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    Naïvement enlacée à la mer, Alger si loin de son destin …

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  • A quoi ressemblera l’économie mondiale en 2060 ?

    www.latribune.fr Pierre Manière | 09/11/2012

    Dans une étude publiée vendredi, l'OCDE dresse le portrait de l'économie mondiale en 2060. Elle prévoit un grand chambardement de l'ordre établi. Comme attendu, la Chine deviendra la première économie de la planète. L'Inde, pour sa part, se classera deuxième, devant les Etats-Unis. New Delhi voit ainsi la part de sa contribution au PIB mondial progresser de 7% à 18% ! La zone euro, elle, verra son poids dégringoler de 17% à 9%.
    Sur le même sujet
    L'exercice apparaît pour le moins ambitieux. Dans une étude publiée vendredi, l'OCDE dévoile sa photographie de l'économie mondiale en... 2060 ! Et ses résultats font état d'un vrai chambardement de l'équilibre économique mondial.
    • Une croissance maussade de 3% par an en moyenne
    D'abord, l'OCDE parie sur un retour progressif aux fondamentaux économiques d'avant crise à horizon 2020. "Une fois liquidé l'héritage de la crise financière mondiale, le PIB global pourrait croître d'environ 3% par an au cours des 50 prochaines années", grâce à "l'amélioration de la productivité" couplée à "l'accumulation de capital humain", précise le rapport. Une croissance profondément inégale, les vieux pays industrialisés affichant des taux bien inférieurs aux pays émergents.
    Un bémol, de taille, concerne toutefois la manière dont la crise actuelle impactera les prochaines décennies. Chef de la division de l'analyse des politiques structurelles de l'OCDE, Giuseppe Nicoletti concède qu'"il y a beaucoup d'incertitude" sur la date de rétablissement de l'économie mondiale. De plus, il souligne que la manière dont les Etats sortiront de la crise aura des conséquences importantes. "Si les Etats-Unis et l'Europe s'en sortent avec des niveaux de dettes trop élevés, cela peut avoir, à terme, des conséquences sur les marchés de capitaux, provoquer une baisse des investissements, et plomber le marché de l'emploi", prend-t-il en exemple.
    • La Chine et l'Inde en pole position
    La Chine devrait débuter ce premier demi-siècle sur les chapeaux de roues. Sur la base des parités de pouvoir d'achat de 2005, l'étude précise que Pékin devrait dépasser cette année la zone euro en termes de contribution au PIB global. Avant de chiper la première place aux Etats-Unis "quelques années plus tard", voyant son poids dans le PIB mondial passer de 17% à 28%. Dans son sillage, l'Inde verrait sa contribution au PIB mondial passer de 7% à 18% en 2060, et dépasser à son tour le pays de l'Oncle Sam. Ainsi, si la Chine est championne en terme de croissance jusqu'en 2020 (avec une moyenne de 10%), Pékin voit sa progression du PIB se tasser jusqu'à 2,3% en 2030-2060. Or sur cette période, New Delhi affiche une moyenne de 6,7% au compteur.
    Pour expliquer le tassement de la croissance chinoise, Giuseppe Nicoletti évoque "le vieillissement de la population chinoise", y voyant-là "les conséquences de la politique de l'enfant unique". De son côté, il justifie le "rattrapage" indien par le fait que son économie part de très bas, citant des exemples "historiques", comme les dragons asiatiques ou l'Europe d'après-guerre.
    • Le moindre poids de la zone euro et des Etats-Unis
    A l'opposé, le Vieux Continent et les Etats-Unis, ne pèsent plus aussi lourd. Représentant respectivement 17% et 23% du PIB mondial aujourd'hui, la zone euro et Washington voient leurs participations chuter de 8 et 7 points.
    • Un quadruplement du PIB par habitant des pays les pauvres
    Conséquence du rattrapage des pays en développement, le PIB par habitant des économies actuellement les plus pauvres "aura plus que quadruplé", souligne l'OCDE. Il sera même multiplié par sept pour la Chine et l'Inde Tandis que celui des économies les plus riches "se contentera de doubler". Toutefois, le classement des pays en fonction du PIB par habitant ne devrait pas bouger. "Certes, les écarts de productivité et de qualification de la main d'oeuvre se réduisent, mais les différences qui subsistent sont encore pour une bonne part à l'origine des écarts de niveau de vie observés en 2060", souligne l'étude.

  • Arrêtez avec le « je me battrai pour vous » de Voltaire !

