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    Naïvement enlacée à la mer, Alger si loin de son destin …

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  • A quoi ressemblera l’économie mondiale en 2060 ?

    www.latribune.fr Pierre Manière | 09/11/2012

    Dans une étude publiée vendredi, l'OCDE dresse le portrait de l'économie mondiale en 2060. Elle prévoit un grand chambardement de l'ordre établi. Comme attendu, la Chine deviendra la première économie de la planète. L'Inde, pour sa part, se classera deuxième, devant les Etats-Unis. New Delhi voit ainsi la part de sa contribution au PIB mondial progresser de 7% à 18% ! La zone euro, elle, verra son poids dégringoler de 17% à 9%.
    Sur le même sujet
    L'exercice apparaît pour le moins ambitieux. Dans une étude publiée vendredi, l'OCDE dévoile sa photographie de l'économie mondiale en... 2060 ! Et ses résultats font état d'un vrai chambardement de l'équilibre économique mondial.
    • Une croissance maussade de 3% par an en moyenne
    D'abord, l'OCDE parie sur un retour progressif aux fondamentaux économiques d'avant crise à horizon 2020. "Une fois liquidé l'héritage de la crise financière mondiale, le PIB global pourrait croître d'environ 3% par an au cours des 50 prochaines années", grâce à "l'amélioration de la productivité" couplée à "l'accumulation de capital humain", précise le rapport. Une croissance profondément inégale, les vieux pays industrialisés affichant des taux bien inférieurs aux pays émergents.
    Un bémol, de taille, concerne toutefois la manière dont la crise actuelle impactera les prochaines décennies. Chef de la division de l'analyse des politiques structurelles de l'OCDE, Giuseppe Nicoletti concède qu'"il y a beaucoup d'incertitude" sur la date de rétablissement de l'économie mondiale. De plus, il souligne que la manière dont les Etats sortiront de la crise aura des conséquences importantes. "Si les Etats-Unis et l'Europe s'en sortent avec des niveaux de dettes trop élevés, cela peut avoir, à terme, des conséquences sur les marchés de capitaux, provoquer une baisse des investissements, et plomber le marché de l'emploi", prend-t-il en exemple.
    • La Chine et l'Inde en pole position
    La Chine devrait débuter ce premier demi-siècle sur les chapeaux de roues. Sur la base des parités de pouvoir d'achat de 2005, l'étude précise que Pékin devrait dépasser cette année la zone euro en termes de contribution au PIB global. Avant de chiper la première place aux Etats-Unis "quelques années plus tard", voyant son poids dans le PIB mondial passer de 17% à 28%. Dans son sillage, l'Inde verrait sa contribution au PIB mondial passer de 7% à 18% en 2060, et dépasser à son tour le pays de l'Oncle Sam. Ainsi, si la Chine est championne en terme de croissance jusqu'en 2020 (avec une moyenne de 10%), Pékin voit sa progression du PIB se tasser jusqu'à 2,3% en 2030-2060. Or sur cette période, New Delhi affiche une moyenne de 6,7% au compteur.
    Pour expliquer le tassement de la croissance chinoise, Giuseppe Nicoletti évoque "le vieillissement de la population chinoise", y voyant-là "les conséquences de la politique de l'enfant unique". De son côté, il justifie le "rattrapage" indien par le fait que son économie part de très bas, citant des exemples "historiques", comme les dragons asiatiques ou l'Europe d'après-guerre.
    • Le moindre poids de la zone euro et des Etats-Unis
    A l'opposé, le Vieux Continent et les Etats-Unis, ne pèsent plus aussi lourd. Représentant respectivement 17% et 23% du PIB mondial aujourd'hui, la zone euro et Washington voient leurs participations chuter de 8 et 7 points.
    • Un quadruplement du PIB par habitant des pays les pauvres
    Conséquence du rattrapage des pays en développement, le PIB par habitant des économies actuellement les plus pauvres "aura plus que quadruplé", souligne l'OCDE. Il sera même multiplié par sept pour la Chine et l'Inde Tandis que celui des économies les plus riches "se contentera de doubler". Toutefois, le classement des pays en fonction du PIB par habitant ne devrait pas bouger. "Certes, les écarts de productivité et de qualification de la main d'oeuvre se réduisent, mais les différences qui subsistent sont encore pour une bonne part à l'origine des écarts de niveau de vie observés en 2060", souligne l'étude.

  • Arrêtez avec le « je me battrai pour vous » de Voltaire !

    Par Zineb Dryef | Rue89 | 14/04/2011

    Deux fois en quelques heures ! D’abord, un éditeur qui invoque son esprit « voltairien » pour justifier la publication d’un livre d’Eric Zemmour. Ensuite, un faux Carl Lang (ex-Front national) qui flatte Pierre Haski sur Twitter pour obtenir la publication d’une tribune sur Rue89 : « On vous dit voltairien », sous-entendu « vous connaissez comme moi la fameuse phrase ».

    Mais Voltaire n’a jamais écrit « je ne suis pas d’accord avec ce que vous dites, mais je me battrai jusqu’au bout pour que vous puissiez le dire » ! Il ne l’a même jamais dit. A l’origine de cette formule, une Britannique, Evelyn Beatrice Hall qui, dans un ouvrage consacré à Voltaire en 1906, lui attribue le célèbre « I disapprove of what you say, but I will defend to the death your right to say it ».

    Dans un documentaire de la TSR retraçant l’histoire de cette phrase, Charles Wirz, le conservateur du musée Voltaire de Genève, confirme que le philosophe n’a jamais rien dit de tel et présente même l’aveu d’Evelyn Beatrice Hall : « Je ne suis pas d’accord avec vous […] est ma propre expression et n’aurait pas dû être mise entre guillemets. »

    Dans son « The Friends of Voltaire », Evelyne Beatrice Hall a tenté ainsi de résumer la pensée de Voltaire, notamment au moment de sa prise de position dans l’affaire Helvétius, l’un des philosophes qui contribua à L’Encyclopédie.

    Son livre, « De l’Esprit », irrite profondément Voltaire – il qualifie le texte de « fatras d’Helvétius » dans une lettre à de Brosses du 23 septembre 1758, citée par Gerhardt Stenger mais lui apporte son soutien face aux attaques virulentes dont il est victime après la parution de son ouvrage.

    Dans ce contexte, la phrase prêtée à Voltaire ne paraît pas dépasser sa pensée. Pourtant, plusieurs amoureux de l’écrivain s’émeuvent de l’utilisation qui en est faite. On les comprend.

    Nietzsche « Au soleil » avec Jennifer

    « Je ne suis pas d’accord avec ce que vous dites, mais je me battrai jusqu’au bout pour que vous puissiez le dire » est devenu l’un des poncifs les plus irritants des dernières années. Peut-être autant que le « ce qui ne tue pas rend plus fort » de Nietzsche, nouvel hymne de Jenifer « ce qui ne me tue pas me rend forte » dans une chanson sur les bienfaits du soleil.
    Plus injuste encore, il est devenu l’arme de défense de tous ceux qui se croient censurés par les-médias-dominants-la-pensée-unique-le-politiquement-correct.

    Dans les années 2000, Thierry Ardisson l’a largement popularisé dans son émission « Tout le monde en parle » en le citant à tout bout de champ pour justifier la présence du moindre invité un peu controversé. Se proclamer voltairien est ainsi devenu synonyme de partisan de la liberté d’expression totale. On retrouve donc pêle-mêle Eric Zemmour, Robert Ménard, Dieudonné, etc.

    « Ce n’est pas du tout lui cette phrase »

    Voltaire, défenseur de la liberté d’expression illimitée ? Une supercherie, nous répond la Société Voltaire : « Ce n’est pas du tout lui cette phrase. Prenons le credo chrétien qu’il a toujours combattu. Ou les Jésuites. Il ne les aurait jamais défendus. »
    Plus fort, le cas Fréron. Ce journaliste parisien, responsable du journal L’Année littéraire, détesté de Voltaire, a eu droit à une pièce « Le Café ou l’Ecossaise » rédigée contre lui mais n’a jamais eu le moindre signe de soutien à chaque fois que son périodique a été censuré par… Lamoignon de Malesherbes, un ami de Voltaire.
    http://www.rue89.com/hoax/2011/04/14/arretez-avec-le-je-me-battrai-pour-vous-de-voltaire-199690

    • Album : CASBAH LUMIERE
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  • Cheikh El Hasnaoui

