avec Fatma-Zohra (8), son mari Mouh-akli et Mohamed IGUERBOUCHENE avec lequel il collabore dans des émissions radiophoniques. Sa carrière connaît une parenthèse, durant la Seconde Guerre Mondiale, le temps d'accomplir en Allemagne, le Service du Travail Obligatoire. C'est pendant cette période qu'il fera connaissance de celle qui deviendra plus tard sa femme, il s'agit d'une jeune Française du nom de Denise Marguerite Denis qu'il épousera le 14 août 1948. Cherchant le calme, il quittera la région parisienne et la maison qu'il a construite de ses mains à Anthony pour s'installer à Nice (Rue de Belgique). En 1985 il quittera sa seconde demeure pour un voyage qui le mènera dans les Antilles, où il séjournera, seul, quelques mois avant de repartir vers Nice rejoindre sa femme. En 1988, il récidivera en mettant le cap sur l'île de la Réunion où il s'installera à Saint-Pierre, en compagnie de sa femme Denise, dans la même année. À des milliers de kilomètres des siens et de toute personne qui le connaît, Cheikh El Hasnaoui se construit son havre de paix. Il faudra attendre plus de 20 ans pour qu'un musicologue du nom de Mehenna MAHFOUFI retrouve enfin sa trace et lui rendra trois fois visite afin de s'entretenir avec lui. Le chanteur Abdelli et la chanteuse Behdja Rahal en feront de même et auront le privilège de rencontrer le Maître quelques années seulement avant qu'il ne s'éteigne le samedi 06 juillet 2002, à l'âge de 92 ans. Il sera inhumé, conformément à ses vœux, à Saint-Pierre de la Réunion où un jardin public porte aujourd'hui son nom, il y est indiqué : Cheikh El Hasnaoui, Maître de la chanson Kabyle : Taâzibt 1910 – Saint-Pierre 2002. Ainsi, il est parti le Maître, discrètement comme il a toujours vécu, Cheikh El-Hasnaoui, celui qui mérite plus qu'un autre la place de véritable classique de la chanson kabyle (et même algérienne), nous a laissés emportant avec lui tous ses secrets, que de questions demeurent posées : Ses choix de vie ? La rupture avec le pays ? Paroles de certains de ses textes ?
  • Les vaillantes tribus Hadjoutes étaient menées par un poète, Boutheldja …

    (Par Belkacem Rabah Mohamed Khaled) (...) Il n'existe malheureusement pas de statistiques précises sur le nombre des populations Hadjoutes, mais nous estimons, à partir de certaines données contenues dans le rapport du duc de Rovigo, «vingt-trois tribus Hadjoutes et douze mille cavaliers» ... Dix huit mille cavaliers selon d'autres sources, à un total de plus de quarante mille habitants pour l'ensemble de ces tribus et douars. A la bataille de Staouéli, les 4 et 5 juillet 1830 (Sidi-Ferruch), contre la pénétration des armées françaises et avant la proclamation de Abdelkader comme Emir, les contingents fournis par les tribus Hadjoutes (douze mille cavaliers Hadjoutes) ont combattu vaillamment parmi les cinquante mille hommes engagés dans la bataille. Le général Changarnier qui a eu à combattre les armées Hadjoutes, écrit à leur sujet (Mémoires), après les avoir qualifiés d'«habitants rebelles au joug de l'étranger», de « patriotes énergiques» ,«les Hadjoutes avaient pu mettre en campagne et entretenir, pendant plusieurs années, de mille à mille huit cents cavaliers très courageux, qui avaient accompli des choses dont les cavaliers les plus célèbres de l'Europe se seraient honorés... » De même, le duc d'Orléans n'eut pas manqué de rendre hommage au patriotisme de ces partisans : « ... Ces hardis partisans faisaient plus de mal aux Français que tout le reste des forces ennemies, de même que les Cosaques, dans les guerres de l'empire, contribuèrent plus que toutes les troupes régulières à détruire l'Armée française ... Les Hadjoutes empêchaient l'armée de dormir en la tenant sur un qui-vive perpétuel ... Cependant la mort d'un simple cavalier Hadjoute, Boutheldja le poète, tué dans un de ces engagements, fut une perte sensible pour la cause arabe ... Au milieu du mouvement de résurrection de ce peuple, qui renaissait du sang de ses braves enfants, Boutheldja fut le plus inspiré parce qu'il était le plus convaincu de tous les poètes. Ses chants lyriques, d'une douleur touchante et d'un farouche patriotisme, étaient devenus populaires parmi la jeunesse arabe. Le poète préféra rester en volontaire, au premier rang des Hadjoutes, et, simple soldat, comme Koerner, il mourut comme lui de la main d'un Français, en combattant pour une patrie que tous deux avaient rêvée grande, et qu'ils ne connurent que malheureuse. »
  • Tazir M’hamed Bacha. Ancien militant de la cause nationale, compagnon de Mohamed Belouizdad – «Qui se souvient des 3024 disparus de La Casbah ?»