    Par Zineb Dryef | Rue89 | 14/04/2011

    Deux fois en quelques heures ! D’abord, un éditeur qui invoque son esprit « voltairien » pour justifier la publication d’un livre d’Eric Zemmour. Ensuite, un faux Carl Lang (ex-Front national) qui flatte Pierre Haski sur Twitter pour obtenir la publication d’une tribune sur Rue89 : « On vous dit voltairien », sous-entendu « vous connaissez comme moi la fameuse phrase ».

    Mais Voltaire n’a jamais écrit « je ne suis pas d’accord avec ce que vous dites, mais je me battrai jusqu’au bout pour que vous puissiez le dire » ! Il ne l’a même jamais dit. A l’origine de cette formule, une Britannique, Evelyn Beatrice Hall qui, dans un ouvrage consacré à Voltaire en 1906, lui attribue le célèbre « I disapprove of what you say, but I will defend to the death your right to say it ».

    Dans un documentaire de la TSR retraçant l’histoire de cette phrase, Charles Wirz, le conservateur du musée Voltaire de Genève, confirme que le philosophe n’a jamais rien dit de tel et présente même l’aveu d’Evelyn Beatrice Hall : « Je ne suis pas d’accord avec vous […] est ma propre expression et n’aurait pas dû être mise entre guillemets. »

    Dans son « The Friends of Voltaire », Evelyne Beatrice Hall a tenté ainsi de résumer la pensée de Voltaire, notamment au moment de sa prise de position dans l’affaire Helvétius, l’un des philosophes qui contribua à L’Encyclopédie.

    Son livre, « De l’Esprit », irrite profondément Voltaire – il qualifie le texte de « fatras d’Helvétius » dans une lettre à de Brosses du 23 septembre 1758, citée par Gerhardt Stenger mais lui apporte son soutien face aux attaques virulentes dont il est victime après la parution de son ouvrage.

    Dans ce contexte, la phrase prêtée à Voltaire ne paraît pas dépasser sa pensée. Pourtant, plusieurs amoureux de l’écrivain s’émeuvent de l’utilisation qui en est faite. On les comprend.

    Nietzsche « Au soleil » avec Jennifer

    « Je ne suis pas d’accord avec ce que vous dites, mais je me battrai jusqu’au bout pour que vous puissiez le dire » est devenu l’un des poncifs les plus irritants des dernières années. Peut-être autant que le « ce qui ne tue pas rend plus fort » de Nietzsche, nouvel hymne de Jenifer « ce qui ne me tue pas me rend forte » dans une chanson sur les bienfaits du soleil.
    Plus injuste encore, il est devenu l’arme de défense de tous ceux qui se croient censurés par les-médias-dominants-la-pensée-unique-le-politiquement-correct.

    Dans les années 2000, Thierry Ardisson l’a largement popularisé dans son émission « Tout le monde en parle » en le citant à tout bout de champ pour justifier la présence du moindre invité un peu controversé. Se proclamer voltairien est ainsi devenu synonyme de partisan de la liberté d’expression totale. On retrouve donc pêle-mêle Eric Zemmour, Robert Ménard, Dieudonné, etc.

    « Ce n’est pas du tout lui cette phrase »

    Voltaire, défenseur de la liberté d’expression illimitée ? Une supercherie, nous répond la Société Voltaire : « Ce n’est pas du tout lui cette phrase. Prenons le credo chrétien qu’il a toujours combattu. Ou les Jésuites. Il ne les aurait jamais défendus. »
    Plus fort, le cas Fréron. Ce journaliste parisien, responsable du journal L’Année littéraire, détesté de Voltaire, a eu droit à une pièce « Le Café ou l’Ecossaise » rédigée contre lui mais n’a jamais eu le moindre signe de soutien à chaque fois que son périodique a été censuré par… Lamoignon de Malesherbes, un ami de Voltaire.
    http://www.rue89.com/hoax/2011/04/14/arretez-avec-le-je-me-battrai-pour-vous-de-voltaire-199690

    • Album : CASBAH LUMIERE
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  • Cheikh El Hasnaoui