    Cheikh El Hasnaoui

  • L’immortel Cheikh El Hasnaoui

    Cheikh El Hasnaoui (1), de son nom kabyle Si Mouḥ N Amar U Mouḥ (2), est né, selon l'état civil, le 23 juillet 1910 sous le nom patronymique Mohammed KHELOUAT, au hameau de Taâzibt, un petit village de la région d'Ihesnawen (3). C'est, d'ailleurs, du nom de sa région natale qu'il en tirera son pseudonyme artistique qui était à l'origine : « Ben Ammar Hasnaoui », puis « Cheikh Amar El-Hasnaoui », avant de devenir « Cheikh El-Hasnaoui » plus tard. Quelques années après sa naissance, il perdit sa mère, LAÂZIB Sadïa (Bent Ahmed) elle-même originaire d'Alger de parents originaires de Biskra. Elle mourra des suites d'une maladie après avoir perdu ses deux jeunes enfants : Omar et Ali. Son père, Si Amar KHELOUAT (4), est absent du foyer, car enrôlé par l'Armée française durant la Première Guerre Mondiale. Démobilisé après une blessure, son père rentre au pays, il ira chercher à Alger le jeune Mohamed et le plaça dans une école coranique. Son apprentissage ne durera que quelques années, il en est sorti à l'âge de 12 ans. À Alger, il exercera plusieurs petits métiers tout en se « frottant » aux grands maîtres de la musique « chaâbi » comme El-Anka et Cheikh Nador. Ainsi, il assimila toutes les finesses de ce genre musical exigeant et s'affirme, bientôt, comme un artiste accompli, maître de son art et capable de l'exprimer aussi bien dans sa langue maternelle : « Taqbaylit », comme il le dit si bien, ainsi qu'en Arabe populaire (dialectal), l'autre langue qu'il vient d'acquérir et de perfectionner. Il animera pendant cette période bon nombre de soirées « qui seront pour lui l'occasion de se produire en public et de monnayer son talent ». Il vivra jusqu'en 1936, date de son dernier retour dans sa région natale, des allers-retours entre Tizi-Ouzou et Alger. La situation ambiante (sociale, intellectuelle,…) ne lui plaisant guère (5), il confia, un jour d'été, à Si Saïd U L'Hadi (6), un de ses amis d'enfance : « Cette fois, si je quitte le village, je serai comme une fourmi ailée. Là où me poseront mes ailes, j'y resterai. » (7) À Paris, le « Maître » s'impose comme un artiste phare, illuminant de toute sa classe la vie artistique du moment qui reste confinée aux seuls cafés, véritables microcosmes de la société kabyle. De tempérament solitaire, il fréquente très peu de gens, même pas les « grands noms » de la chanson kabyle de l'époque, mais il se lie d'amitié avec Fatma-Zohra (8), son mari Mouh-akli et Mohamed IGUERBOUCHENE avec lequel il collabore dans des émissions radiophoniques. Sa carrière connaît une parenthèse, durant la Seconde Guerre Mondiale, le temps d'accomplir en Allemagne, le Service du Travail Obligatoire. C'est pendant cette période qu'il fera connaissance de celle qui deviendra plus tard sa femme, il s'agit d'une jeune Française du nom de Denise Marguerite Denis qu'il épousera le 14 août 1948. Cherchant le calme, il quittera la région parisienne et la maison qu'il a construite de ses mains à Anthony pour s'installer à Nice (Rue de Belgique). En 1985 il quittera sa seconde demeure pour un voyage qui le mènera dans les Antilles, où il séjournera, seul, quelques mois avant de repartir vers Nice rejoindre sa femme. En 1988, il récidivera en mettant le cap sur l'île de la Réunion où il s'installera à Saint-Pierre, en compagnie de sa femme Denise, dans la même année. À des milliers de kilomètres des siens et de toute personne qui le connaît, Cheikh El Hasnaoui se construit son havre de paix. Il faudra attendre plus de 20 ans pour qu'un musicologue du nom de Mehenna MAHFOUFI retrouve enfin sa trace et lui rendra trois fois visite afin de s'entretenir avec lui. Le chanteur Abdelli et la chanteuse Behdja Rahal en feront de même et auront le privilège de rencontrer le Maître quelques années seulement avant qu'il ne s'éteigne le samedi 06 juillet 2002, à l'âge de 92 ans. Il sera inhumé, conformément à ses vœux, à Saint-Pierre de la Réunion où un jardin public porte aujourd'hui son nom, il y est indiqué : Cheikh El Hasnaoui, Maître de la chanson Kabyle : Taâzibt 1910 – Saint-Pierre 2002. Ainsi, il est parti le Maître, discrètement comme il a toujours vécu, Cheikh El-Hasnaoui, celui qui mérite plus qu'un autre la place de véritable classique de la chanson kabyle (et même algérienne), nous a laissés emportant avec lui tous ses secrets, que de questions demeurent posées : Ses choix de vie ? La rupture avec le pays ? Paroles de certains de ses textes ?
  • Les vaillantes tribus Hadjoutes étaient menées par un poète, Boutheldja …

    (Par Belkacem Rabah Mohamed Khaled) (...) Il n'existe malheureusement pas de statistiques précises sur le nombre des populations Hadjoutes, mais nous estimons, à partir de certaines données contenues dans le rapport du duc de Rovigo, «vingt-trois tribus Hadjoutes et douze mille cavaliers» ... Dix huit mille cavaliers selon d'autres sources, à un total de plus de quarante mille habitants pour l'ensemble de ces tribus et douars. A la bataille de Staouéli, les 4 et 5 juillet 1830 (Sidi-Ferruch), contre la pénétration des armées françaises et avant la proclamation de Abdelkader comme Emir, les contingents fournis par les tribus Hadjoutes (douze mille cavaliers Hadjoutes) ont combattu vaillamment parmi les cinquante mille hommes engagés dans la bataille. Le général Changarnier qui a eu à combattre les armées Hadjoutes, écrit à leur sujet (Mémoires), après les avoir qualifiés d'«habitants rebelles au joug de l'étranger», de « patriotes énergiques» ,«les Hadjoutes avaient pu mettre en campagne et entretenir, pendant plusieurs années, de mille à mille huit cents cavaliers très courageux, qui avaient accompli des choses dont les cavaliers les plus célèbres de l'Europe se seraient honorés... » De même, le duc d'Orléans n'eut pas manqué de rendre hommage au patriotisme de ces partisans : « ... Ces hardis partisans faisaient plus de mal aux Français que tout le reste des forces ennemies, de même que les Cosaques, dans les guerres de l'empire, contribuèrent plus que toutes les troupes régulières à détruire l'Armée française ... Les Hadjoutes empêchaient l'armée de dormir en la tenant sur un qui-vive perpétuel ... Cependant la mort d'un simple cavalier Hadjoute, Boutheldja le poète, tué dans un de ces engagements, fut une perte sensible pour la cause arabe ... Au milieu du mouvement de résurrection de ce peuple, qui renaissait du sang de ses braves enfants, Boutheldja fut le plus inspiré parce qu'il était le plus convaincu de tous les poètes. Ses chants lyriques, d'une douleur touchante et d'un farouche patriotisme, étaient devenus populaires parmi la jeunesse arabe. Le poète préféra rester en volontaire, au premier rang des Hadjoutes, et, simple soldat, comme Koerner, il mourut comme lui de la main d'un Français, en combattant pour une patrie que tous deux avaient rêvée grande, et qu'ils ne connurent que malheureuse. »
  • Tazir M’hamed Bacha. Ancien militant de la cause nationale, compagnon de Mohamed Belouizdad – «Qui se souvient des 3024 disparus de La Casbah ?»