    www.elwatan.com le 10.05.12

    L’Algérie s’est faite elle-même.
    «Le violence est infâme, son résultat est toujours incertain et nul ne peut agir justement quand il est poussé par la haine.» Antar Ibn Chadad
    Le hasard est parfois curieux. Il provoque les choses, soupire M’hamed qui pense que certains rendez-vous de l’histoire sont quelquefois étranges.A 18 ans, en 1944, il a été arrêté, torturé et jeté dans les caves de la préfecture d’Alger. Dix-huit ans après, en 1962, il est le patron de cette même préfecture d’Alger où il officie en tant que directeur de cabinet du regretté Nadir Kassab. Alors, il se rappelle des propos de son avocat d’autrefois, Maître Sansonneti et de sa flamboyante plaidoirie en déclarant : «Monsieur le président, depuis que je porte cette robe, je n’ai jamais eu peur de dire la vérité. Il y a quelque temps, sur ces mêmes bancs, j’ai défendu des socialistes, des communistes, des gaullistes. Ils sont actuellement au pouvoir. Il ne serait pas impossible que ces gens, que vous êtes en train de juger, seront un jour à la tête de ce pays.»
    Prémonitoires, les propos de l’avocat s’avérèrent justes, résume Tazir M’hamed Bacha, qui nous racontera les mille et une péripéties de sa vie mouvementée. De sa première militance au sein de la Jeunesse de Belcourt à la création de l’organisation spéciale dont il fut un témoin privilégié, à la solitude des prisons dont il a été un pensionnaire régulier, aux exactions innombrables de la soldatesque coloniale à l’origine notamment de la disparition de plus de 3000 Algériens à La Casbah, M’hamed raconte calmement cette étape douloureuse, car, dit-il : «Seuls peuvent juger la guerre ceux qui l’ont vécue dans leur âme et dans leur chair.»
    Comité de la jeunesse de Belcourt
    Mais M’hamed sait aussi faire la part des choses : «Le combat est la seule expérience où l’on peut éprouver un sentiment autentique de fraternité envers celui qui prend les mêmes risques que vous.» Et là, il met en avant les grands mérites de cet homme immense qu’a été Mohamed Belouizdad, brave parmi les braves, qui a été l’étincelle mais qui s’est éteint hélas très jeune, emporté par la maladie. Sur son lit de mort dans un sanatorium en France et alors que Ahmed Haddanou (El Caba) lui demandait s’il avait besoin de quelque chose qu’il pourrait lui rapporter, Belouizdad rétorqua : «Ce qui me manque malheureusement, tu ne peux pas me l’apporter. Ce dont j’ai besoin, c’est d’entendre El Adhan !»
    M’hamed parle de la guerre, mais aussi de paix. Celle qui fait cesser les fracas des canons et des bombes, mais aussi celle, beaucoup plus difficile à obtenir, qui doit se frayer un chemin dans le cœur de chacun. «Lors d’un voyage en France, j’ai pu lire un livre, prix Goncourt 2011, dont le titre L’art français de la guerre, d’Alexis Jenni. La lecture de certaines pages de cet ouvrage fut un choc pour moi. En effet, la liste des 3024 Algériens disparus lors de la bataille d’Alger en 1957 dont fait état l’auteur, je l’ai eue entre mes mains en août 1962 dans l’exercice de mes fonctions à la préfecture d’Alger. Cette liste reste une tache noire qu’il convient d’élucider», suggère-t-il.
    Tazir M’hamed Bacha est né le 2 janvier 1926 à Djendel (Aïn Defla). C’est en 1933 que son père, Mohamed Ben Mokhtar, vint s’installer à Cervantès avec sa famille. Il avait tourné le dos à sa vocation de fellah pour devenir petit commerçant à Belcourt près de son domicile.C’est dans ce quartier populeux que M’hamed Bacha grandit, fit ses études scolaires à l’école des Mûriers puis à Chazot, enfin au collège de Clauzel avec comme camarade de classe un certain Ali Haroun. Le débarquement des Américains en 1942 mit fin à cette aventure et M’hamed dut intégrer le monde du travail en exerçant en tant qu’auxiliaire aux PTT à la Grande-Poste.
    «On était jeunes. Les leaders politiques étaient pour la plupart emprisonnés. On ne devait pas rester les bras croisés. On a créé le Comité de la jeunesse de Belcourt avec Mohamed Belouizdad, Ali Mahsas, Ahmed El Caba, Moumdji…»
    Son militantisme lui valut d’être arrêté le 5 octobre 1944 chez lui, au 46 boulevard Cervantès. Il militait au PPA et distribuait l’Action algérienne, journal du parti. «C’est le commissaire Touron en personne qui procéda à mon arrestation. J’avais 18 ans et je venais de me marier. Ils m’ont amené dans les sous-sols de la préfecture d’Alger où les interrogatoires parraissaient interminables. Je suis resté 10 jours dans les caves avant d’être présenté devant un juge d’instruction militaire sous le chef d’inculpation ‘‘d’atteinte à la sécurité de l’Etat’’. C’est dans ces voûtes que j’ai connu Khider, Moali, Boulenouar, tous militants du PPA. Le 4 mai 1945, je suis déféré devant le tribunal militaire d’Alger.»
    Comme cela coïncidait avec les manifestations du 1er Mai 3 jours avant à Alger, les condamnations furent très sévères. 12 ans de prison et confiscation des biens. Il est envoyé à Lambese, mais retrouve sa liberté en avril 1946 après l’armistice. «Je reprends du service à Belcourt, où Belouizdad m’installe à la tête des Jeunes de Belcourt, c’est à ce titre que j’ai assisté au 1er Congrès du PPA entamé le 16 février 1947 à Bouzaréah et clôturé deux jours après à Belcourt à la limonaderie l’Africaine appartenant à un vieux militant du Parti, Melaine Mouloud. Lorsque, par hasard, nous nous trouvions parmi la foule de spectateurs du défilé militaire du 14 juillet que les Français organisaient chaque année pour célébrer la fin de la tyrannie chez eux, nous nous sentions secoués par le défi. Pourquoi ? Que représente pour nous cette cérémonie ? Pourquoi n’avons-nous pas nous aussi notre armée, notre drapeau ? Que devions-nous faire ? Les plus lucides répondaient : il faut nous organiser.
    De nombreuses idées germaient dans l’esprit des jeunes que nous étions. On était en pleine Deuxième Guerre mondiale. C’est ainsi que fut créé le Comité de la jeunesse de Belcourt, né tel un champignon sur un terrain fertilisé par la politique coloniale de la France qui s’acharnait depuis plus de cent ans par tous les moyens à soumettre notre peuple en lui fermant toute issue pour recouvrer sa dignité et sa fierté.» Les premiers membres fondateurs de ce comité : Mohamed Belouizdad, Ali Mahsas, M’hamed Yousfi, Hamouda et Tazir M’hamed. Le CJB fut intégré comme mouvement jeune du PPA.
    Belouizdad nous avait expliqué que c’était le seul parti vraiment nationaliste et révolutionnaire et dont le programme était clair, à savoir l’indépendance de l’Algérie et qui préconisait le seul et unique moyen d’atteindre ce but, à savoir l’action des masses populaires dont nous les jeunes devrions être l’avant-garde.»
    Belouizdad, un homme à part
    «A la tête du comité, Mohamed Belouizdad va déployer une intense activité et montrer un talent d’organisateur hors pair, qui le révéla rapidement aux instances supérieures du parti. La première grande décision du CJB fut la création d’un journal clandestin. Belouizdad lui donna le titre El Watan. C’était une modeste feuille tapée à la machine et reproduite en plusieurs exemplaires à l’aide de papier carbone. Entre militants, nous parlions souvent de Belouizdad toujours avec affection, respect et admiration.
    Mahsas l’appelait Saâd Zaghloul Bacha, en référence au leader arabe en lutte contre le protectorat anglais en Egypte et fondateur du parti Wafd dans les années vingt. Les discussions avec Mohamed étaient très enrichissantes pour nous. Il écoutait beaucoup et intervenait toujours en dernier. Par délicatesse, jamais il ne nous faisait sentir sa supériorité intellectuelle. Le plus instruit parmi nous à l’époque avait à peine le certificat d’études. Mohamed possédait déjà son brevet supérieur, l’équivalent du baccalauréat qu’il avait passé avec succès. La première fois que j’ai entendu parler de Karl Marx, c’était de la bouche de Mohamed, qui avait déjà lu le Capital.
    Dès 1947, Mohamed m’associa à la réception des armes. C’est ainsi qu’il me chargea de trouver des caches pour enfouir des armes provenant des restes des armées alliées. J’arrivais à dénicher deux endroits sûrs, le premier au pied de la falaise Cervantès, dans la maison du regretté militant Mohamed Meguerba. L’autre cache, dans une petite propriété à Bouzaréah appartenant à la famille d’un militant, le regretté Derkouche. J’avais connaissance d’une troisième cache qui avait été mise à la disposition de Belouizdad par Mohamed Saradouni, un vieux militant qui gérait un dépôt, à l’emplacement actuel de la station du téléphérique, près du cimetière de Sidi M’hamed. C’est au titre de responsable de la section des jeunes de Belcourt, une des plus importantes du pays, que j’ai eu le privilège d’assister au fameux congrès clandestin du PPA de 1947 au cours duquel fut décidée la création de l’OS qui devait préparer et entraîner les meilleurs militants en vue du déclenchement de l’action directe généralisée et le maintien de l’organisation clandestine politique PPA avec comme couverture légale le MTLD.
    Le congrès se déroula la première nuit dans une petite propriété appartenant à un militant de Bouzaréah où Messali était en résidence surveillée après son retour d’exil africain. Avant l’ouverture de la première séance par Messali, un des délégués de la Grande-Kabylie, Si Ouali, demanda la parole. Il tira son revolver caché sous sa ceinture, le posa sur la table et proposa la résolution suivante : ‘‘Tout participant à ce congrès national qui dévoilerait ne serait-ce qu’une partie des délibérations ou des noms de participants est condamné à mort.’’ Ce fut un moment de stupeur générale. On sentait déjà la mort planer sur nos têtes avant l’ouverture des débats. Messali lui-même resta muet, tellement la proposition de Si Ouali était inattendue.
    Plusieurs délégués condamnèrent cette proposition, le plus acharné fut le docteur Chawki Mostefaï qui parla des limites de la résistance humaine face à la torture, pratiquée systématiquement par la police coloniale, et surtout fit allusion à une découverte récente à cette date, le sérum de vérité, qui, administré à une personne, est susceptible de lui faire dire tout ce qu’elle sait malgré une volonté contraire. Tous les éléments développés laissèrent Si Ouali inébranlable. Il maintint sa proposition et demanda qu’on la soumette au vote. Le président du congrès, Messali, ne savait plus quoi faire. C’était le blocage total dans un silence impressionnant. On entendrait voler une mouche.
    C’est alors qu’on aperçut au fond de la salle une main se lever de quelqu’un qui demanda la parole pour la première fois. Le président lui fait signe qu’il peut parler : ‘‘Je propose, dit une voix claire avec une diction impeccable, qu’on remplace les mots ‘‘est condamné à mort’’ par ‘‘est passible de la peine de mort’’, ce fut un soulagement général. Mohamed Belouizdad venait par un intelligent et astucieux amendement de mettre fin au blocage qui paralysait le congrès avant même son ouverture. Messali, après un long regard de reconnaissance vers Mohamed mit aux voix la résolution amendée. Elle fut votée à l’unanimité y compris par Si Ouali.»
    Un laministe convaincu
    Le congrès s’acheva au lever du jour, après une longue intervention de Messali qui prononça la clôture de ces importantes assises d’où sortira l’Organisation spéciale dont la mise sur pied sera confiée à Mohamed Belouizdad. Il avait 24 ans, l’âge de l’Emir Abdelkader quand ce dernier reçut la Bayâ en 1832 afin d’organiser la lutte armée contre les Français. La jeunesse est l’âge de l’héroïsme, ce mot n’a jamais été aussi juste que dans le cas de la lutte du peuple algérien. Mais Messali écarta Debaghine et s’arrogea seul le droit de désigner la direction politique du parti. Depuis cette date et peut-être bien avant, les germes de la scission, qui allaient se produire quelques années plus tard entre centralistes et messalistes, étaient semés. Fort heureusement, le 1er Novembre est venu mettre fin à cet imbroglio.
    M’hamed milita à Alger avec Mokhtar Bouchafa notamment jusqu’à son arrestation le 1er mai 1957, «où des soldats sont venus à notre domicile pour arrêter mon père disparu jusqu’à ce jour. Alors que moi même je l’ai été par la DST. S’ensuivirent de longs séjours à Bouzarréah, Paul Cazelles, Beni Messous, Bossuet, jusqu’à la libération à la fin de l’année 1960». A l’indépendance, M’hamed est nommé chef de cabinet du préfet Kassab. «Au début, on a eu des problèmes avec les gens des frontières qui voulaient accaparer le siège de la wilaya pour en faire un ministère. Ils nous avaient menacés, et Dieu seul sait qu’à l’époque c’était la seule institution qui marchait.» Heureusement que dès la constitution du gouvernement en septembre 1962, le projet a été stoppé. M’hamed renoue avec ses premières amours, les PTT, puis s’occupe des affaires administratives à la présidence jusqu’en 1980 où il est nommé consul à Agades (Niger), puis au Kef (Tunisie). Il prend sa retraite en 1990.
    htahri@elwatan.com