    Cheikh El Hasnaoui

  • L’immortel Cheikh El Hasnaoui

    Cheikh El Hasnaoui (1), de son nom kabyle Si Mouḥ N Amar U Mouḥ (2), est né, selon l'état civil, le 23 juillet 1910 sous le nom patronymique Mohammed KHELOUAT, au hameau de Taâzibt, un petit village de la région d'Ihesnawen (3). C'est, d'ailleurs, du nom de sa région natale qu'il en tirera son pseudonyme artistique qui était à l'origine : « Ben Ammar Hasnaoui », puis « Cheikh Amar El-Hasnaoui », avant de devenir « Cheikh El-Hasnaoui » plus tard. Quelques années après sa naissance, il perdit sa mère, LAÂZIB Sadïa (Bent Ahmed) elle-même originaire d'Alger de parents originaires de Biskra. Elle mourra des suites d'une maladie après avoir perdu ses deux jeunes enfants : Omar et Ali. Son père, Si Amar KHELOUAT (4), est absent du foyer, car enrôlé par l'Armée française durant la Première Guerre Mondiale. Démobilisé après une blessure, son père rentre au pays, il ira chercher à Alger le jeune Mohamed et le plaça dans une école coranique. Son apprentissage ne durera que quelques années, il en est sorti à l'âge de 12 ans. À Alger, il exercera plusieurs petits métiers tout en se « frottant » aux grands maîtres de la musique « chaâbi » comme El-Anka et Cheikh Nador. Ainsi, il assimila toutes les finesses de ce genre musical exigeant et s'affirme, bientôt, comme un artiste accompli, maître de son art et capable de l'exprimer aussi bien dans sa langue maternelle : « Taqbaylit », comme il le dit si bien, ainsi qu'en Arabe populaire (dialectal), l'autre langue qu'il vient d'acquérir et de perfectionner. Il animera pendant cette période bon nombre de soirées « qui seront pour lui l'occasion de se produire en public et de monnayer son talent ». Il vivra jusqu'en 1936, date de son dernier retour dans sa région natale, des allers-retours entre Tizi-Ouzou et Alger. La situation ambiante (sociale, intellectuelle,…) ne lui plaisant guère (5), il confia, un jour d'été, à Si Saïd U L'Hadi (6), un de ses amis d'enfance : « Cette fois, si je quitte le village, je serai comme une fourmi ailée. Là où me poseront mes ailes, j'y resterai. » (7) À Paris, le « Maître » s'impose comme un artiste phare, illuminant de toute sa classe la vie artistique du moment qui reste confinée aux seuls cafés, véritables microcosmes de la société kabyle. De tempérament solitaire, il fréquente très peu de gens, même pas les « grands noms » de la chanson kabyle de l'époque, mais il se lie d'amitié avec Fatma-Zohra (8), son mari Mouh-akli et Mohamed IGUERBOUCHENE avec lequel il collabore dans des émissions radiophoniques. Sa carrière connaît une parenthèse, durant la Seconde Guerre Mondiale, le temps d'accomplir en Allemagne, le Service du Travail Obligatoire. C'est pendant cette période qu'il fera connaissance de celle qui deviendra plus tard sa femme, il s'agit d'une jeune Française du nom de Denise Marguerite Denis qu'il épousera le 14 août 1948. Cherchant le calme, il quittera la région parisienne et la maison qu'il a construite de ses mains à Anthony pour s'installer à Nice (Rue de Belgique). En 1985 il quittera sa seconde demeure pour un voyage qui le mènera dans les Antilles, où il séjournera, seul, quelques mois avant de repartir vers Nice rejoindre sa femme. En 1988, il récidivera en mettant le cap sur l'île de la Réunion où il s'installera à Saint-Pierre, en compagnie de sa femme Denise, dans la même année. À des milliers de kilomètres des siens et de toute personne qui le connaît, Cheikh El Hasnaoui se construit son havre de paix. Il faudra attendre plus de 20 ans pour qu'un musicologue du nom de Mehenna MAHFOUFI retrouve enfin sa trace et lui rendra trois fois visite afin de s'entretenir avec lui. Le chanteur Abdelli et la chanteuse Behdja Rahal en feront de même et auront le privilège de rencontrer le Maître quelques années seulement avant qu'il ne s'éteigne le samedi 06 juillet 2002, à l'âge de 92 ans. Il sera inhumé, conformément à ses vœux, à Saint-Pierre de la Réunion où un jardin public porte aujourd'hui son nom, il y est indiqué : Cheikh El Hasnaoui, Maître de la chanson Kabyle : Taâzibt 1910 – Saint-Pierre 2002. Ainsi, il est parti le Maître, discrètement comme il a toujours vécu, Cheikh El-Hasnaoui, celui qui mérite plus qu'un autre la place de véritable classique de la chanson kabyle (et même algérienne), nous a laissés emportant avec lui tous ses secrets, que de questions demeurent posées : Ses choix de vie ? La rupture avec le pays ? Paroles de certains de ses textes ?
  • Les vaillantes tribus Hadjoutes étaient menées par un poète, Boutheldja …