    www.elwatan.com le 10.05.12

    L’Algérie s’est faite elle-même.
    «Le violence est infâme, son résultat est toujours incertain et nul ne peut agir justement quand il est poussé par la haine.» Antar Ibn Chadad
    Le hasard est parfois curieux. Il provoque les choses, soupire M’hamed qui pense que certains rendez-vous de l’histoire sont quelquefois étranges.A 18 ans, en 1944, il a été arrêté, torturé et jeté dans les caves de la préfecture d’Alger. Dix-huit ans après, en 1962, il est le patron de cette même préfecture d’Alger où il officie en tant que directeur de cabinet du regretté Nadir Kassab. Alors, il se rappelle des propos de son avocat d’autrefois, Maître Sansonneti et de sa flamboyante plaidoirie en déclarant : «Monsieur le président, depuis que je porte cette robe, je n’ai jamais eu peur de dire la vérité. Il y a quelque temps, sur ces mêmes bancs, j’ai défendu des socialistes, des communistes, des gaullistes. Ils sont actuellement au pouvoir. Il ne serait pas impossible que ces gens, que vous êtes en train de juger, seront un jour à la tête de ce pays.»
    Prémonitoires, les propos de l’avocat s’avérèrent justes, résume Tazir M’hamed Bacha, qui nous racontera les mille et une péripéties de sa vie mouvementée. De sa première militance au sein de la Jeunesse de Belcourt à la création de l’organisation spéciale dont il fut un témoin privilégié, à la solitude des prisons dont il a été un pensionnaire régulier, aux exactions innombrables de la soldatesque coloniale à l’origine notamment de la disparition de plus de 3000 Algériens à La Casbah, M’hamed raconte calmement cette étape douloureuse, car, dit-il : «Seuls peuvent juger la guerre ceux qui l’ont vécue dans leur âme et dans leur chair.»
    Comité de la jeunesse de Belcourt
    Mais M’hamed sait aussi faire la part des choses : «Le combat est la seule expérience où l’on peut éprouver un sentiment autentique de fraternité envers celui qui prend les mêmes risques que vous.» Et là, il met en avant les grands mérites de cet homme immense qu’a été Mohamed Belouizdad, brave parmi les braves, qui a été l’étincelle mais qui s’est éteint hélas très jeune, emporté par la maladie. Sur son lit de mort dans un sanatorium en France et alors que Ahmed Haddanou (El Caba) lui demandait s’il avait besoin de quelque chose qu’il pourrait lui rapporter, Belouizdad rétorqua : «Ce qui me manque malheureusement, tu ne peux pas me l’apporter. Ce dont j’ai besoin, c’est d’entendre El Adhan !»
    M’hamed parle de la guerre, mais aussi de paix. Celle qui fait cesser les fracas des canons et des bombes, mais aussi celle, beaucoup plus difficile à obtenir, qui doit se frayer un chemin dans le cœur de chacun. «Lors d’un voyage en France, j’ai pu lire un livre, prix Goncourt 2011, dont le titre L’art français de la guerre, d’Alexis Jenni. La lecture de certaines pages de cet ouvrage fut un choc pour moi. En effet, la liste des 3024 Algériens disparus lors de la bataille d’Alger en 1957 dont fait état l’auteur, je l’ai eue entre mes mains en août 1962 dans l’exercice de mes fonctions à la préfecture d’Alger. Cette liste reste une tache noire qu’il convient d’élucider», suggère-t-il.
    Tazir M’hamed Bacha est né le 2 janvier 1926 à Djendel (Aïn Defla). C’est en 1933 que son père, Mohamed Ben Mokhtar, vint s’installer à Cervantès avec sa famille. Il avait tourné le dos à sa vocation de fellah pour devenir petit commerçant à Belcourt près de son domicile.C’est dans ce quartier populeux que M’hamed Bacha grandit, fit ses études scolaires à l’école des Mûriers puis à Chazot, enfin au collège de Clauzel avec comme camarade de classe un certain Ali Haroun. Le débarquement des Américains en 1942 mit fin à cette aventure et M’hamed dut intégrer le monde du travail en exerçant en tant qu’auxiliaire aux PTT à la Grande-Poste.
    «On était jeunes. Les leaders politiques étaient pour la plupart emprisonnés. On ne devait pas rester les bras croisés. On a créé le Comité de la jeunesse de Belcourt avec Mohamed Belouizdad, Ali Mahsas, Ahmed El Caba, Moumdji…»
    Son militantisme lui valut d’être arrêté le 5 octobre 1944 chez lui, au 46 boulevard Cervantès. Il militait au PPA et distribuait l’Action algérienne, journal du parti. «C’est le commissaire Touron en personne qui procéda à mon arrestation. J’avais 18 ans et je venais de me marier. Ils m’ont amené dans les sous-sols de la préfecture d’Alger où les interrogatoires parraissaient interminables. Je suis resté 10 jours dans les caves avant d’être présenté devant un juge d’instruction militaire sous le chef d’inculpation ‘‘d’atteinte à la sécurité de l’Etat’’. C’est dans ces voûtes que j’ai connu Khider, Moali, Boulenouar, tous militants du PPA. Le 4 mai 1945, je suis déféré devant le tribunal militaire d’Alger.»
    Comme cela coïncidait avec les manifestations du 1er Mai 3 jours avant à Alger, les condamnations furent très sévères. 12 ans de prison et confiscation des biens. Il est envoyé à Lambese, mais retrouve sa liberté en avril 1946 après l’armistice. «Je reprends du service à Belcourt, où Belouizdad m’installe à la tête des Jeunes de Belcourt, c’est à ce titre que j’ai assisté au 1er Congrès du PPA entamé le 16 février 1947 à Bouzaréah et clôturé deux jours après à Belcourt à la limonaderie l’Africaine appartenant à un vieux militant du Parti, Melaine Mouloud. Lorsque, par hasard, nous nous trouvions parmi la foule de spectateurs du défilé militaire du 14 juillet que les Français organisaient chaque année pour célébrer la fin de la tyrannie chez eux, nous nous sentions secoués par le défi. Pourquoi ? Que représente pour nous cette cérémonie ? Pourquoi n’avons-nous pas nous aussi notre armée, notre drapeau ? Que devions-nous faire ? Les plus lucides répondaient : il faut nous organiser.
    De nombreuses idées germaient dans l’esprit des jeunes que nous étions. On était en pleine Deuxième Guerre mondiale. C’est ainsi que fut créé le Comité de la jeunesse de Belcourt, né tel un champignon sur un terrain fertilisé par la politique coloniale de la France qui s’acharnait depuis plus de cent ans par tous les moyens à soumettre notre peuple en lui fermant toute issue pour recouvrer sa dignité et sa fierté.» Les premiers membres fondateurs de ce comité : Mohamed Belouizdad, Ali Mahsas, M’hamed Yousfi, Hamouda et Tazir M’hamed. Le CJB fut intégré comme mouvement jeune du PPA.
    Belouizdad nous avait expliqué que c’était le seul parti vraiment nationaliste et révolutionnaire et dont le programme était clair, à savoir l’indépendance de l’Algérie et qui préconisait le seul et unique moyen d’atteindre ce but, à savoir l’action des masses populaires dont nous les jeunes devrions être l’avant-garde.»
    Belouizdad, un homme à part
    «A la tête du comité, Mohamed Belouizdad va déployer une intense activité et montrer un talent d’organisateur hors pair, qui le révéla rapidement aux instances supérieures du parti. La première grande décision du CJB fut la création d’un journal clandestin. Belouizdad lui donna le titre El Watan. C’était une modeste feuille tapée à la machine et reproduite en plusieurs exemplaires à l’aide de papier carbone. Entre militants, nous parlions souvent de Belouizdad toujours avec affection, respect et admiration.
    Mahsas l’appelait Saâd Zaghloul Bacha, en référence au leader arabe en lutte contre le protectorat anglais en Egypte et fondateur du parti Wafd dans les années vingt. Les discussions avec Mohamed étaient très enrichissantes pour nous. Il écoutait beaucoup et intervenait toujours en dernier. Par délicatesse, jamais il ne nous faisait sentir sa supériorité intellectuelle. Le plus instruit parmi nous à l’époque avait à peine le certificat d’études. Mohamed possédait déjà son brevet supérieur, l’équivalent du baccalauréat qu’il avait passé avec succès. La première fois que j’ai entendu parler de Karl Marx, c’était de la bouche de Mohamed, qui avait déjà lu le Capital.
    Dès 1947, Mohamed m’associa à la réception des armes. C’est ainsi qu’il me chargea de trouver des caches pour enfouir des armes provenant des restes des armées alliées. J’arrivais à dénicher deux endroits sûrs, le premier au pied de la falaise Cervantès, dans la maison du regretté militant Mohamed Meguerba. L’autre cache, dans une petite propriété à Bouzaréah appartenant à la famille d’un militant, le regretté Derkouche. J’avais connaissance d’une troisième cache qui avait été mise à la disposition de Belouizdad par Mohamed Saradouni, un vieux militant qui gérait un dépôt, à l’emplacement actuel de la station du téléphérique, près du cimetière de Sidi M’hamed. C’est au titre de responsable de la section des jeunes de Belcourt, une des plus importantes du pays, que j’ai eu le privilège d’assister au fameux congrès clandestin du PPA de 1947 au cours duquel fut décidée la création de l’OS qui devait préparer et entraîner les meilleurs militants en vue du déclenchement de l’action directe généralisée et le maintien de l’organisation clandestine politique PPA avec comme couverture légale le MTLD.
    Le congrès se déroula la première nuit dans une petite propriété appartenant à un militant de Bouzaréah où Messali était en résidence surveillée après son retour d’exil africain. Avant l’ouverture de la première séance par Messali, un des délégués de la Grande-Kabylie, Si Ouali, demanda la parole. Il tira son revolver caché sous sa ceinture, le posa sur la table et proposa la résolution suivante : ‘‘Tout participant à ce congrès national qui dévoilerait ne serait-ce qu’une partie des délibérations ou des noms de participants est condamné à mort.’’ Ce fut un moment de stupeur générale. On sentait déjà la mort planer sur nos têtes avant l’ouverture des débats. Messali lui-même resta muet, tellement la proposition de Si Ouali était inattendue.
    Plusieurs délégués condamnèrent cette proposition, le plus acharné fut le docteur Chawki Mostefaï qui parla des limites de la résistance humaine face à la torture, pratiquée systématiquement par la police coloniale, et surtout fit allusion à une découverte récente à cette date, le sérum de vérité, qui, administré à une personne, est susceptible de lui faire dire tout ce qu’elle sait malgré une volonté contraire. Tous les éléments développés laissèrent Si Ouali inébranlable. Il maintint sa proposition et demanda qu’on la soumette au vote. Le président du congrès, Messali, ne savait plus quoi faire. C’était le blocage total dans un silence impressionnant. On entendrait voler une mouche.
    C’est alors qu’on aperçut au fond de la salle une main se lever de quelqu’un qui demanda la parole pour la première fois. Le président lui fait signe qu’il peut parler : ‘‘Je propose, dit une voix claire avec une diction impeccable, qu’on remplace les mots ‘‘est condamné à mort’’ par ‘‘est passible de la peine de mort’’, ce fut un soulagement général. Mohamed Belouizdad venait par un intelligent et astucieux amendement de mettre fin au blocage qui paralysait le congrès avant même son ouverture. Messali, après un long regard de reconnaissance vers Mohamed mit aux voix la résolution amendée. Elle fut votée à l’unanimité y compris par Si Ouali.»
    Un laministe convaincu
    Le congrès s’acheva au lever du jour, après une longue intervention de Messali qui prononça la clôture de ces importantes assises d’où sortira l’Organisation spéciale dont la mise sur pied sera confiée à Mohamed Belouizdad. Il avait 24 ans, l’âge de l’Emir Abdelkader quand ce dernier reçut la Bayâ en 1832 afin d’organiser la lutte armée contre les Français. La jeunesse est l’âge de l’héroïsme, ce mot n’a jamais été aussi juste que dans le cas de la lutte du peuple algérien. Mais Messali écarta Debaghine et s’arrogea seul le droit de désigner la direction politique du parti. Depuis cette date et peut-être bien avant, les germes de la scission, qui allaient se produire quelques années plus tard entre centralistes et messalistes, étaient semés. Fort heureusement, le 1er Novembre est venu mettre fin à cet imbroglio.
    M’hamed milita à Alger avec Mokhtar Bouchafa notamment jusqu’à son arrestation le 1er mai 1957, «où des soldats sont venus à notre domicile pour arrêter mon père disparu jusqu’à ce jour. Alors que moi même je l’ai été par la DST. S’ensuivirent de longs séjours à Bouzarréah, Paul Cazelles, Beni Messous, Bossuet, jusqu’à la libération à la fin de l’année 1960». A l’indépendance, M’hamed est nommé chef de cabinet du préfet Kassab. «Au début, on a eu des problèmes avec les gens des frontières qui voulaient accaparer le siège de la wilaya pour en faire un ministère. Ils nous avaient menacés, et Dieu seul sait qu’à l’époque c’était la seule institution qui marchait.» Heureusement que dès la constitution du gouvernement en septembre 1962, le projet a été stoppé. M’hamed renoue avec ses premières amours, les PTT, puis s’occupe des affaires administratives à la présidence jusqu’en 1980 où il est nommé consul à Agades (Niger), puis au Kef (Tunisie). Il prend sa retraite en 1990.
    htahri@elwatan.com