  • La casbah de Dellys entre légende et réalité

    www.algerie-plus.com Par Khidr Omar | 05/05/2011 | 11:03 En dépit de la patine du temps et des séquelles irréversibles laissées par l'homme, la casbah de Dellys (80 km à l'est de Boumerdes) a su garder un cachet atypique, forgé par un passé glorieux auquel est associé une beauté naturelle exceptionnelle. Plus que tout ça, cette belle ville nichée à 400 mètres au-dessus du niveau de la mer, naturellement protégée contre les courants marins et les vents d'ouest par un long promontoire, connu sous le nom de cap Bengut, au-dessous duquel se love un vieux port turc, est traversée par la RN24 sur toute sa longueur, s'étirant depuis Takdempt, à l'ouest, jusqu'à la nouvelle ville, à l'est de l'oued Oubay. Au coeur de ce long boulevard, se situe la vieille ville, communément appelée la casbah de Dellys, qui était considérée jusqu'à un passé récent, comme le pouls de la ville. Aujourd'hui, ses échoppes, dont beaucoup sont désertées par leurs propriétaires, laissent apparaître des plaies béantes, dues aux aléas du temps, mais principalement au séisme de mai 2003, qui avait durement ébranlé ses vieilles constructions et fait disparaître du coup des pans entiers de la mémoire matérielle et immatérielle. Il n'en demeure pas moins que le visiteur à Dellys est irrésistiblement happé par la multitude de vestiges historiques encore visibles dans les dédales de sa casbah et de ses ruelles, où ont été recensées quelque 200 vieilles bâtisses datant de l'époque ottomane. Le vieux port, le phare de cap Bengut, la vieille mosquée du centre ville, l'école coranique Sidi Amar, le tombeau de Sidi el Harfi et le mur d'enceinte ceinturant cette cité sur plus de 2000 mètres, constituent notamment autant d'attractions sur lesquelles peuvent se fixer encore de nos jours les yeux des visiteurs avertis. Une cité en proie à toutes les convoitises Mais c'est surtout l'histoire glorieuse, à la limite de la légende, de la ville de Dellys, qui fait la fierté de ses habitants, à l'instar de Ami Rabah Edelssy (70 ans) qui considère que la « position géographique de cette ville est à l'origine des différentes convoitises et civilisations qui se sont succédées dans la région». Parfois, l'on peut ainsi surprendre des Déllyssiens nostalgiques, assis sur un rocher dans la quiétude du cap Bingut ou sur un banc de la place dite de la guinguette, mais dont il ne reste aujourd »hui que le nom, en train de suivre le passage des navires, voguant vers de lointains ports, ou simplement contempler la grande bleue, s'imaginant voir accoster sur les rivages de la région les navires des corsaires et autres envahisseurs. C'est ce riche passé que les habitants de Dellys tentent aujourd'hui de préserver coûte que coûte en exhortant les autorités concernées à manifester davantage d'intérêt pour le patrimoine de leur ville et pour tous ses vestige et patrimoine, dont de vieux manuscrits détenus par plusieurs citoyens Ils désirent, à cet effet, pouvoir les réunir dans un musée digne de la renommée de cette cité. Selon les historiens, l'édification de la vieille Casbah de Dellys remonte à l'époque ottomane, qui la baptisèrent « Tiddiles ». Elle était alors constituée d'un ensemble de constructions bien agencées et divisées par des rues et ruelles, possédant toutes les commodités de vie nécessaires sur une surface globale de 1200 ha. Selon le président de l'APC, c'est par souci de préservation et de protection du riche patrimoine renfermé par cette ville historique, que la tutelle a élaboré à partir de 2007 un « Plan permanent pour la protection et la restauration de la Casbah de Dellys ». La première étape de ce plan, a été réceptionnée fin 2009, avant son exécution qui consista, selon la même source, en la réalisation de « travaux d'urgence » axés sur la « restauration de sites sensibles » du patrimoine matériel. La seconde phase de ce plan, également réalisée début 2010, a consisté en la réalisation d' »études historiques et typologiques » sur le même site, tandis que la 3ème étape, attendue vers fin 2011, portera sur l'élaboration d'une mouture finale de ce même plan. Selon une étude historique réalisée par des chercheurs universitaires de Boumerdes, à l'occasion de la célébration du mois du patrimoine, le « rôle de Dellys en tant que grande cité est historiquement affirmé » grâce à sa « position stratégique sur la mer méditerranée, son sol fertile et sa proximité des cours d'eau « . De nombreuses civilisations se sont succédées sur cette cité maritime, à l'image, de la civilisation numide qui lui donna le nom « Thadlest ». Par la suite les Romains la baptisèrent à leur tour « Rusucurus », avant de devenir une importante ville de la Mauritanie césarienne. Les Phéniciens s'en emparèrent ultérieurement pour y fonder un grand comptoir commercial et une route vers la ville de Bejaia. Elle connut également le passage des Vandales et des Byzantins. Le passage de la ville de Dellys à la civilisation musulmane remonte au 16ème siècle, selon des documents historiques, qui font état de son rattachement successivement aux règnes des Fatimide, des Hamadite, des Mourabitoune et des Hafside. Après une courte période sous la coupe des Espagnols, cette cité antique connut son « âge d'or » grâce aux frères Aroudj et Kheireddine qui la délivrèrent et l'annexèrent à l'Etat ottoman. Le colonialisme français qui y entra en 1844, en fit une base militaire pour étendre son hégémonie sur toute la Kabylie. L'histoire de cette ville a été immortalisée par plusieurs historiens qui célébrèrent sa beauté au fil du temps, à l'image d'El Idrissi(21e siècle) qui en a fait l'éloge dans son célèbre « Nouzhate El Mochtake » (le plaisir du passionné), Al Hamiri (15e siècle) « Al Raoudh Al Miitar » ( les jardins parfumés), Hosseine Al Ourtilani (18 e) « Nouzhate Al Andhar » (le plaisir des yeux), ou encore par les recueils de l'officier français Carette et de l'allemand Heinrich Von Maltessen (19eme siècle).