    (Par Belkacem Rabah Mohamed Khaled) (...) Il n'existe malheureusement pas de statistiques précises sur le nombre des populations Hadjoutes, mais nous estimons, à partir de certaines données contenues dans le rapport du duc de Rovigo, «vingt-trois tribus Hadjoutes et douze mille cavaliers» ... Dix huit mille cavaliers selon d'autres sources, à un total de plus de quarante mille habitants pour l'ensemble de ces tribus et douars. A la bataille de Staouéli, les 4 et 5 juillet 1830 (Sidi-Ferruch), contre la pénétration des armées françaises et avant la proclamation de Abdelkader comme Emir, les contingents fournis par les tribus Hadjoutes (douze mille cavaliers Hadjoutes) ont combattu vaillamment parmi les cinquante mille hommes engagés dans la bataille. Le général Changarnier qui a eu à combattre les armées Hadjoutes, écrit à leur sujet (Mémoires), après les avoir qualifiés d'«habitants rebelles au joug de l'étranger», de « patriotes énergiques» ,«les Hadjoutes avaient pu mettre en campagne et entretenir, pendant plusieurs années, de mille à mille huit cents cavaliers très courageux, qui avaient accompli des choses dont les cavaliers les plus célèbres de l'Europe se seraient honorés... » De même, le duc d'Orléans n'eut pas manqué de rendre hommage au patriotisme de ces partisans : « ... Ces hardis partisans faisaient plus de mal aux Français que tout le reste des forces ennemies, de même que les Cosaques, dans les guerres de l'empire, contribuèrent plus que toutes les troupes régulières à détruire l'Armée française ... Les Hadjoutes empêchaient l'armée de dormir en la tenant sur un qui-vive perpétuel ... Cependant la mort d'un simple cavalier Hadjoute, Boutheldja le poète, tué dans un de ces engagements, fut une perte sensible pour la cause arabe ... Au milieu du mouvement de résurrection de ce peuple, qui renaissait du sang de ses braves enfants, Boutheldja fut le plus inspiré parce qu'il était le plus convaincu de tous les poètes. Ses chants lyriques, d'une douleur touchante et d'un farouche patriotisme, étaient devenus populaires parmi la jeunesse arabe. Le poète préféra rester en volontaire, au premier rang des Hadjoutes, et, simple soldat, comme Koerner, il mourut comme lui de la main d'un Français, en combattant pour une patrie que tous deux avaient rêvée grande, et qu'ils ne connurent que malheureuse. »
  • Tazir M’hamed Bacha. Ancien militant de la cause nationale, compagnon de Mohamed Belouizdad – «Qui se souvient des 3024 disparus de La Casbah ?»