  • La casbah de Dellys entre légende et réalité

    www.algerie-plus.com Par Khidr Omar | 05/05/2011 | 11:03 En dépit de la patine du temps et des séquelles irréversibles laissées par l'homme, la casbah de Dellys (80 km à l'est de Boumerdes) a su garder un cachet atypique, forgé par un passé glorieux auquel est associé une beauté naturelle exceptionnelle. Plus que tout ça, cette belle ville nichée à 400 mètres au-dessus du niveau de la mer, naturellement protégée contre les courants marins et les vents d'ouest par un long promontoire, connu sous le nom de cap Bengut, au-dessous duquel se love un vieux port turc, est traversée par la RN24 sur toute sa longueur, s'étirant depuis Takdempt, à l'ouest, jusqu'à la nouvelle ville, à l'est de l'oued Oubay. Au coeur de ce long boulevard, se situe la vieille ville, communément appelée la casbah de Dellys, qui était considérée jusqu'à un passé récent, comme le pouls de la ville. Aujourd'hui, ses échoppes, dont beaucoup sont désertées par leurs propriétaires, laissent apparaître des plaies béantes, dues aux aléas du temps, mais principalement au séisme de mai 2003, qui avait durement ébranlé ses vieilles constructions et fait disparaître du coup des pans entiers de la mémoire matérielle et immatérielle. Il n'en demeure pas moins que le visiteur à Dellys est irrésistiblement happé par la multitude de vestiges historiques encore visibles dans les dédales de sa casbah et de ses ruelles, où ont été recensées quelque 200 vieilles bâtisses datant de l'époque ottomane. Le vieux port, le phare de cap Bengut, la vieille mosquée du centre ville, l'école coranique Sidi Amar, le tombeau de Sidi el Harfi et le mur d'enceinte ceinturant cette cité sur plus de 2000 mètres, constituent notamment autant d'attractions sur lesquelles peuvent se fixer encore de nos jours les yeux des visiteurs avertis. Une cité en proie à toutes les convoitises Mais c'est surtout l'histoire glorieuse, à la limite de la légende, de la ville de Dellys, qui fait la fierté de ses habitants, à l'instar de Ami Rabah Edelssy (70 ans) qui considère que la « position géographique de cette ville est à l'origine des différentes convoitises et civilisations qui se sont succédées dans la région». Parfois, l'on peut ainsi surprendre des Déllyssiens nostalgiques, assis sur un rocher dans la quiétude du cap Bingut ou sur un banc de la place dite de la guinguette, mais dont il ne reste aujourd »hui que le nom, en train de suivre le passage des navires, voguant vers de lointains ports, ou simplement contempler la grande bleue, s'imaginant voir accoster sur les rivages de la région les navires des corsaires et autres envahisseurs. C'est ce riche passé que les habitants de Dellys tentent aujourd'hui de préserver coûte que coûte en exhortant les autorités concernées à manifester davantage d'intérêt pour le patrimoine de leur ville et pour tous ses vestige et patrimoine, dont de vieux manuscrits détenus par plusieurs citoyens Ils désirent, à cet effet, pouvoir les réunir dans un musée digne de la renommée de cette cité. Selon les historiens, l'édification de la vieille Casbah de Dellys remonte à l'époque ottomane, qui la baptisèrent « Tiddiles ». Elle était alors constituée d'un ensemble de constructions bien agencées et divisées par des rues et ruelles, possédant toutes les commodités de vie nécessaires sur une surface globale de 1200 ha. Selon le président de l'APC, c'est par souci de préservation et de protection du riche patrimoine renfermé par cette ville historique, que la tutelle a élaboré à partir de 2007 un « Plan permanent pour la protection et la restauration de la Casbah de Dellys ». La première étape de ce plan, a été réceptionnée fin 2009, avant son exécution qui consista, selon la même source, en la réalisation de « travaux d'urgence » axés sur la « restauration de sites sensibles » du patrimoine matériel. La seconde phase de ce plan, également réalisée début 2010, a consisté en la réalisation d' »études historiques et typologiques » sur le même site, tandis que la 3ème étape, attendue vers fin 2011, portera sur l'élaboration d'une mouture finale de ce même plan. Selon une étude historique réalisée par des chercheurs universitaires de Boumerdes, à l'occasion de la célébration du mois du patrimoine, le « rôle de Dellys en tant que grande cité est historiquement affirmé » grâce à sa « position stratégique sur la mer méditerranée, son sol fertile et sa proximité des cours d'eau « . De nombreuses civilisations se sont succédées sur cette cité maritime, à l'image, de la civilisation numide qui lui donna le nom « Thadlest ». Par la suite les Romains la baptisèrent à leur tour « Rusucurus », avant de devenir une importante ville de la Mauritanie césarienne. Les Phéniciens s'en emparèrent ultérieurement pour y fonder un grand comptoir commercial et une route vers la ville de Bejaia. Elle connut également le passage des Vandales et des Byzantins. Le passage de la ville de Dellys à la civilisation musulmane remonte au 16ème siècle, selon des documents historiques, qui font état de son rattachement successivement aux règnes des Fatimide, des Hamadite, des Mourabitoune et des Hafside. Après une courte période sous la coupe des Espagnols, cette cité antique connut son « âge d'or » grâce aux frères Aroudj et Kheireddine qui la délivrèrent et l'annexèrent à l'Etat ottoman. Le colonialisme français qui y entra en 1844, en fit une base militaire pour étendre son hégémonie sur toute la Kabylie. L'histoire de cette ville a été immortalisée par plusieurs historiens qui célébrèrent sa beauté au fil du temps, à l'image d'El Idrissi(21e siècle) qui en a fait l'éloge dans son célèbre « Nouzhate El Mochtake » (le plaisir du passionné), Al Hamiri (15e siècle) « Al Raoudh Al Miitar » ( les jardins parfumés), Hosseine Al Ourtilani (18 e) « Nouzhate Al Andhar » (le plaisir des yeux), ou encore par les recueils de l'officier français Carette et de l'allemand Heinrich Von Maltessen (19eme siècle).
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Le 11ème FORUM d’ALGER organisé par EMERGY sur le thème: « Produire national, consommer national. Construire par nos achats la puissance économique de notre pays » s’est tenu le 14 mai 2013 et a été un grand succès.

Posté par mouradpreure le 17 mai 2013

Le 11ème FORUM d'ALGER organisé par EMERGY sur le thème:

Rahmani au 11e forum d’Alger sur la gestion d’entreprise : “La croissance repose sur des entreprises compétitives”

Dépénalisation de l’acte de gestion : de nouvelles mesures seront prises par le gouvernement.

 15-05-2013 | http://www.elmoudjahid.com/fr/actualites/41219

 3_200_150 dans FORUM D'ALGER EMERGY

Dépénalisation de l’acte de gestion : de nouvelles mesures seront prises par le gouvernement.

“L’Algérie a  conscience aujourd’hui  qu’une fenêtre d’opportunité  lui est offerte  par  la  crise économique  mondiale pour le développement de son économie », c’est ce qu’a indiqué hier le ministre de l’Industrie, de la PME et de la Promotion de l’investissement, Cherif Rahmani. S’exprimant lors  du  11e forum d’Alger organisé à l’hôtel Sheraton par le cabinet EMERGY, il a tenu à souligner que « la puissance potentielle de notre pays ne peut reposer  que  sur des  entreprises compétitives, mais aussi  sur un système productif moderne  porté sur l’innovation, la qualité et la confiance mutuelle pour l’avenir de ce pays ».

Il a précisé dans ce sens « nous voulons, dans ce gouvernement, inscrire notre pays dans une trajectoire de croissance et de développement », avant d’ajouter  « nous avons des ressources énergétiques importantes qu’on peut réellement  aujourd’hui recycler  au service  du développement durable. » Le ministre a ajouté « parmi les facteurs de succès, c’est notre demande interne  qui est   un puissant levier. » Selon lui « il n’est pas raisonnable que la croissance de la demande interne de notre pays ne soit pas encouragée, au lieu de soutenir  la croissance de nos entreprises. Au lieu de générer de la richesse et des emplois,  nous avons accru nos importations  jusqu’à mettre en péril notre souveraineté. » L’importation a-t-il expliqué « exerce une concurrence agressive  sur la production nationale,  provoquant la destruction des capacités productives d’emploi et notre outil industriel. » Il dira dans ce sens « qu’il faut changer progressivement et durablement cette politique. » M. Rahmani a appelé à cet effet l’ensemble des acteurs à  mettre leur complémentarité en commun.

S’agissant des consommateurs, il a relevé que « ces derniers, en toute logique, attendent naturellement que les produits  soient de qualité. » Et de poursuivre : « Les producteurs nationaux  sont en droit  de demander au gouvernement de libérer les initiatives et de créer un climat favorable à l’entreprise.» Mettant l’accent sur l’informel, le ministre a fait savoir : « Ce phénomène  destructif crée une image totalement inexacte de l’entreprise », avant d’expliquer que « le gouvernement a une démarche pour  améliorer ce climat. » Par ailleurs, Cherif Rahmani, a tout particulièrement insisté sur l’impérieuse nécessité «  qu’il y ait des relations fortes entre les donneurs d’ordre publics et les entreprises publiques et privées », ajoutant : « Nous voulons réaliser une nouvelle et  grande ambition industrielle qui ouvrira à notre pays de nouveaux horizons et de réelles perspectives. » « Tous les Etats du monde a-t-il encore souligné,  soutiennent d’une manière vigoureuse leurs entreprises privées et publiques  face à la concurrence étrangère. » Le ministre n’a pas manqué, par ailleurs, de mettre l’accent sur le patriotisme économique, indiquant « qu’aujourd’hui, c’est une dimension essentielle des relations économiques internationales et nous ne pouvons pas naïvement  écarter tout cela tant que les frontières sont ouvertes ». À une question relative à la dépénalisation de l’acte de gestion, M. Chérif  Rahmani a relevé que « de nouvelles mesures seront prochainement prises par le gouvernement.» « Ce dossier, a-t-il fait savoir, est toujours à l’étude au niveau du gouvernement qui apportera une réponse dans les prochaines semaines aux attentes de l’ensemble des entreprises algériennes. » L’ambition est que cette rencontre soit le point de départ d’une initiative nationale de sensibilisation et de communication autour de la production nationale.

Makhlouf Ait Ziane

 

Pour le ministre de l’Industrie : «Priorité à l’entreprise algérienne»

le 15.05.13 | 10h00

http://www.elwatan.com/actualite/priorite-a-l-entreprise-algerienne-15-05-2013-213794_109.phprahmani-07-lyes_1565555_465x348

zoom | © Photo : H. Lyes

L’Algérie vit une situation où le poids des importations brime toute velléité de croissance interne et process d’accumulation, selon le ministre.

Riches de ses recettes issues de l’exportation d’hydrocarbures, l’Algérie peine pourtant à impulser une réelle dynamique de croissance assise sur l’entreprise.  Pourtant, au regard de l’importance des fonds injectés dans le circuit via les politiques keynésiennes initiées depuis plus d’une décennie et de la forte demande qui s’en est suivie, celle-ci n’induit pas de croissance et ne bénéficie pas à l’entreprise algérienne. Elle nourrit plutôt les importations qui augmentent d’année en année de manière exponentielle.

Ainsi, selon les chiffres présentés hier au Forum d’Alger, l’Algérie est le plus grand importateur de la région Meda avec une part de 21% des importations et l’exportateur le plus faible avec une part d’à peine 0,48%. Le pays exporte, comme l’avait affirmé il y a quelques années un économiste, de la richesse et importe de la pauvreté.

Le ministre de l’Industrie, de la PME et de la Promotion des investissements, Cherif Rahmani, estime que l’Algérie souffre tout simplement du syndrome hollandais. Le pays vit une situation où le poids des importations brime toute velléité de croissance interne et process d’accumulation. Or, l’Algérie ne doit plus être considérée comme «le débarcadère ou la décharge» des marchandises d’autrui, a asséné

M. Rahmani hier, au cours du Forum d’Alger dédié la consommation nationale comme moteur de la croissance interne.  Pour cela, le ministre évoque la nécessité de politiques protectionnistes donnant la primauté à l’entreprise algérienne, qu’elle soit publique ou privée.