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Posté par mouradpreure le 30 mars 2010

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L’ouvrage « FRANCE – ALGERIE – Le grand malentendu »

est désormais publié en Algérie et diffusé dans les librairies d’Alger, Oran et Bejaia, Tizi Ouzou, Tlemcen et de nombreuses Wilayate par EMERGY Editions - Son prix public est 1 300 dinars

Ceux qui souhaiteraient se procurer le livre et n’arrivent pas à le trouver en librairie peuvent nous joindre sur l’adresse mail d’EMERGY : emergydz@ymail.com ou se présenter dans les locaux du Cabinet EMERGY: 33 Bd Mohamed V – Alger

Bienvenue sur mon Blog dans FORUM D'ALGER EMERGY P121107-01

Le 18 mars 1962, les accords d’Évian mettent fin aux « événements d’Algérie » et conduisent, le 5 juillet, à l’indépendance d’une nouvelle nation. Un demi-siècle a passé : cinquante ans de réflexion, d’émotions et de malentendus entre deux pays passionnément liés par l’Histoire. Le temps du bilan et de la mémoire, mais surtout du dialogue et de l’amitié entre les deux rives de la Méditerranée.

Deux enfants d’Algérie, un fils de pied-noir et un musulman fils de moudjahid, un économiste et un spécialiste de géostratégie, engagent un dialogue sans tabou ni nostalgie, croisent leurs souvenirs et leurs points de vue. Au-delà des controverses encore vives sur le bilan de cent trente ans de présence française, les déchirements d’une guerre qui ne voulait pas dire son nom ou encore l’accueil indigne réservé aux rapatriés, ils évoquent la terre de leur jeunesse, l’importance du lien franco-algérien et le devenir de ces deux pays au sein de l’« Euroméditerranée ». Sans laisser de côté des sujets aussi cruciaux que le terrorisme, l’immigration ou la place de l’islam.

À rebours des idées reçues, ils montrent que l’Algérie et la France ont une trajectoire commune à dessiner et esquissent les contours de ce partenariat.

Jean-Louis Levet, économiste et essayiste né à Sétif en 1955, est conseiller du commissaire général à l’Investissement. Il est l’auteur, notamment, de L’Intelligence économique et de Pas d’avenir sans industrie (Economica, 2001 et 2006).

Mourad Preure, né en 1952 dans la Casbah d’Alger, a été à la tête de la stratégie de la Sonatrach, le principal groupe énergétique et industriel algérien. Il enseigne la stratégie et la prospective et préside le Cabinet EMERGY International Strategic Consulting, spécialisé dans le Conseil en Stratégie et Études énergétiques.

Jean-Louis Levet – Mourad Preure

France, Algérie

le grand malentendu

Les Éditions de l’Archipel


336 pages – 21 €                                                  En librairie le 8 février 2012


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Il y a 58 ans,les clameurs de Belcourt resonnaient à Manhattan… « Le 11 décembre 1960 a été un formidable détonateur » Ahmed Haddanou dit Ahmed El Caba, ancien militant de la cause nationale. Par Hamid Tahri

Posté par mouradpreure le 10 décembre 2018

Il y a 58 ans,les clameurs de Belcourt resonnaient à Manhattan... « Le 11 décembre 1960 a été un formidable détonateur »  Ahmed Haddanou dit Ahmed El Caba, ancien militant de la cause nationale. Par Hamid Tahri dans ALGERIE HISTOIRE SOCIETE

« La politique est l’art d’empêcher les gens de se mêler de ce qui les regarde. » Paul Valery 
Le héros n’est pas celui qui se précipite dans une belle mort, c’est celui qui se compose une belle vie…

Quand on passe un moment en sa compagnie, on comprend pourquoi il n’aime pas trop se livrer et s’afficher, préférant l’ombre à la lumière. Modeste et discret, il n’est pas du genre à se mettre sous les feux de la rampe, préférant la lumière qui éclaire à celle qui éblouit. Derrière ses lunettes, le regard sévère est d’une pétillante acuité. A 83 ans, l’intelligence tout en élégance, fidèle à ses valeurs, Ahmed El Caba, de son nom Haddanou Ahmed, ouvre de bonne grâce son album de souvenirs. Il nous ouvre son cœur et le café qu’il gère en plein quartier de Belouizdad. « Les employés sont partis fêter l’Aïd chez eux. Je ne pouvais les retenir », commente-t-il résigné. Ahmed incarne une époque dont on hume déjà la fin. « C’est peut-être le moment d’écrire l’histoire avec le témoignage de ceux qui l’ont vécue, sinon ce sera trop tard », lâche-t-il. Il aura vécu tout le bruit, toute la fureur de ce pays en annonçant fièrement qu’il a commencé à militer très jeune au début des années 1940. Incapable d’oubli, c’est assurément la culture de l’oubli et les occultations qui l’horrifient. Ahmed El Caba ? Lire la suite… »

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Sommet de l’OPEP : l’Arabie saoudite entre le marteau et l’enclume après la sortie du Qatar

Posté par mouradpreure le 9 décembre 2018

L’annonce surprise de Doha a mis le royaume, déjà sous pression, dans une position délicate alors que ce dernier aspire à réduire la production de pétrole

Sommet de l’OPEP : l’Arabie saoudite entre le marteau et l’enclume après la sortie du Qatar dans ENERGIE, PETROLE, GAZ SaudiRussia.AFP__0_0

L’Arabie saoudite était déjà en train de préparer un ensemble de pressions économiques et diplomatiques avant la réunion de ce jeudi de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP). À présent, la décision surprise du Qatar de quitter l’OPEP a remis en question une réunion clé pour le royaume.