    www.elwatan.com le 10.05.12

    L’Algérie s’est faite elle-même.
    «Le violence est infâme, son résultat est toujours incertain et nul ne peut agir justement quand il est poussé par la haine.» Antar Ibn Chadad
    Le hasard est parfois curieux. Il provoque les choses, soupire M’hamed qui pense que certains rendez-vous de l’histoire sont quelquefois étranges.A 18 ans, en 1944, il a été arrêté, torturé et jeté dans les caves de la préfecture d’Alger. Dix-huit ans après, en 1962, il est le patron de cette même préfecture d’Alger où il officie en tant que directeur de cabinet du regretté Nadir Kassab. Alors, il se rappelle des propos de son avocat d’autrefois, Maître Sansonneti et de sa flamboyante plaidoirie en déclarant : «Monsieur le président, depuis que je porte cette robe, je n’ai jamais eu peur de dire la vérité. Il y a quelque temps, sur ces mêmes bancs, j’ai défendu des socialistes, des communistes, des gaullistes. Ils sont actuellement au pouvoir. Il ne serait pas impossible que ces gens, que vous êtes en train de juger, seront un jour à la tête de ce pays.»
    Prémonitoires, les propos de l’avocat s’avérèrent justes, résume Tazir M’hamed Bacha, qui nous racontera les mille et une péripéties de sa vie mouvementée. De sa première militance au sein de la Jeunesse de Belcourt à la création de l’organisation spéciale dont il fut un témoin privilégié, à la solitude des prisons dont il a été un pensionnaire régulier, aux exactions innombrables de la soldatesque coloniale à l’origine notamment de la disparition de plus de 3000 Algériens à La Casbah, M’hamed raconte calmement cette étape douloureuse, car, dit-il : «Seuls peuvent juger la guerre ceux qui l’ont vécue dans leur âme et dans leur chair.»
    Comité de la jeunesse de Belcourt
    Mais M’hamed sait aussi faire la part des choses : «Le combat est la seule expérience où l’on peut éprouver un sentiment autentique de fraternité envers celui qui prend les mêmes risques que vous.» Et là, il met en avant les grands mérites de cet homme immense qu’a été Mohamed Belouizdad, brave parmi les braves, qui a été l’étincelle mais qui s’est éteint hélas très jeune, emporté par la maladie. Sur son lit de mort dans un sanatorium en France et alors que Ahmed Haddanou (El Caba) lui demandait s’il avait besoin de quelque chose qu’il pourrait lui rapporter, Belouizdad rétorqua : «Ce qui me manque malheureusement, tu ne peux pas me l’apporter. Ce dont j’ai besoin, c’est d’entendre El Adhan !»
    M’hamed parle de la guerre, mais aussi de paix. Celle qui fait cesser les fracas des canons et des bombes, mais aussi celle, beaucoup plus difficile à obtenir, qui doit se frayer un chemin dans le cœur de chacun. «Lors d’un voyage en France, j’ai pu lire un livre, prix Goncourt 2011, dont le titre L’art français de la guerre, d’Alexis Jenni. La lecture de certaines pages de cet ouvrage fut un choc pour moi. En effet, la liste des 3024 Algériens disparus lors de la bataille d’Alger en 1957 dont fait état l’auteur, je l’ai eue entre mes mains en août 1962 dans l’exercice de mes fonctions à la préfecture d’Alger. Cette liste reste une tache noire qu’il convient d’élucider», suggère-t-il.
    Tazir M’hamed Bacha est né le 2 janvier 1926 à Djendel (Aïn Defla). C’est en 1933 que son père, Mohamed Ben Mokhtar, vint s’installer à Cervantès avec sa famille. Il avait tourné le dos à sa vocation de fellah pour devenir petit commerçant à Belcourt près de son domicile.C’est dans ce quartier populeux que M’hamed Bacha grandit, fit ses études scolaires à l’école des Mûriers puis à Chazot, enfin au collège de Clauzel avec comme camarade de classe un certain Ali Haroun. Le débarquement des Américains en 1942 mit fin à cette aventure et M’hamed dut intégrer le monde du travail en exerçant en tant qu’auxiliaire aux PTT à la Grande-Poste.
    «On était jeunes. Les leaders politiques étaient pour la plupart emprisonnés. On ne devait pas rester les bras croisés. On a créé le Comité de la jeunesse de Belcourt avec Mohamed Belouizdad, Ali Mahsas, Ahmed El Caba, Moumdji…»