Celui-ci plaide pour la nécessité d’orienter une partie de la commande publique aux entreprises algériennes. Il estime aussi que tous les acteurs du marché devront désormais se mobiliser afin de tordre le cou à l’idée selon laquelle l’entreprise algérienne ne peut être qu’assistée et en décalage par rapport à la compétitivité des entreprises internationales. Le ministre pense ainsi qu’il appartient à l’entreprise d’offrir des produits de qualité aux consommateurs à des prix abordables, tout comme il appartient au gouvernement de répondre  aux attentes «légitimes» des opérateurs économiques en libérant les initiatives, en améliorant le climat des affaires et en lubrifiant le marché aux profit d’entreprises algériennes à la visibilité brouillée par le poids du marché informel et l’entrée d’acteurs étrangers à la puissance financière certaine. Un point de vue partagé par le président du Forum des chefs d’entreprises, qui estime que l’entreprise algérienne devra désormais se prendre en charge, former ses ressources humaines et améliorer sa gouvernance. Réda Hamiani pense que l’entreprise algérienne privée devra désormais cesser de reproduire les schémas de rente et d’assistanat ayant miné le secteur public.

Et d’ajouter que celles-ci devront cesser de repousser l’échéance des ouvertures sur le marché et d’œuvrer pour un protectionnisme subtil, assis sur les normes de qualité. Un protectionnisme défendu par Mourad Preure,  président du cabinet Emergy, lequel plaide aussi pour un protectionnisme offensif via la conquête de nouveaux marchés. De son côté, le PDG du groupe pharmaceutique Saidal, Boumediène Darkaoui, a insisté sur un protectionnisme en faveur des industries à fort taux d’intégration. Il estime aussi que nulle politique industrielle n’est possible sans politique sectorielle aux objectifs clairement définis.

Melissa Roumadi

 

Gouvernement et ugta veulent protéger la production nationale

Consommer algérien, est-ce possible ?

http://www.liberte-algerie.com/actualite/consommer-algerien-est-ce-possible-gouvernement-et-ugta-veulent-proteger-la-production-nationale-199818

Par : Badreddine KHRIS

 Pour le ministre de l’Industrie, Chérif Rahmani, la protection de la production nationale est synonyme de citoyenneté et de solidarité.

Au moment où l’Algérie poursuit ses négociations pour adhérer à l’Organisation mondiale du commerce (OMC), des voix s’élèvent pour réclamer au gouvernement plus de protectionnisme économique. Un antagonisme, au sein même de l’État, semble s’enraciner entre partisans de patriotisme et ouverture économique. L’Algérie s’évertue toujours à chercher un modèle pour son économie qui ne cesse de changer au gré des différents réaménagements opérés sur la composante de l’Exécutif et selon la conjoncture de l’heure. Après avoir vanté les mérites et les avantages que générerait le libéralisme consacré dans la politique prônée par l’État, ne voilà-t-il pas que quelques années, voire des mois plus tard, l’on s’aperçoit que l’on a fait fausse route. Que l’on navigue à vue, pour certains observateurs. Le Forum d’Alger organisé hier par le cabinet Emergy, ayant pour thème “Produire national, consommer national”, a servi de tribune à des figures connues sur la scène socio-économique du pays pour étaler leur conception des choses et défendre leurs idées. Abdelmadjid Sidi-Saïd, secrétaire général de l’UGTA, est le premier à évoquer une “colonisation économique” subie par l’Algérie, allusion à l’invasion du marché national par les produits issus des pays développés.

“Je vais fermer tout à ces pays”, lance-t-il tout de go à l’assistance non sans un brin d’ironie qui a d’ailleurs provoqué l’hilarité dans la salle des conférences de l’hôtel Sheraton. “Je vais revoir à la hausse la taxation pour les produits importés jusqu’à 70% et je n’autoriserai  que ce dont le pays en a besoin”, précise-t-il en s’improvisant porte-voix de l’Exécutif. Pour le patron de la Centrale syndicale, c’est la meilleure manière de protéger la production nationale et de reconstruire l’économie du pays. À travers une telle démarche, “nous allons redonner à l’entreprise algérienne publique et privée ses titres de noblesse”, explique-t-il. Abdelmadjid Sidi-Saïd a, à ce propos, saisit l’opportunité pour émettre de nouveau son vœu cher, celui de voir le projet de crédit à la consommation repris par les pouvoirs publics. “J’en fais même une institution pour la production locale”, car, argue-t-il, les produits seront plus accessibles pour les bourses moyennes et des emplois verront le jour.

Pour le ministre de l’Industrie, Chérif Rahmani, la protection de la production nationale est synonyme de citoyenneté et de solidarité. “Les importations imposent une concurrence agressive et détruisent l’outil industriel national”, reconnaît-il. Il a bien compris les doléances des opérateurs économiques qui attendent, dit-il, à ce que le gouvernement libère davantage les initiatives. Il n’hésite pas encore à soulever un problème de manque de visibilité qui, selon lui, a pour principale cause le secteur informel. Les opérateurs étrangers qui pénètrent le marché algérien imposent leur puissance financière. D’où la nécessité d’ancrer, suggère M. Rahmani, le principe de la préférence nationale, notamment pour la commande publique dans les divers secteurs d’activité. Car, affirme-t-il, “produire c’est refuser d’être le marché des autres”. Quant à la question du protectionnisme économique, largement débattue hier, le ministre estime que cette mesure n’est pas propre à l’Algérie. Bien des économies fondées sur le libéralisme l’utilisent, argumente-t-il, comme un instrument du patriotisme économique.

“Le gouvernement décide de monter au front pour protéger les entreprises algériennes et préserver les emplois”, ajoute-t-il. Présent à cette rencontre,
M. Réda Hamiani, président du Forum des chefs d’entreprise (FCE), avoue que les résultats de l’ouverture de l’économie “ne sont pas concluants”. Il déplore l’émergence du secteur informel qui, relève-t-il, a réussi à imposer sa loi dans une période de transition. “Le marché parallèle s’est approprié le levier de l’import et de la distribution et devient ainsi une force vive, voire le moteur de la croissance”, commente-t-il. Ce circuit qui échappe à tout contrôle ordonne le paiement cash et l’absence de facture.

M.  Hamiani cite l’exemple des producteurs spécialisés dans la fabrication des pâtes, du chocolat et des biscuits qui subissent de plein fouet le diktat des opérateurs étrangers et leurs exportations massives. Les entreprises locales n’arrivent plus à évoluer car leurs produits sont boudés par les consommateurs algériens, jetant leur dévolu sur la marchandise qui provient d’outre-mer en dépit de l’inaccessibilité de son prix. Ce qui a fait dire au président du FCE : “Nous avons perdu des parts de marché qu’on n’arrive plus à récupérer.”

Ce que vit actuellement la production nationale comme désagréments et contre-performances est, d’après lui, le résultat des politiques économiques prônées jusque-là par les gouvernements qui se sont succédé. Devant pareille situation, Réda Hamiani propose aux producteurs d’avoir plus d’ambition et de revoir à la hausse la taille de leurs entreprises. “Si l’on reste petit, on n’aura pas suffisamment de ressources pour rebondir”, déclare-t-il.

Cet opérateur a la ferme conviction que la stratégie réservée à la production nationale a montré ses limites. Il trouve anormal que l’on continue à arrêter des listes négatives, noires, rouges, notamment dans le cadre des accords avec l’UE et la Zale, décision qu’il qualifie de “version moderne de la protection de l’économie”. En revanche, la protection qu’il juge indispensable devrait s’effectuer à travers l’amélioration de la qualité des produits, le respect des normes.

PROMOTION DE LA PRODUCTION NATIONALE 6 Comment stimuler la demande interne ?; …

 

http://www.lesoirdalgerie.com/articles/2013/05/15/article.php?sid=148934&cid=2


Comment stimuler la demande interne pour développer et la production et la consommation nationales ? Une problématique, un enjeu traité hier à l’hôtel Sheraton Club des- Pins à Alger au 16e Forum d’Alger, organisé par le cabinet de consulting stratégique Emergy.

Chérif Bennaceur – Alger (Le Soir) – Booster la demande interne, un prérequis essentiel d’autant que le mode de consommation des Algériens est orienté vers les produits d’importation, l’informel prégnant fortement les transactions économiques, le réseau de distribution commerciale demeurant encore désorganisé, le système productif restant encore mal valorisé et l’économie nationale dépendant fortement des hydrocarbures et mal diversifiée. Mais également, dans le contexte où l’Algérie devrait tant s’adapter à un contexte économique mondial en crise, en sachant profiter des opportunités de placement et d’acquisition d’actifs, que de pouvoir gérer le déclin progressif de sa production d’hydrocarbures, comme relevé par le président du cabinet Emergy, le Dr Mourad Preure. Mais comment réaliser ce prérequis ? A cette question, les hôtes d’Emergy, représentants du gouvernement, de l’establishment économique et commercial et du mouvement syndical associatif, n’ont pas manqué de réponses, de propositions.

Sidi-Saïd relance le crédit à la consommation

Ainsi, faudrait-il interdire l’importation de produits étrangers pouvant être fabriqués localement, ou bien mettre en œuvre une taxation forte des produits importés, voire «fermer les portes (de l’Algérie)» comme le préconise le secrétaire général de l’Union générale des travailleurs algériens (UGTA), Abdelmadjid Sidi- Saïd ? Se présentant comme le défenseur avéré du «protectionnisme défensif» et des intérêts des travailleurs et des entreprises algériennes, le patron de la Centrale syndicale n’a pas manqué de prôner la relance du crédit bancaire à la consommation au profit des produits nationaux et a appelé à mettre un terme aux «tergiversations». Faut-il également revoir le système fiscal qui freine la sphère commerciale dans son développement et en matière de création de richesses et d’emplois, comme souligné par le porte-parole de l’Union générale des commerçants algériens, Hadj Tahar Boulenouar ? Comment faire pour que l’Algérie ne soit pas «une décharge» des produits importés, comme le souhaite le ministre de l’Industrie, de la Pme et de la Promotion de l’investissement, Cherif Rahmani, parrain de ce 11e Forum d’Alger ainsi que le secrétaire d’Etat, chargé de la Prospective et des Statistiques, Bachir Messaïtfa ? Faudrait-il également mieux œuvrer pour améliorer le climat d’affaires, l’environnement économique, audelà des autres conditions explicitées par nombre de représentants d’associations patronales, notamment le président et le président d’honneur du Forum des chefs d’entreprises (FCE), Réda Hamiani et Omar Ramdane.