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Sid Ali Abdelhamid. 96 ans, ancien membre du BP du PPA/MTLD, doyen du mouvement national -Et si le PPA n’avait pas existé ?

Posté par mouradpreure le 8 décembre 2018

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Toujours égal à lui-même. Disponible et avenant. Il a gardé l’humilité de ses origines modestes et la fertilité d’une mémoire prodigieuse. Animé du sentiment nationaliste très jeune, dès le milieu des années 1930, Sid Ali ne tardera pas à se frotter à la politique dont il mesurera les subtilités et les turpitudes au PPA, dont il deviendra l’un des piliers.

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Les sept vies de Rabah «l’Américain» – Rabah Selhani. Aventurier, engagé dans l’armée américaine, gangster, maquisard, chef anti-terroriste

Posté par mouradpreure le 7 décembre 2018

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«Lorsque nous serons tous coupables, ce sera la démocratie véritable.» 
Albert Camus

Il a été aventurier, engagé dans l’armée américaine, maquisard, instructeur et chef anti-terroriste.Du haut de ses 88 ans, Rabah égrène les moments forts de sa vie presque naturellement, sans en rajouter ni en tirer la moindre gloriole. L’homme est comme ça, vif et spontané, un homme ordinaire qui a vécu des histoires extraordinaires, rocambolesques, pleines de rebondissements. Lorsque nous allons à sa rencontre dans sa modeste demeure reconnaissable à l’emblème national qui flotte aux quatre vents sur la terrasse, l’homme, de taille modeste,  nous reçoit avec une élégante courtoisie, précisant que sa porte a toujours été ouverte à ceux qui le sollicitent.

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Quelques réflexions sur les compagnies pétrolières nationales comme levier de la puissance des Etats producteurs…

Posté par mouradpreure le 7 décembre 2018

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Je voudrais répondre à trois questions qui m’ont été posées par un ami sur Facebooki.

Première question. J’estime qu’il faut opérer un renversement de perspective stratégique et viser à s’imposer comme un acteur énergétique et non plus une source exportatrice d’hydrocarbures. Un acteur énergétique est représenté par des compagnies énergétiques, en l’espèce sa compagnie pétrolière nationale essentiellement, elle même articulée à la production et aux producteurs de savoir nationaux (qu’ils exercent en Algérie ou à l’étranger). Cette articulation lui permet, par sa maitrise des technologies, y compris de la fonction de grand donneur d’ordres aux sociétés de services auxquelles elle sous-traite une partie de ses activités) mais aussi et surtout par son pouvoir innovant, de renforcer sa position concurrentielle, internationaliser ses activités et s’imposer parmi les acteurs qui opèrent dans les grandes transformatoins structurelles à l’oeuvre dans cette industrie dans le monde et où le progrès technique joue un grand rôle. En même temps, ces acteurs modèlent les rapports de force de demain.

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Mourad Preure. Expert pétrolier international, président du cabinet EMERGY : «Un consensus autour de la défense d’un prix entre 70-80 dollars est probable»

Posté par mouradpreure le 6 décembre 2018

 

-La réunion des pays membres de l’OPEP -et de leurs partenaires dont la Russie- va t- elle à votre avis déboucher sur  une décision en faveur d’une réduction de la production ? 

Il faut mettre en perspective la prochaine réunion de l’OPEC en prenant pour référence le choc baissier de 2014, la réunion de novembre où l’OPEC, sous l’instigation de l’Arabie Saoudite, a rompu avec la ligne de défense des prix pour adopter une ligne de défense des parts de marché en déclenchant une guerre des prix pour amoindrir la part de marché de schistes américains. Il faut savoir, qu’à cette date, le marché avait un excédent de 2 millions de barils jours (Mbj) dû aussi à la surproduction de l’OPEC et à une baisse de la demande consécutive à la crise économique. Le consensus d’Alger de septembre 2016 a pris acte des dégâts opérés par cette guerre des prix autant sur les pays producteurs que sur l’industrie pétrolière en général. Les plus éminents pays producteurs, l’Arabie Saoudite et la Russie vivent une sévère crise économique dûe à l’affaissement de leurs recettes pétrolières, l’industrie pétrolière a perdu 1 000 milliards de dollars d’investissements qui affecteront durement l’offre future.

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Une grande détresse, les harragas…

Posté par mouradpreure le 5 décembre 2018

J’ai le coeur brisé par tous ces jeunes Harragas qui partent, fuyant le désespoir, qui n’arriveront jamais à destination, qui sont claustraphobes dans un pays faisant quatre fois la France… qui choisissent le risque très fort de mourir en mer plutôt que continuer à vivre dans leur pays…
Ces jeunes nous interpellent, interpellent notre conscience, interpellent ce qui a été le combat de toute une vie pour moi, pour nous…L’image contient peut-être : 8 personnes, personnes souriantes, personnes assises, océan, eau et plein air
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HOMMAGE / TAHAR DJAOUT : « La famille qui avance et la famille qui recule » par Lazhari Labter

Posté par mouradpreure le 5 décembre 2018

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Dans l’appartement sombre et mal éclairé à la lumière électrique qui sert de siège à l’hebdomadaire Ruptures, situé au 6, rue du 19-Mai, à deux pas de la faculté centrale d’Alger et à quelques centaines de mètres du lieu où la déclaration des soixante-dix journalistes avait été adoptée, il y a près de cinq ans, derrière son bureau, concentré sur le moindre mot, Tahar Djaout, écrivain connu et directeur de la rédaction,relit pour la dernière fois sa chronique où, avec une pointe d’ironie, il dit à propos du dialogue que le pouvoir s’apprête à mener avec les partis de l’opposition :

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Quand on fait dire à Voltaire ce qu’il n’a jamais dit… Arrêtez avec le « je me battrai pour vous » de Voltaire !

Posté par mouradpreure le 4 décembre 2018

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Pour justifier leur soutien aux criminels intégristes beaucoup d’intellectuels bien-pensants de l’héxagone se reféraient à Voltaire et anonnaient à qui mieux mieux : « Le ne suis pas d’accord avec vous mais je donnerai ma vie pour que vous vous exprimiez » Quelle mystification ! Lire la suite… »

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Mourad Preure, expert pétrolier international à REPORTERS : «Alger peut convaincre l’Arabie saoudite de ne pas déséquilibrer le marché pétrolier par des décisions inconsidérées»

Posté par mouradpreure le 3 décembre 2018

Mourad Preure, expert pétrolier international : «Alger peut convaincre l’Arabie saoudite de ne pas déséquilibrer le marché pétrolier par des décisions inconsidérées»

Reporters : Le marché pétrolier dérape à nouveau sous le poids d’une offre abondante et une demande mondiale plutôt léthargique. Peut-on dire que le marché est rattrapé par ses vieux démons d’avant juin 2014 ? Ne faut-il pas craindre une rechute durable des cours du brut ?