    Son militantisme lui valut d’être arrêté le 5 octobre 1944 chez lui, au 46 boulevard Cervantès. Il militait au PPA et distribuait l’Action algérienne, journal du parti. «C’est le commissaire Touron en personne qui procéda à mon arrestation. J’avais 18 ans et je venais de me marier. Ils m’ont amené dans les sous-sols de la préfecture d’Alger où les interrogatoires parraissaient interminables. Je suis resté 10 jours dans les caves avant d’être présenté devant un juge d’instruction militaire sous le chef d’inculpation ‘‘d’atteinte à la sécurité de l’Etat’’. C’est dans ces voûtes que j’ai connu Khider, Moali, Boulenouar, tous militants du PPA. Le 4 mai 1945, je suis déféré devant le tribunal militaire d’Alger.»
    Comme cela coïncidait avec les manifestations du 1er Mai 3 jours avant à Alger, les condamnations furent très sévères. 12 ans de prison et confiscation des biens. Il est envoyé à Lambese, mais retrouve sa liberté en avril 1946 après l’armistice. «Je reprends du service à Belcourt, où Belouizdad m’installe à la tête des Jeunes de Belcourt, c’est à ce titre que j’ai assisté au 1er Congrès du PPA entamé le 16 février 1947 à Bouzaréah et clôturé deux jours après à Belcourt à la limonaderie l’Africaine appartenant à un vieux militant du Parti, Melaine Mouloud. Lorsque, par hasard, nous nous trouvions parmi la foule de spectateurs du défilé militaire du 14 juillet que les Français organisaient chaque année pour célébrer la fin de la tyrannie chez eux, nous nous sentions secoués par le défi. Pourquoi ? Que représente pour nous cette cérémonie ? Pourquoi n’avons-nous pas nous aussi notre armée, notre drapeau ? Que devions-nous faire ? Les plus lucides répondaient : il faut nous organiser.
    De nombreuses idées germaient dans l’esprit des jeunes que nous étions. On était en pleine Deuxième Guerre mondiale. C’est ainsi que fut créé le Comité de la jeunesse de Belcourt, né tel un champignon sur un terrain fertilisé par la politique coloniale de la France qui s’acharnait depuis plus de cent ans par tous les moyens à soumettre notre peuple en lui fermant toute issue pour recouvrer sa dignité et sa fierté.» Les premiers membres fondateurs de ce comité : Mohamed Belouizdad, Ali Mahsas, M’hamed Yousfi, Hamouda et Tazir M’hamed. Le CJB fut intégré comme mouvement jeune du PPA.
    Belouizdad nous avait expliqué que c’était le seul parti vraiment nationaliste et révolutionnaire et dont le programme était clair, à savoir l’indépendance de l’Algérie et qui préconisait le seul et unique moyen d’atteindre ce but, à savoir l’action des masses populaires dont nous les jeunes devrions être l’avant-garde.»
    Belouizdad, un homme à part
    «A la tête du comité, Mohamed Belouizdad va déployer une intense activité et montrer un talent d’organisateur hors pair, qui le révéla rapidement aux instances supérieures du parti. La première grande décision du CJB fut la création d’un journal clandestin. Belouizdad lui donna le titre El Watan. C’était une modeste feuille tapée à la machine et reproduite en plusieurs exemplaires à l’aide de papier carbone. Entre militants, nous parlions souvent de Belouizdad toujours avec affection, respect et admiration.
    Mahsas l’appelait Saâd Zaghloul Bacha, en référence au leader arabe en lutte contre le protectorat anglais en Egypte et fondateur du parti Wafd dans les années vingt. Les discussions avec Mohamed étaient très enrichissantes pour nous. Il écoutait beaucoup et intervenait toujours en dernier. Par délicatesse, jamais il ne nous faisait sentir sa supériorité intellectuelle. Le plus instruit parmi nous à l’époque avait à peine le certificat d’études. Mohamed possédait déjà son brevet supérieur, l’équivalent du baccalauréat qu’il avait passé avec succès. La première fois que j’ai entendu parler de Karl Marx, c’était de la bouche de Mohamed, qui avait déjà lu le Capital.
    Dès 1947, Mohamed m’associa à la réception des armes. C’est ainsi qu’il me chargea de trouver des caches pour enfouir des armes provenant des restes des armées alliées. J’arrivais à dénicher deux endroits sûrs, le premier au pied de la falaise Cervantès, dans la maison du regretté militant Mohamed Meguerba. L’autre cache, dans une petite propriété à Bouzaréah appartenant à la famille d’un militant, le regretté Derkouche. J’avais connaissance d’une troisième cache qui avait été mise à la disposition de Belouizdad par Mohamed Saradouni, un vieux militant qui gérait un dépôt, à l’emplacement actuel de la station du téléphérique, près du cimetière de Sidi M’hamed. C’est au titre de responsable de la section des jeunes de Belcourt, une des plus importantes du pays, que j’ai eu le privilège d’assister au fameux congrès clandestin du PPA de 1947 au cours duquel fut décidée la création de l’OS qui devait préparer et entraîner les meilleurs militants en vue du déclenchement de l’action directe généralisée et le maintien de l’organisation clandestine politique PPA avec comme couverture légale le MTLD.