Ce que Rahmani assure

Et cela, même si Cherif Rahmani n’a pas manqué de formuler la disponibilité du gouvernement à accompagner le développement entrepreneurial, à libérer l’initiative et aider l’entreprise nationale, publique ou privée à bénéficier de la commande publique. Voire, le ministre de l’Industrie confirmant la volonté gouvernementale de concrétiser la dépénalisation de l’acte de gestion, des mesures en ce sens devant être prises prochainement selon Cherif Rahmani, rétif cependant à en dévoiler la teneur.

Quels autres pré-requis ?

Mais des mesures à même de stimuler la compétitivité entrepreneuriale, notamment celle des entreprises publiques. A charge cependant, et le ministre de l’Industrie n’a pas été le seul à y insister, que les entreprises nationales confortent leur gouvernance, innovent et développent des produits de qualité et à des prix abordables. D’autres pré-requis devant être assurés, l’Etat devant «muer en Etat stratège » selon le Dr Preure, prônant la nécessité de développer «le patriotisme économique compétitif, offensif et stimulatif». Et ce, outre la nécessité d’agir en termes de définition de visions, de politiques sectorielles maturées, de consolidation de l’intégration industrielle, l’amélioration de la communication inter-sociétale, interinstitutionnelle et inter-économique, le développement d’une culture de consommation rationnalisée…
C. B.

 

Production nationale – Le gouvernement va renforcer la protection

http://www.horizons-dz.com/?Le-gouvernement-va-renforcer-la

Publié le 14 mai 2013

Les pouvoirs publics ont réitéré leur volonté de promouvoir l’économie algérienne à travers notamment, la mise en place d’un système de protection des entreprises nationales contre les risques constatés sur le marché.

« Le concept de patriotisme économique est une dimension essentielle de l’économie mondiale et le gouvernement algérien a décidé de protéger les entreprises nationales ayant une capacité de production et de création de l’emploi », a souligné le ministre de l’Industrie, de la PME et de la Promotion des investissements, Chérif Rahmani, lors de son intervention hier, aux travaux du deuxième forum d’Alger intitulé « produire national, consommer national ». Le ministre a, ainsi, rappelé le soutien, l’appui et l’accompagnement du gouvernement à la démarche de la consommation de la production nationale, inscrite dans le cadre du maintien du principe de la préférence nationale. Justifiant cette politique, le ministre a souligné les disfonctionnements et l’anarchie qui caractérisent le marché local favorisant l’émergence, l’installation et la commercialisation des produits étrangers au détriment des produits nationaux. « On ne peut pas accepter de faire de l’Algérie la poubelle des produits en provenance de l’étranger », a-t-il indiqué. « Nos importations exercent une concurrence agressive sur notre marché provoquant la destruction de l’outil de production nationale. L’informel, installé en force, brouille la visibilité des entreprises nationales tout comme l’installation des entreprises étrangères qui suscitent des inquiétudes. Cela doit changer. Il faut rompre avec la politique du laissez aller », a-t-il précisé. Selon lui, il n’est raisonnable que la demande nationale alimente la croissance à l’étranger. « Cela constitue une menace pour notre équilibre, notre souveraineté et même notre indépendance ». « Il faut aussi tordre le coup à l’idée de l’entreprise assistée, car la politique protectionniste est en vigueur partout ». La sortie de cette situation ne peut se faire qu’en convergeant les actions impliquant le consommateur, le producteur et l’Etat. « Le consommateur attend un produit de qualité répondant aux normes et avec un prix compétitif. L’opérateur attend la liberté de l’initiative, l’amélioration de l’environnement des affaires, et l’Etat va dans ce sens en libérant l’entreprise de toutes les contraintes qui l’ont ligoté pendant longtemps », a affirmé M. Rahmani. De ce fait une partie des commandes publiques doit aller vers l’entreprise nationale. « Il y a d’importants projets économiques en cours de réalisation dont une partie doit être confié aux entreprises nationales », a-t-il précisé. Allant plus loin, le SG de l’Union général des travailleurs algériens (UGTA), Abdelmadjid Sidi Saïd a plaidé pour l’augmentation des taxes fiscales sur l’importation des produits alimentaires et vestimentaires. Il a également proposé la réhabilitation de l’autorité de l’entreprise et un accompagnement efficace. Le troisième élément qui doit faire l’objet de redressement, selon Sidi Saïd, concerne le comportement des banques algériennes appelées « à se mettre au diapason et à aller dans le risque bancaire ». Aussi a-t-il plaidé pour la réhabilitation du crédit à la consommation des produits nationaux.

Nouria Bourihane

11e session du Forum d’Alger – Plaidoyer pour consommer national

http://www.latribune-online.com/evenement/82565.html

14-05-2013


Photo : M. Hacène

Par Youcef Salami

Circuler en Corée du Sud dans un véhicule qui n’y est pas fabriqué, c’est mal vu dans ce pays. C’est dans la culture du Sud Coréen. C’est un modèle de consommation, évoqué par Omar Ramdane, président d’honneur du FCE. Omar Ramdane s’exprimait au cours de la 11e session du Forum d’Alger, organisé hier au Sheraton, par le cabinet Emergy. Ce modèle de consommation est-il transposable à l’Algérie ? La question reste pendante.  

Le président d’honneur du FCE est revenu sur la campagne : consommer national (Mantoudj Bladi) que cette organisation patronale a organisé en 2003. Cette initiative a donné de bons résultats, grâce au travail de sensibilisation accompli, grâce aussi à la télévision qui s’est gracieusement mise à contribution. En France, la campagne «nos emplettes assurent nos emplois», a suscité l’engouement des Français pour le produit local. Consommer national, c’est protéger la production nationale, la soutenir dans une économie, certes mondialisée, mais qui se barricade et dans de nombreux pays. Le crédit à la consommation, c’est cette autre forme de protection nationale. Participant à cette 11e session, le SG de l’Ugta a plaidé pour le retour du crédit à la consommation. Mourad Preure, président du cabinet Emergy a estimé, lui, qu’une puissante mobilisation populaire doit soutenir nos entreprises dans leur lutte pour survivre et croître face à une concurrence internationale sans merci. Dans un élan citoyen, les consommateurs doivent «tendre la main» aux entreprises nationales publiques et privées. 

Il a eu cette déclaration : «Nos entreprises doivent se mettre au niveau des besoins de plus en plus exigeants des consommateurs algériens et relever le défi de la qualité, de l’innovation et du coût. Elles doivent se porter aux standards internationaux d’excellence et de compétitivité. Les consommateurs algériens doivent prendre l’habitude de se renseigner avant la décision d’achat pour savoir si un produit national existe pour répondre à leur besoin.» Mourad Preure ajoute que : «Les produits algériens doivent être compétitifs et se distinguer par leur qualité et leur coût. Les producteurs algériens doivent communiquer pour faire connaître leurs produits, les améliorations apportées, les avantages économiques qu’ils procurent. Ils doivent se soucier du packaging mais aussi de la relation client.» Est-ce suffisant ? Le président du cabinet Emergy souligne que les entreprises doivent être incitées à «produire, développer leurs produits, élargir et renouveler leurs gammes pour répondre aux attentes des consommateurs». Et l’État dans tout cela ? L’Etat doit jouer son rôle d’Etat stratège et soutenir les entreprises dans leurs efforts pour répondre à la demande, les encourager à se développer, à gagner en compétitivité, à tendre vers l’excellence. Il doit agir en profondeur sur des leviers importants : lutte contre la bureaucratie, modernisation du système financier, accès au foncier industriel, prix et règles de la concurrence, etc. De même, il doit soutenir les entreprises par l’intelligence économique qui doit, au même titre que la santé et l’éducation, devenir une politique publique. Il doit encourager les entreprises algériennes à s’engager activement dans les tendances structurantes de la nouvelle économie et développer des activités à haute intensité technologique, à haute charge en matière grise. Il doit encourager l’innovation et l’excellence, soutenir la génération de processus innovants dans les entreprises et leur articulation à l’université et la recherche, il doit consacrer le principe de la préférence nationale, notamment dans les commandes publiques, encourager le partenariat public-privé, la sous-traitance nationale, soutenir les champions industriels nationaux et les inciter à recourir aux entreprises nationales. Mourad Preure recommande : «Achetons national, fabriquons national ce que nous achetons. Consommons national. Construisons par nos achats la puissance économique de notre pays.»           

 

« Les commandes publiques doivent donner l’exemple dans la consommation de produits nationaux » : Priorité à la production nationale    