Mourad Preure : Il faut comprendre que le marché pétrolier est psychologique. Ils est porté par les anticipations des traders qui tirent profit de la volatilité. Ils vendent quand le prix est élevé et achètent quand il s’oriente à la baisse. Les déterminants du prix du pétrole sont : les fondamentaux (offre, demande, stocks), les facteurs géopolitiques, la spéculation comme indiqué plus haut qui amplifie les tendances baissière ou haussière. Le cours du dollar, monnaie du pétrole a une corrélation inverse avec les prix pétroliers. C’est une variable exogène. Si le dollar est fort, comme aujourd’hui, le prix tend à baisser, si le dollar est faible, le prix augmente. La question est : le marché est-il surapprovisionné, ce qui explique son orientation baissière depuis les pics d’octobre. La réponse est oui. Mais cette réponse n’est pas suffisante pour comprendre son orientation à court-moyen terme. Ce qui se passe aujourd’hui c’est que nous avons près de 1.5 à 2 millions de barils jours (Mbj) en trop. Les stocks américains ont augmenté plus que prévu. Encouragée par la hausse des prix, mais aussi par les injonctions du président Trump, la production américaine a atteint le niveau de 11.7 Mbj, si on ajoute les liquides de gaz naturels nous sommes à 16 Mbj, et si on ajoute les biocarburants on est à 18 Mbj. D’un autre côté, l’Arabie saoudite et la Russie avec respectivement près de 11 Mbj et 11.6 Mbj achèvent d’inonder le marché. Dans ce contexte, où la demande poursuit sa croissance moyenne de 1.4 Mbj, les opérateurs du marché sont déroutés par les déclarations contradictoires du président Trump. L’embargo contre l’Iran, supposé strict, a admis une clause d’exception pour huit importants pays, dont la Chine (40% des exportations iraniennes) et l’Inde. En même temps la guerre commerciale engagée par le président américain contre la Chine, l’Europe communautaire, voire même son allié et voisin, le Canada, présage d’une récession dans l’économie mondiale. Tout ceci déroute les marchés. Et il est naturel que les opérateurs vendent leurs positions, ce qui tire les prix vers le bas. Mais, je le répète, cela n’est pas révélateur des tendances lourdes du marché. La question qui se pose, dans ce marché psychologique : est-ce que les opérateurs n’ont pas exagéré dans leurs ventes ? Je pense que oui, car cette baisse de 22% en deux mois me semble excessive et non justifiée par la situation du marché et la réalité de l’industrie pétrolière qui est en souffrance du fait de la chute des investissements consécutive à la baisse des prix depuis 2014.
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L’extermination de l’intelligentsia algérienne (1993-1998) – Sur le massacre des intellectuels par les islamistes armés

Posté par mouradpreure le 3 décembre 2018

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On peut considérer par convention que la guérilla des islamistes algériens commence effectivement le 13 février 1992, date de l’attentat de la rue Bouzrina (Casbah, Alger), qui a coûté la vie à six policiers, attirés dans une embuscade. C’est exactement une année et un mois plus tard, soit le 14 mars 1993, que tombe le premier intellectuel (Hafid Sanhadri, cadre du ministère de l’emploi) sous les balles assassines des fondamentalistes armés. Et depuis, les meurtres d’artistes et d’intellectuels se poursuivent jusqu’en 1998, parfois au rythme de plusieurs par mois. C’est ce qui indique l’existence d’un plan préétabli, avec des listes attestées d’intellectuels à abattre, triés en raison de leur disposition critique face à l’idéologie islamiste…
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En 2013 le Pr Chitour publiait cet article: « Il ya 40 ans pour ses idées Salvador Allende mourait les armes à la main »

Posté par mouradpreure le 3 décembre 2018

Pourquoi Allende reste-t-il un symbole de lutte y compris pour les jeunes générations?
Pourquoi Allende reste-t-il un symbole de lutte y compris pour les jeunes générations?

«Vous aurez au moins le souvenir d’un homme digne qui fut loyal avec la patrie. Le peuple doit se défendre et non pas se sacrifier, il ne doit pas se laisser exterminer et humilier. Allez de l’avant, sachant que bientôt s’ouvriront de grandes avenues où passera l’homme libre pour construire une société meilleure.» Les dernières paroles d’Allende avant l’assaut de la Moneida

Il y a quarante ans mourait les armes à la main Salvador Allende président démocratiquement élu du Chili.

Le 4 septembre 1970, Salvador Allende devient président du Chili avec une campagne autour du thème des nationalisations et de l’indépendance du pays vis-à-vis du capital étranger. Le coup d’État du 11 septembre 1973 mené par Augusto Pinochet met fin à son mandat par la force en renversant son gouvernement pour instaurer une dictature militaire. Le général Augusto Ugarte Pinochet, aurait déclaré: «Allende a gagné. C’est un communiste. Le pays s’est fourré dans un sale pétrin.»

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Quelles sont les qualités d’un bon stratège ?

Posté par mouradpreure le 3 décembre 2018

Quelles sont les qualités d’un bon stratège ? dans STRATEGIE, INTELLIGENCE ECONOMIQUE

La question à un million de dollars!

C’est une question à laquelle je suis invariablement amené à répondre, que ce soit dans le cadre de mes cours à HEC Montréal ou des formations que je donne, toujours pour cette institution. Et la réponse à cette interrogation ne vient pas facilement, tant les éléments qui contribuent à l’exercice efficace du métier de stratège en entreprise sont nombreux. Mais qu’à cela ne tienne, j’ai tenté le coup et couché sur papier cinq caractéristiques qui m’apparaissent essentielles à la présence d’une véritable pensée stratégique. À vous de confirmer ou d’infirmer mes intuitions!

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Nizar Kabbani: Ne vous en déplaise

Posté par mouradpreure le 2 décembre 2018

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Ne vous en déplaise, 

J’entends éduquer mes enfants à ma manière; sans égard pour vos lubies ou vos états d’âme… 
Ne vous en déplaise 
J’apprendrai à mes enfants que la religion appartient à Dieu et non aux théologiens, aux Cheikhs ou aux êtres humains. 
Ne vous en déplaise 
J’apprendrai à ma petite que la religion c’est l’éthique, l’éducation et le respect d’autrui, la courtoisie, la responsabilité et la sincérité, avant de lui dire de quel pied rentrer aux toilettes ou avec quelle main manger. 
Sauf votre respect, 
J’apprendrai à ma fille que Dieu est amour, qu’elle peut s’adresser à lui sans intermédiaire, le questionner à satiété, lui demander ce qu’elle souhaite, loin de toute directive ou contrainte. 
Sauf votre respect, 
Je ne parlerai pas du châtiment de la tombe à mes enfants qui ne savent pas encore ce qu’est la mort. 
Sauf votre respect, 
J’enseignerai à ma fille les fondements de la religion, sa morale, son éthique et ses règles de bonne conduite avant de lui imposer un quelconque voile. 
Ne vous en déplaise, 
J’enseignerai à mon jeune fils que faire du mal à autrui ou le mépriser pour sa nationalité, sa couleur de peau ou sa religion est un grand pêché honni de Dieu. 
Ne vous en déplaise, 
Je dirais à ma fille que réviser ses leçons et s’investir dans son éducation est plus utile et plus important aux yeux d’Allah que d’apprendre par cœur des versets du Coran sans en comprendre le sens. 
Ne vous en déplaise, 
j’apprendrai à mon fils que prendre le prophète comme modèle commence par adopter son sens de l’honnêteté, de la droiture et de l’équité, avant d’imiter la coupe de sa barbe ou la taille de ses vêtements. 
Sauf votre respect, 
je rassurerai ma fille que son amie chrétienne n’est pas une mécréante, et qu’elle cesse de pleurer de crainte que celle-ci n’aille en enfer. 
Sauf votre respect, je dirai qu’Allah a interdit de tuer un être humain, et que celui qui tue injustement une personne, par son acte, tue l’humanité toute entière. 
Sauf votre respect, 
J’apprendrai à mes enfants qu’Allah est plus grand, plus juste et plus miséricordieux que tous les théologiens de la terre réunis, que ses critères de jugement différent de ceux des marchands de la foi, que ses verdicts sont autrement plus cléments et miséricordieux. 
Sauf votre respect …