    Le congrès se déroula la première nuit dans une petite propriété appartenant à un militant de Bouzaréah où Messali était en résidence surveillée après son retour d’exil africain. Avant l’ouverture de la première séance par Messali, un des délégués de la Grande-Kabylie, Si Ouali, demanda la parole. Il tira son revolver caché sous sa ceinture, le posa sur la table et proposa la résolution suivante : ‘‘Tout participant à ce congrès national qui dévoilerait ne serait-ce qu’une partie des délibérations ou des noms de participants est condamné à mort.’’ Ce fut un moment de stupeur générale. On sentait déjà la mort planer sur nos têtes avant l’ouverture des débats. Messali lui-même resta muet, tellement la proposition de Si Ouali était inattendue.
    Plusieurs délégués condamnèrent cette proposition, le plus acharné fut le docteur Chawki Mostefaï qui parla des limites de la résistance humaine face à la torture, pratiquée systématiquement par la police coloniale, et surtout fit allusion à une découverte récente à cette date, le sérum de vérité, qui, administré à une personne, est susceptible de lui faire dire tout ce qu’elle sait malgré une volonté contraire. Tous les éléments développés laissèrent Si Ouali inébranlable. Il maintint sa proposition et demanda qu’on la soumette au vote. Le président du congrès, Messali, ne savait plus quoi faire. C’était le blocage total dans un silence impressionnant. On entendrait voler une mouche.
    C’est alors qu’on aperçut au fond de la salle une main se lever de quelqu’un qui demanda la parole pour la première fois. Le président lui fait signe qu’il peut parler : ‘‘Je propose, dit une voix claire avec une diction impeccable, qu’on remplace les mots ‘‘est condamné à mort’’ par ‘‘est passible de la peine de mort’’, ce fut un soulagement général. Mohamed Belouizdad venait par un intelligent et astucieux amendement de mettre fin au blocage qui paralysait le congrès avant même son ouverture. Messali, après un long regard de reconnaissance vers Mohamed mit aux voix la résolution amendée. Elle fut votée à l’unanimité y compris par Si Ouali.»
    Un laministe convaincu
    Le congrès s’acheva au lever du jour, après une longue intervention de Messali qui prononça la clôture de ces importantes assises d’où sortira l’Organisation spéciale dont la mise sur pied sera confiée à Mohamed Belouizdad. Il avait 24 ans, l’âge de l’Emir Abdelkader quand ce dernier reçut la Bayâ en 1832 afin d’organiser la lutte armée contre les Français. La jeunesse est l’âge de l’héroïsme, ce mot n’a jamais été aussi juste que dans le cas de la lutte du peuple algérien. Mais Messali écarta Debaghine et s’arrogea seul le droit de désigner la direction politique du parti. Depuis cette date et peut-être bien avant, les germes de la scission, qui allaient se produire quelques années plus tard entre centralistes et messalistes, étaient semés. Fort heureusement, le 1er Novembre est venu mettre fin à cet imbroglio.
    M’hamed milita à Alger avec Mokhtar Bouchafa notamment jusqu’à son arrestation le 1er mai 1957, «où des soldats sont venus à notre domicile pour arrêter mon père disparu jusqu’à ce jour. Alors que moi même je l’ai été par la DST. S’ensuivirent de longs séjours à Bouzarréah, Paul Cazelles, Beni Messous, Bossuet, jusqu’à la libération à la fin de l’année 1960». A l’indépendance, M’hamed est nommé chef de cabinet du préfet Kassab. «Au début, on a eu des problèmes avec les gens des frontières qui voulaient accaparer le siège de la wilaya pour en faire un ministère. Ils nous avaient menacés, et Dieu seul sait qu’à l’époque c’était la seule institution qui marchait.» Heureusement que dès la constitution du gouvernement en septembre 1962, le projet a été stoppé. M’hamed renoue avec ses premières amours, les PTT, puis s’occupe des affaires administratives à la présidence jusqu’en 1980 où il est nommé consul à Agades (Niger), puis au Kef (Tunisie). Il prend sa retraite en 1990.
    htahri@elwatan.com