http://www.lemaghrebdz.com/?page=detail_actualite&rubrique=Nation&id=55971

Mise à jour : 15-05-2013 

« Les importations exercent une concurrence agressive sur la production nationale et tiennent en échec le principe de la préférence nationale. Désormais, les commandes publiques doivent donner l’exemple dans la consommation  nationale, en s’adressant aux producteurs nationaux  » a indiqué hier, Cherif Rahmani, ministre de l’Industrie, de la PME et de la Promotion de l’investissement lors de l’ouverture des travaux du Forum d’Alger portant sur  » Produire national, consommer national  » et  » Construire par nos achats la puissance économique de notre pays  » organisé par le cabinet conseil Emergy sous le patronage du ministère de l’Industrie et en présence de Abdelmadjid Sidi Said, secrétaire général de l’UGTA, Bachir Messetfa, secrétaire d’Etat, chargé des statistiques,  Reda Hamiani, président du FCE ainsi que des experts et cadres centraux. Les appels d’offres nationaux seront dans ce cas de plus en plus consacrés et le recours aux appels internationaux ne sont tolérables que lorsque les produits ou les services en question ne sont pas produits en Algérie.  Le ministre a insisté dans ce sens sur la politique du gouvernement en termes notamment de protection de l’économie nationale, de la production nationale et des entreprises ainsi que l’amélioration de l’environnement des affaires.   » La puissance potentielle de notre économie nationale repose sur l’entreprise algérienne forte, performante et compétitive ; mais aussi sur un système productif honnête sur l’innovation, la qualité, confiance mutuelle  pour l’avenir de notre pays », tient encore à préciser M Rahmani. Le gouvernement veut, affirme-t-il, avec la participation de tous les acteurs, inscrire le pays dans une trajectoire de croissance et de  développement afin de porter l’Algérie au rang des pays émergents. Selon lui, l’Algérie dispose aujourd’hui des atouts et des caractéristiques importants qui peuvent lui permettre dans un proche avenir, selon le gouvernement et beaucoup d’experts internationaux, dit-il être dans la liste de ces pays émergents. Et l’industrie peut donner corps à cette ambition algérienne, dit-il, en favorisant les facteurs clés de succès qui sont nombreux pour être énumérés, a-t-il indiqué. Mais il a cité notamment l’expertise, les compétences, les ressources énergétiques et les énergies renouvelables qui peuvent être mobilisés dans le cadre de cette nouvelle économie. M Sidi Said est allé dans le même sens pour souligner l’urgence de l’Algérie de protéger sa production nationale en mettant fin aux importations massives par le biais de la fiscalisation douanière et de taxes spécifiques.  » De grands pays champions de libéralisme et de l’économie protègent actuellement l’économie nationale par des mesures fiscales et douanières sans se soucier des considérations internationales ou des organisations de commerce  » affirme le SG de l’UGTA qui prône le patriotisme économique et l’outil de production national qui sont les seuls mécanismes capables de promouvoir réellement l’emploi durable et la stabilité sociale. Selon lui, le plus important c’est le décollage économique de l’Algérie précisant que le développement de la production nationale est une affaire de tous les Algériens, et les politiques, les patronats et les consommateurs. Mourad Preure, expert pétrolier  international qui a présidé les travaux du forum a souligné dans sa communication  » la guerre économique et la mondialisation  » les enjeux que se livrent les grandes puissances pour s’accaparer les marchés internationaux et notamment ceux du Sud qui ne présentent aucun système de protection ou de développement douanier susceptible faire face à l’agressivité commerciale des  grandes firmes internationales.   » Il n’est pas tolérable de présenter la concurrence entre un produit national avec un produit étranger comme une situation normale sans favoriser le nôtre  » a-t-il ajouté Les commerçants sont aussi interpellés, selon M Boulounouar, porte-parole de l’UGCA, pour favoriser la vente des produits algériens en les mettant à l’affiche, et ce dans le cadre d’une relation de partenariat avec les producteurs algériens, comme cela se fait ailleurs.
Meziane Atmani

 

L’importation massive dénoncée : Le crédit à la consommation et les 50 millions de dollars de biscuits

par M. Aziza

http://www.lequotidien-oran.com/index.php?news=5183000

 Le secrétaire général de la centrale syndicale (UGTA), Abdelmadjid Sidi Saïd, a dénoncé, hier, énergiquement l’importation massive de produits étrangers sur le marché algérien, affirmant que l’Algérie est «colonisée économiquement».

Sidi Saïd a appelé à la fermeture des portes aux importateurs qui inondent le marché de produits étrangers de très mauvaise qualité au détriment des produits algériens. «Il faut imposer des taxes à tous les produits importés», réclame-t-il. Il a également préconisé le recours aux crédits à la consommation exclusivement pour les produits nationaux, une mesure protectrice qui a déjà fait ses preuves dans des pays étrangers, selon ses propos.

Intervenant hier, en marge du 11e Forum d’Alger organisé par le cabinet EMERGY, à l’hôtel Sheraton, Sidi Saïd a affirmé que «si les Algériens ne prennent pas en charge leur économie, ils vont nous prendre en charge». Il cite «les Américains, les Français et les Qataris». Il poursuit : «Tous les pays libéraux protègent «agressivement» leur économie et leurs entreprises». «De quoi a-t-on peur ?», s’est-il interrogé, en préconisant des actions concrètes et rapides qui, loin de toute philosophie, «protègeront nos produits, nos entreprises et l’emploi des Algériens». Le ministre de l’Industrie, de la PME et de la Promotion de l’investissement, M. Chérif Rahmani, a exprimé quant à lui l’engagement et la volonté du gouvernement à booster la production nationale en améliorant le climat des affaires. Il a également précisé que le gouvernement Sellal a décidé de monter au front pour protéger les entreprises algériennes. «Tous les Etats du monde adoptent des politiques protectionnistes et protègent leurs entreprises publiques et privées», a-t-il insisté en précisant, qu’aujourd’hui, la prise de conscience est que «la demande interne soit une cause nationale». Chérif Rahmani a précisé que les commandes publiques doivent servir d’exemple, elles doivent plaider pour des préférences nationales. Le ministre a appelé également les entreprises algériennes à se moderniser. «Nos entreprises souffrent d’un manque de visibilité», dit-il en précisant «en fait, c’est l’informel qui brouille la vision des entreprises».

Lutter contre les importations massives qui mettent notre économie en péril, doit commencer par une lutte réfléchie contre l’informel, a-t-on souligné. Le représentant de l’UGCAA, Hadj Boulanouar, a affirmé pour sa part que 80% des produits importés s’écoulent dans les circuits du marché informel. Le patron du FCE, Réda Hamiani, a déclaré pour sa part que l’informel s’est approprié les leviers de l’importation et la distribution par le paiement cash et l’absence de factures. Réda Hamiani préconise le recours au paiement par chèque avec facturation dans toutes sortes de transactions commerciales. Il a également appelé les entreprises nationales à ne plus jouer sur les coûts (les prix bas). C’est un marché perdu d’avance, face à la rude concurrence asiatique. Pour lui, il faut miser sur l’amélioration de la qualité. Il argumente en précisant que la production nationale forte et historique des pâtes, chocolats et biscuits a perdu ses parts de marché, alors que ses produits sont trois à quatre fois plus bas comparativement aux produits importés. «Ce n’est pas normal, nous avons importé 50 millions de dollars rien qu’en biscuits». Le PDG de Saidal, Boumediène Derkaoui, a, quant à lui, avancé quelques pistes pour booster la production nationale pharmaceutique. Il s’est dit satisfait de la filière pharmaceutique qui connaît depuis 15 ans une certaine dynamique. «On était à 15 usines, nous sommes aujourd’hui 50 usines de production de médicaments». Il ajoute : «La production nationale couvre aujourd’hui 40% des besoins du marché du médicament». Mais pour le PDG de Saidal, il ne suffit pas de produire uniquement des médicaments, il faut penser à la production intégrée. «Nous importons des flacons pour nos médicaments à des prix excessifs parce que le verre produit localement est de très mauvaise qualité», dira-t-il. Et d’avancer qu’il est possible de monter des usines algériennes pour la production locale de ces flacons et pour l’emballage. Il a également précisé qu’il ne faut pas se limiter à la production des médicaments, mais il faut aller vers la production locale des principes actifs.

Pour sa part, l’expert indépendant en agronomie, Akli Moussouni, avance le fait qu’on peut améliorer la production agricole par la valorisation de 80% environ du potentiel agricole non exploité. En faisant naître des filières qui ne sont pas mises en branle dans l’activité agricole. Il cite l’agroforesterie, «culture des huiles essentielles et culture bio». Il précise que «nous importons une moyenne de 100 millions d’euros d’huiles essentielles». Il cite, en outre, les filières de l’artisanat, «l’agro- tourisme». Il y a aussi la filière de la valorisation des sous-produits, les biogaz qui peuvent servir d’énergie, le compostage. En plus de l’agriculture artisanale qui se fait toujours de manière traditionnelle, «il faut revoir ces cultures, fertiliser les sols».

Chérif Rahmani au sujet de la dépénalisation de l’acte de gestionLa question sera tranchée bientôt

14 mai 2013

http://www.leconews.com/fr/actualites/nationale/industries/la-question-sera-tranchee-bientot-14-05-2013-163435_340.php

La réponse du gouvernement quant au dossier de la dépénalisation de l’acte de gestion sera rendue publique, dans quelques semaines.

 C’est ce qu’a déclaré aujourd’hui, Chérif Rahmani en marge du 11ème Forum d’Alger organisé sous le thème « Produire national, consommer national. Construisons par nos achats la puissance économique de notre pays ». Le ministre a souligné que « la décision sur la dépénalisation de l’acte de gestion sera prise dans les prochaine semaines ».

Dans une rencontre tenue le mois mars dernier, le ministre avait souligné que ce dossier a suscité un « chaud débat au conseil du gouvernement, en précisant qu’ « ils ya des ministres qui sont pour la dépénalisation de l’acte de gestion et d’autres qui s’y opposent».

Dans son intervention au sujet de la production nationale, Chérif Rahmani a par ailleurs estimé que note économie vit un syndrome particulier où les importations, rendues possibles par la prospérité pétrolière, concurrencent  toute production nationale et finissent par inhiber tout le tissu productif.

Il dira que les entreprises nationales doivent se mettre au niveau des besoins de plus en plus exigeants des consommateurs algériens et relever le défi de la qualité, de l’innovation et du coût. Elles doivent également se porter aux standards internationaux d’excellence et de compétitivité.  Pour lui, les consommateurs algériens doivent prendre l’habitude de s’informer sur l’existence du produit local avant de se rabattre sur celui importé. 

 

Fièvre protectionniste au forum sur la production nationale

Écrit par Houda Bounab

http://www.reporters.dz/index.php?option=com_content&view=article&id=12852:fievre-protectionniste-au-forum-sur-la-production-nationale&catid=14:thema-ouverture

Mercredi, 15 Mai 2013 01:32

Il y avait, hier, une forte poussée de fièvre protectionniste au forum sur la production nationale. Organisé par le cabinet Emergy dirigé par M. Mourad Preure, économiste et surtout expert des questions énergétiques, ce forum a donné lieu à des débats, mais aussi à des déclarations à faire frémir les adeptes du marché et ceux qui considèrent que l’Algérie n’a pas d’autre perspective que de continuer à s’engager dans sa logique.

Pour le ministre de l’Industrie, Cherif Rahmani, les entreprises algériennes font face à une « concurrence étrangère agressive ». « Le gouvernement est décidé de monter au front pour soutenir les entreprises algériennes publiques et privées dans le but de relancer la production nationale », a-t-il déclaré en défendant la politique économique de l’Algérie, notamment la règle 51/49. Il ne s’agit pas d’une « sorte de protectionnisme » comme la perçoivent certains investisseurs, a ajouté M. Rahmani, en affirmant que la relance du secteur industriel constitue « une cause nationale ! ».