Nizar Kabbani

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Depuis Zyriab le maitre de la musique andalouse jusqu’au Chaâbi…

Posté par mouradpreure le 2 décembre 2018

Zyriab, musicien de génie, s’exila de Baghdad vers Cordoue en Andalousie au IXème siècle. Il introduit le Zadjal qui donna ensuite naissance au Flamenco. Il composa 24 Noubate (singulier Nouba) correspondant à chaque heure du jour et de la nuit. Il en subsiste seulement 11 Noubate relativement intactes. La Nouba comprend sept mouvements, la Touchia, l’Istikhbar, le Msadar, le Btayhi, le Dardj, l’Insiraf et l’Enkhlass, l’allegro. Chaque Nouba est exécuté sur un mode chromatique, un Teb3 (pluriel Tbou3). Les plus connus sont les tbou3 : Dhil, Mjenba, Raml Maya, Raml, Ghrib, Zidane, Rasd, Mazmoum, Sika (très proche du flamenco), Rasd Eddil, Arak, Hsine, Maya, Djarka, Moual.

Le Chaâbi, qui puise ses racines dans la musique andalouse, mais aussi dans le patrimoine Amazigh (à l’instar du Maitre Hadj El Anka, nombreux des maitres, enfants de la Casbah, sont originaires de Kabylie, de la région d’Azzefoun plus particulièrement. Mais la Casbah d’Alger n’était aussi que le creuset où s’est formé le génie algérien venant aussi bien d’Azzefoun que de Mostaghanem, Bejaïa, Blida, Cherchell et Médéa. Cela a donné ce patrimoine, le Chaâbi, typiquement algérien et qui incarne notre personnalité dans ce qu’elle a de fort, d’émouvant, de vulnérable. Le Chaâbi a surtout adopté les Tbou3 andalous de Zyriab Ghrib, Djarka, Zidane, Raml Maya, Sika, Mezmoum et Sihli. Ce dernier Teb3, le Sihli, est typiquement algérien, il emprunte au Sika ses couleurs et sa gaité et surajoute des touches de notre patrimoine Amazigh, nos traits, amour, pudeur, courage, fierté, douleur refoulée et espoir. Boudjemaa El Ankis, Mohamed El Badji, El Baz, ainsi que Amimeur affectionnaient beaucoup ce Teb3, ainsi que le Sika 

Nous avons ici la chance, dans cette vidéo, où Rachid Chafaa nous fait découvrir ces Tbou3 utilisés dans le Chaâbi.

Ceci est une modeste contribution pour éclairer nos amis qui aiment le Chaâbi et voudraient mieux le connaitre. J’invite au partage et à l’enrichissement par tous ceux qui sont plus connaisseurs que moi.

Avec mes amitiés

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L’ORIGINE DU PEUPLE BERBERE ET DE SA LANGUE

Posté par mouradpreure le 2 décembre 2018

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Introduction

La langue berbère est l’une des plus anciennes langues de l’humanité. Elle est, actuellement, parlée par les autochtones de ‘Afrique du Nord. M. Henn thole, diplômé de l’institut d’Ethnologie et de l’Ecole d’Anthropologie de l’université de Paris, écrit dans Son livre Les Touaregs du Hoqgar:

Malgré les invasions puniques, romaines, vandales, byzantines (ajoutons arabes), la langue libyenne ne semble pas avoir été altérée par las influences étrangères et n’a fait que retenir de chacune quelques termes qu’elle a adoptés. Dans Sa forme moderne. c’est-à-dire berbère. elle est encore parlée dans les oasis égyptiennes de Siouah et d’Augilia. à Sokna dans le Djebel Nefouza, à Djerba, dans l’Aurès, en Petite Kabylie, aux environs de Lalla Marnia. dans de nombreuses tribus au Maroc, en particulier chez les Chleuhs, dans certaines villes sahariennes comme Ghadamès. Glot, Ouargla, au MZab, dans quelques oasis de la Saoura et, enfin, chez les Touaregs.
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Les vaillantes tribus Hadjoutes qui avaient combattu aux cotés de l’Emir étaient menées par un poète, Boutheldja…

Posté par mouradpreure le 30 novembre 2018

 

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Il n’existe malheureusement pas de statistiques précises sur le nombre des populations Hadjoutes, mais nous estimons, à partir de certaines données contenues dans le rapport du duc de Rovigo, «vingt-trois tribus Hadjoutes et douze mille cavaliers» … Dix huit mille cavaliers selon d’autres sources, à un total de plus de quarante mille habitants pour l’ensemble de ces tribus et douars.

A la bataille de Staouéli, les 4 et 5 juillet 1830 (Sidi-Ferruch), contre la pénétration des armées françaises et avant la proclamation de Abdelkader comme Emir, les contingents fournis par les tribus Hadjoutes (douze mille cavaliers Hadjoutes) ont combattu vaillamment parmi les cinquante mille hommes engagés dans la bataille.

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Les guillotinés de la guerre de libération. Allah yerham echouhada

Posté par mouradpreure le 30 novembre 2018

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Dès la « colonisation », les Français ont introduit au Maghreb, en Algérie principalement, leur Justice et leur méthode de châtiment : la Veuve. L’objet est très vite devenu un sujet d’horreur absolue, car si la guillotine a été souvent employée pour châtier des criminels de droit commun, elle l’a également été bien trop souvent pour exécuter des condamnés politiques : certains avaient du sang sur les mains, d’autres non.

Désormais la guillotine d’Algérie, modèle original de Berger 1868, est en exposition dans un musée d’Alger, symbole d’une douloureuse politique colonialiste.

Notez bien la mention « terroristes » désignant le Crime justifiant l’exécution, et parfois même la mention « indigènes » pour désigner les suppliciés…

 

Date

Heure

Lieu

Nom

Crime

Exécution

Condamnation

19 juin 1956

 

Alger

Ahmed Zahane et Adbelkader Ferradj

Première exécution des « terroristes » du FLN

 

 

03 juillet 1956

 

Oran

Laïb ben Mohammed

Terroriste. Attentat à la grenade devant un cinéma : 4 morts, 20 blessés.

 

 

07 août 1956

 

Constantine

Mahmed Belkhaïria

Terroriste. Déserteur, lança des grenades dans des établissements publics : une femme tuée, 13 blessés.

 

 

09 août 1956

 

Alger

Mohamed Tifrouine

Terroriste. Tua le gendarme Roch d’un coup de douk-douk dans la tête et vola son arme.

 

 

04 décembre 1956

 

Oran

Abdelkader Boumelik

Terroriste. Assassinat et tentatives d’assassinat.

 

 

13 décembre 1956

 

Constantine

Abdelhamid Nacerdine

Terroriste. Assassinat et tentative d’assassinat.

 

 

29 décembre 1956

 

Oran

Kaddour ben Rabah

Criminel de droit commun

 

 

02 janvier 1957

 

Constantine

Mohammed Saadia et Badbir Hadjadj

Terroristes.

 

 

24 janvier 1957

 

Constantine

Rabah Bouchaïba

Terroriste

 

 

02 février 1957

 

Constantine

Hamid Benmaliamed, Mérabet Mohamed, Laoubi Saïd, Zenfaya Hamouda

Terroristes.

 

 

07 février 1957

 

Oran

Ykhlef Benchetouf, Benttayed Mohamed, Gaoual Benhammar, Boucherika Ahmed et Kebdani Miloud

Terroristes

 

 

11 février 1957

 

Alger

Mohammed Ouennoui, Mohammed Lakhnèche et Fernard Iveton

Terroristes

 

 

13 février 1957

 

Constantine

Zaïdi Amor, Arif Fehrat, Layachi Mohamed et Boumlika Allous

 

 

 

14 février 1957

 

Oran

Ahmed Ammou

 

 

 

19 février 1957

 

Alger

Mohammed Mazica

 

 

 

21 février 1957

 

Constantine

Salah Boulkéroua et Mestak Mohammed

 

   

02 mars 1957

 

Constantine

Mared Belkacem et Choufi Mohamed

 

   

18 mars 1957

 

Constantine

Abdel Madjib, Djelbar Septi, Brahamia Rabah

 

   

19 mars 1957

 

Oran

Mohammed Resioni

 

   

08 avril 1957

 

Alger

Rabouche Saïd, Ames Manseri et Louni Areski

 

   

10 avril 1957

 

Oran

Harmou Mokhtar, Senouci Abdelkader et Zerouk Ghaouti

 

   

11 avril 1957

 

Constantine

Beddiar Fehrat

 

   

23 mai 1957

 

Alger

Boutrik Miloud et Azzouz Saïd

 

   

25 mai 1957

 

Oran

Mohamed Benbakhti

 

   

20 juin 1957

 

Alger

Saïd Touati, Bellanimi Mohand, Lakhal Boualem, Hamida Radi

Les poseurs de bombes du stade

   

22 juin 1957

 

Alger

Ferradj Makhlouf, Hahad Abderrazak ben Mohamed, Gacem Mohamed Seghir et Labdi Jafar ben Abdelkrim

Makhlouf, frère d’Abdelkader Makhlouf, exécuté le 19 juin 1956.

   

25 juin 1957

 

Oran

Saada Bendahmane et Kamel ben Aïssa

 

 

 

26 juin 1957

 

Constantine

Yousfi Abdemadjad

 

 

 

02 juillet 1957

 

Oran

Youssi Mohamed et Zenasni Ahmed

Terroristes

 

 

03 juillet 1957

 

Constantine

Fizi Mohamed Lakdar, Fizi Salah ben Amar, Fizi Mohammed ben Ali et Benchika Mostefa

Membres du FLN, massacrèrent trois enfants pieds-noirs le 03 mai 1956.

   

25 juillet 1957

 

Alger

Badèche ben Hamdi, Labdi Ali et Hasni Boualem

Badèche est accusé d’avoir, le 28 décembre 1956, tue le maire de Boufarik, Amedée Froger. Défendu par Me Gisèle Halimi.

11 avril 1957

 

27 juillet 1957

 

Oran

Yklef Belaïd et Hassan ben Ahmed

Terroristes

 

 

10 août 1957

 

Alger

Sidi Iklef et Laab Zayeb

Zayeb assassina un inspecteur

 

 

14 août 1957

 

Constantine

Deux indigènes

 

   

09 octobre 1957

 

Alger

3 membres du FLN

 

   

10 octobre 1957

 

Alger

3 membres du FLN

 

   

12 octobre 1957

 

Constantine

3 membres du FLN

 

   

12 novembre 1957

 

Alger

3 indigènes

 

 

 

13 novembre 1957

 

Alger

2 indigènes

 

 

 

14 novembre 1957

 

Constantine

Un indigène

 

 

 

07 décembre 1957

 

Constantine

Quatre indigènes

 

   

17 février 1958

 

Alger

Trois membres du FLN

 

   

18 février 1958

 

Alger

Trois membres du FLN

 

   

22 février 1958

 

Constantine

Azzi Areski, Gueroui Brahim, Bellout Brahim, Lachouri Rachid

 

Le troisième condamné se débattit tant qu’il tomba dans la corbeille, sur les corps des deux guillotinés précédents.

 

1958

 

Alger

Ferrhat Amar

 

   

24 avril 1958

 

Alger

Abderrhammane Taleb, Gharbi Saïd et Saad ben Belgacem

Taleb était le chimiste, qui fabriquait les bombes. Gharbi tua un gendarme et un jeune pied-noir, Belgacem tua le lieutenant Geoffroy et sa femme.

   

29 avril 1958

 

Constantine

Khaldi Brahim, Abaci Ahmed et Harrouche Saïd

 

   

30 avril 1958

 

Constantine

Hammadou Hocine, Bouchelaghem Mohamed et Bourras Tayeb

 

   

25 août 1958

 

Alger

Aoussi ben Mohamed et Aoussi Mohammed ben Bachir

Frères.

Derniere exécution de « terroristes » du FLN. L’adjoint et fils de l’exécuteur, Mr Fernand Meyssonnier, actionnera exceptionnellement le couperet.

07 septembre 1957

02 septembre 1958

 

Constantine

Hameur-Laïm Mohammed

Crime de droit commun

 

 

21 mai 1959

 

Oran

Bouzid Kaddour

Viol et meurtre

 

15 novembre 1958

12 août 1959

 

Oran

Ouïs Mostifa ould Habib

Viols et meurtres

Dernière utilisation de la guillotine en Algérie.

23 janvier 1959, 24 janvier 1959

 

 

 

 

 

 

 

Mai 1954 – Juin 1956 : 2 exécutions de « terroristes ».
Juin 1956 – Août 1958 : 141 « terroristes ».
Au total, entre novembre 1954 et janvier 1961, 222 Algériens furent exécutés en France et en Algérie. Après 1959, les condamnés à mort seront passés par les armes.

 

Extrait de ; Hier L’Algerie  on 27 décembre 2012

 

http://www.hierlalgerie.com/index.php/la-presse/articles/232-les-guillotines-de-l-afrique-du-nord-de-1843-a-1959

 

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Mon passage dans l’émission Questions d’Actu. de Nazim Aziri le 26 Novembre 2018. Thème: Le marché pétrolier

Posté par mouradpreure le 27 novembre 2018

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OPEP-non OPEP: Les enjeux de la réunion d’Alger du JMMC expliqués par un expert

Posté par mouradpreure le 25 septembre 2018

 OPEP-non OPEP: Les enjeux de la réunion d'Alger du JMMC expliqués par un expert

ALGER- L’expert pétrolier international et président du Cabinet Energy, Mourad Preure, explique dans un entretien à l’APS les enjeux de la 10ème réunion du Comité ministériel conjoint de suivi de l’accord OPEP-non OPEP (JMMC) qui aura lieu dimanche à Alger, ainsi que les perspectives du marché pétrolier.    

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