Pour le ministre de l’Industrie, cependant, la voie royale passe par la logique de la joint-venture et des accords de partenariat entre les entreprises nationales et étrangères dans différents secteurs comme l’industrie mécanique, le textile, la chimie et l’agroalimentaire. « Le protectionnisme n’est pas uniquement pratiqué en Algérie, mais les plus grandes économies libérales l’adoptent comme un moyen de patriotisme économique », a-t-il repris en insistant sur le fait que « le gouvernement est déterminé à soutenir les entreprises publiques et privées pour promouvoir la production nationale et relancer le secteur industriel ».

Quand Sidi Saïd parle de « colonisation économique »

Côté syndical, et dans des propos moins nuancés par rapport à la réalité, c’était du  théâtre, hier, au forum ! En s’exprimant sur le thème « Produire national, consommer national », le secrétaire général de l’UGTA, Abdelmadjid Sidi Saïd, a plaidé avec le verbe haut et le geste généreux pour le retour au patriotisme économique.

Ses propos, particulièrement violents et « révolutionnaires », n’ont pas manqué d’étonner tous les présents, qui n’ont jamais vu le patron de la centrale syndicale dans un tel état de colère. Le patriotisme économique se traduit à travers « la fermeture des vannes aux investisseurs étrangers en leur imposant de lourdes charges fiscales », s’est-il exclamé.

« Si, réellement, on veut propulser notre économie, c’est comme ça qu’il faut agir », a-t-il ajouté, en déclarant : « C’est peut-être fort, mais je dois dire que notre pays fait face aujourd’hui à une colonisation économique » contre laquelle il faut lutter.
Harangue de circonstance ou prélude à des orientations pour un congrès de l’UGTA en retard d’une année ? Difficile d’y répondre tant le numéro 1 de la centrale syndicale n’a pas souhaité donner davantage de détails, se contentant uniquement d’appeler à la défense de l’outil productif national et à préserver la machine économique.

Fièvre protectionniste à l’UGTA ? Là aussi, il faut attendre que le syndicat, qui a toujours souscrit aux grands choix économiques du gouvernement, précise sa pensée et s’exprime plus clairement sur sa vision en ce qui concerne l’investissement étranger dans notre pays. Seule phrase sur laquelle il n’y avait pas lieu de spéculer, celle concernant son appel au retour au crédit à la consommation au bénéfice de la production locale : «  l’Etat doit encourager le crédit à la consommation pour la production locale, qui a été derrière le développement des systèmes économiques de plusieurs pays dans le monde, comme la Corée du Sud et bien d’autres pays ».

Mise à jour le Mercredi, 15 Mai 2013 01:43

| شريف رحماني يؤكد أن الحكومة عازمة على دعم المؤسسات من اجل ترقية الانتاج الوطني

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تاريخ النشر:
15 أيار 2013 – 08:59:00

كاتب المقال أو المصدر: وكالات

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اكد وزير الصناعة و المؤسسات الصغيرة و المتوسطة وترقية الاستثمار شريف رحماني أمس الثلاثاء بالجزائر العاصمة ان الحكومة عازمة على دعم المؤسسات العمومية و الخاصة من اجل ترقية الانتاج الوطني و انعاش القطاع الصناعي. و اوضح رحماني خلال منتدى من تنظيم المكتب الخاص « إيمارجي » حول موضوع الانتاج الوطني ان « الحكومة عازمة على دعم المؤسسات الجزائرية العمومية منها والخاصة بهدف انعاش الانتاج الوطني ». كما اشار الوزير الى ان الحكومة قد شرعت في عدة اعمال ترمي الى تحسين نوعية الانتاج الوطني و يتعلق الامر خاصة بعقد اتفاقيات تعاون مع مؤسسات وطنية و اجنبية في مختلف القطاعات على غرار الصناعة الميكانيكية و النسيج و الكيمياء و الصناعات الغذائية. واعتبر في هذا الخصوص ان انعاش القطاع الصناعي يشكل « قضية وطنية » ينبغي على جميع الفاعلين الاشتراك فيها مؤكدا على ضرورة تحسين نوعية و تنافسية المنتوج الجزائري. و دافع في ذات السياق عن السياسة الاقتصادية للجزائر سيما قاعدة 51/49% التي تسير الاستثمار الاجنبي و التي ينتقدها بعض المستثمرين الذين يعتبرونها « نوعا من الحمائية ». وابرز ان « الحمائية لا تطبق فقط في الجزائر حيث ان اكبر الاقتصادات الحرة يتبنونها كنوع من الوطنية الاقتصادية ». من جانبه دعا كاتب الدولة مكلف بالاستشراف و الاحصائيات بشير مصيطفى المنتجين الوطنيين الى « تكييف منتجاتهم مع نوعية الاستهلاك الوطني و كذا متطلبات التنافسية الدولية ». اما بخصوص عمل دائرته الوزارية في اطار تدعيم القطاع الصناعي الوطني فقد اشار مصيطفى الى ان هذا العمل يتمحور حول تحسين الحكامة الاقتصادية و تنظيم تسيير المؤسسة. و في معرض تدخله في هذا اللقاء دعا الامين العام للمركزية النقابية (الاتحاد العام للعمال الجزائريين) عبد المجيد سيدي السعيد الى الوطنية الاقتصادية بهدف دعم الانتاج الوطني « حتى ولو بالرفع من الاعباء الضريبية الخاصة ببعض المنتجات المستوردة و التي يمكن انتاجها في الجزائر ». كما اقترح الامين العام للنقابة العودة الى القرض الاستهلاكي كوسيلة « لتشجيع الطلب الداخلي ». اما رئيس منتدى رؤساء المؤسسات رضا حمياني فقد اعتبر ان القطاع الموازي له مسؤولية كبيرة في ارتفاع الواردات و تراجع الانتاج الوطني. و اكد في هذا الخصوص ان القطاع الموازي قد نجح في فرض نفسه من خلال شبكات استيراد و توزيع داخلية و لم يترك للقطاع الوطني القانوني الا هامشا ضيقا للمناورة


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شريف رحماني: ارتفاع مستوى الواردات أصبح خطرا على الاستقلال الوطني

سيدي السعيد يضغط على الحكومة لإعادة القروض

عبد الوهاب بوكروح

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2013/05/14

http://www.echoroukonline.com/ara/articles/164713.html

أعلن أمس شريف رحماني، وزير الصناعة والمؤسسات الصغيرة والمتوسطة وترقية الاستثمار، دعم الحكومة لمبادرة المواطنة « أنتج جزائريا.. استهلك جزائريا.. » التي أعلنها مكتب الخبرة والاستشارة والهندسة « إيميرجي » بدعم من الاتحاد العام للتجار والحرفيين الجزائريين وجمعية حماية المستهلك.

وقال رحماني، إن الطلب الوطني أصبح يدعم الواردات وأصبح خطرا على الاستقلال الوطني لأنه خطر على التوازنات الخارجية للبلاد ويجب تغير هذه الوضعية الخطيرة بتضافر جهود الفاعلين وعلى رأسهم الحكومة التي أعلنت التزامها الجاد بتطهير مناخ الأعمال حتى يصبح الطلب العمومي هو آلية لتطوير الإنتاج الوطني على أساس قاعدة الأفضلية الوطنية.  

وأوضح حمياني رئيس منتدى رؤساء المؤسسات، أن تحول نمط استهلاك الجزائري إلى نمط غربي ساهم في خسارة المؤسسات الجزائرية لحصتها السوقية المحلية أمام منتجات غربية ذات جودة عالية، مضيفا أن الطريقة الوحيدة لاستعادة الشركات الوطنية لحصتها في السوق المحلية تضمن في إنتاج سلع وخدمات ذات جودة مع العمل على زيادة حوكمتها، داعيا الحكومة إلى إلغاء القائمة السلبية للمنتجات العربية بعد أن تبين أن الحمائية السلبية التي مارستها الدولة لم تساهم في تطوير المؤسسة المحلية، مشيرا إلى أن المنتدى مع الانفتاح الإيجابي للاقتصاد الوطني . 

وأعلن مراد برور الخبير الاستراتيجي، ورئيس مكتب الخبرة والاستشارة « إيميرجي » أن التحولات الهيكلية التي يعرفها العالم شكلت رهانات كبيرة للاقتصاد الجزائري الذي يعيش ضغوط التحول من اقتصاد موجه إلى اقتصاد مفتوح في ظروف محلية غاية في الخطورة وهي تراجع إنتاج المحروقات وزيادة الطلب المحلي على الطاقة، مشيرا إلى أن التحدي الرئيسي الآني هو كيفية جعل المؤسسة المحلية والاقتصاد الوطني يستفيد من الطلب الداخلي القوي العمومي والخاص والحد من التحويلات الخارجية.

وقال برور إن الوطنية الاقتصادية لا تعني غلق الحدود الاقتصادية والتجارية للدولة بقدر ما تعني سياسة قوية لتطوير المؤسسة الجزائرية وإعطائها الإمكانات الحقيقية للمنافسة واكتشاف أسواق خارجية جديدة، مع ضمان الحماية للقطاعات الاستراتيجية بنفس الطريقة التي تعمل بها الولايات المتحدة على حماية مؤسساتها الاقتصادية ومصالحها القومية

من جهته، طالب الأمين العام للمركزية النقابية عبد المجيد سيدي السعيد، الحكومة بفرض رسوم جمركية وضريبية عالية على المواد الاستهلاكية المستوردة من الخارج في مجال الصناعات الغذائية والنسيج والجلود والمواد الكهرومنزلية والخشب والمواد المكتبية ووقف عمليات متابعة المسؤولين على القطاع الاقتصادي والمالي والزج بهم في السجون بسبب أخطاء تافهة.

وقال سيدي السعيد، في مداخلة له خلال منتدى الجزائر الذي خصص طبعته الأخيرة لملف تشجيع الجزائريين على الإنتاج واستهلاك المنتج الوطني، إنه على الحكومة إعادة القروض الاستهلاكية لأنها الطريقة الوحيدة لضمان تشجيع الإنتاج واستهلاك المنتج الوطني مع ضمان حرية المقاولة للمؤسسة الجزائرية العمومية والخاصة مع ضرورة ربط المؤسسة بالجامعة ومعاهد التكوين المهني.

 

 

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