  • La casbah de Dellys entre légende et réalité

    www.algerie-plus.com Par Khidr Omar | 05/05/2011 | 11:03 En dépit de la patine du temps et des séquelles irréversibles laissées par l'homme, la casbah de Dellys (80 km à l'est de Boumerdes) a su garder un cachet atypique, forgé par un passé glorieux auquel est associé une beauté naturelle exceptionnelle. Plus que tout ça, cette belle ville nichée à 400 mètres au-dessus du niveau de la mer, naturellement protégée contre les courants marins et les vents d'ouest par un long promontoire, connu sous le nom de cap Bengut, au-dessous duquel se love un vieux port turc, est traversée par la RN24 sur toute sa longueur, s'étirant depuis Takdempt, à l'ouest, jusqu'à la nouvelle ville, à l'est de l'oued Oubay. Au coeur de ce long boulevard, se situe la vieille ville, communément appelée la casbah de Dellys, qui était considérée jusqu'à un passé récent, comme le pouls de la ville. Aujourd'hui, ses échoppes, dont beaucoup sont désertées par leurs propriétaires, laissent apparaître des plaies béantes, dues aux aléas du temps, mais principalement au séisme de mai 2003, qui avait durement ébranlé ses vieilles constructions et fait disparaître du coup des pans entiers de la mémoire matérielle et immatérielle. Il n'en demeure pas moins que le visiteur à Dellys est irrésistiblement happé par la multitude de vestiges historiques encore visibles dans les dédales de sa casbah et de ses ruelles, où ont été recensées quelque 200 vieilles bâtisses datant de l'époque ottomane. Le vieux port, le phare de cap Bengut, la vieille mosquée du centre ville, l'école coranique Sidi Amar, le tombeau de Sidi el Harfi et le mur d'enceinte ceinturant cette cité sur plus de 2000 mètres, constituent notamment autant d'attractions sur lesquelles peuvent se fixer encore de nos jours les yeux des visiteurs avertis. Une cité en proie à toutes les convoitises Mais c'est surtout l'histoire glorieuse, à la limite de la légende, de la ville de Dellys, qui fait la fierté de ses habitants, à l'instar de Ami Rabah Edelssy (70 ans) qui considère que la « position géographique de cette ville est à l'origine des différentes convoitises et civilisations qui se sont succédées dans la région». Parfois, l'on peut ainsi surprendre des Déllyssiens nostalgiques, assis sur un rocher dans la quiétude du cap Bingut ou sur un banc de la place dite de la guinguette, mais dont il ne reste aujourd »hui que le nom, en train de suivre le passage des navires, voguant vers de lointains ports, ou simplement contempler la grande bleue, s'imaginant voir accoster sur les rivages de la région les navires des corsaires et autres envahisseurs. C'est ce riche passé que les habitants de Dellys tentent aujourd'hui de préserver coûte que coûte en exhortant les autorités concernées à manifester davantage d'intérêt pour le patrimoine de leur ville et pour tous ses vestige et patrimoine, dont de vieux manuscrits détenus par plusieurs citoyens Ils désirent, à cet effet, pouvoir les réunir dans un musée digne de la renommée de cette cité. Selon les historiens, l'édification de la vieille Casbah de Dellys remonte à l'époque ottomane, qui la baptisèrent « Tiddiles ». Elle était alors constituée d'un ensemble de constructions bien agencées et divisées par des rues et ruelles, possédant toutes les commodités de vie nécessaires sur une surface globale de 1200 ha. Selon le président de l'APC, c'est par souci de préservation et de protection du riche patrimoine renfermé par cette ville historique, que la tutelle a élaboré à partir de 2007 un « Plan permanent pour la protection et la restauration de la Casbah de Dellys ». La première étape de ce plan, a été réceptionnée fin 2009, avant son exécution qui consista, selon la même source, en la réalisation de « travaux d'urgence » axés sur la « restauration de sites sensibles » du patrimoine matériel. La seconde phase de ce plan, également réalisée début 2010, a consisté en la réalisation d' »études historiques et typologiques » sur le même site, tandis que la 3ème étape, attendue vers fin 2011, portera sur l'élaboration d'une mouture finale de ce même plan. Selon une étude historique réalisée par des chercheurs universitaires de Boumerdes, à l'occasion de la célébration du mois du patrimoine, le « rôle de Dellys en tant que grande cité est historiquement affirmé » grâce à sa « position stratégique sur la mer méditerranée, son sol fertile et sa proximité des cours d'eau « . De nombreuses civilisations se sont succédées sur cette cité maritime, à l'image, de la civilisation numide qui lui donna le nom « Thadlest ». Par la suite les Romains la baptisèrent à leur tour « Rusucurus », avant de devenir une importante ville de la Mauritanie césarienne. Les Phéniciens s'en emparèrent ultérieurement pour y fonder un grand comptoir commercial et une route vers la ville de Bejaia. Elle connut également le passage des Vandales et des Byzantins. Le passage de la ville de Dellys à la civilisation musulmane remonte au 16ème siècle, selon des documents historiques, qui font état de son rattachement successivement aux règnes des Fatimide, des Hamadite, des Mourabitoune et des Hafside. Après une courte période sous la coupe des Espagnols, cette cité antique connut son « âge d'or » grâce aux frères Aroudj et Kheireddine qui la délivrèrent et l'annexèrent à l'Etat ottoman. Le colonialisme français qui y entra en 1844, en fit une base militaire pour étendre son hégémonie sur toute la Kabylie. L'histoire de cette ville a été immortalisée par plusieurs historiens qui célébrèrent sa beauté au fil du temps, à l'image d'El Idrissi(21e siècle) qui en a fait l'éloge dans son célèbre « Nouzhate El Mochtake » (le plaisir du passionné), Al Hamiri (15e siècle) « Al Raoudh Al Miitar » ( les jardins parfumés), Hosseine Al Ourtilani (18 e) « Nouzhate Al Andhar » (le plaisir des yeux), ou encore par les recueils de l'officier français Carette et de l'allemand Heinrich Von Maltessen (19eme siècle).

Dr Mourad Preure, expert pétrolier international, à Liberté “Les prix du pétrole à la hausse sur le moyen et long termes” Par : K. Remouche

Posté par mouradpreure le 18 juin 2014

 

Dr Mourad Preure, expert pétrolier international, à Liberté “Les prix du pétrole à la hausse sur le moyen et long termes” Par : K. Remouche dans ALGERIE ECONOMIE 17%20Preure%20Mourad%20dr_200_150

- Le Fmi pronostique une baisse des prix du pétrole à court et moyen terme. Quel crédit accorder à ces prévisions?

Permettez-moi de douter de la fiabilité des prévisions du FMI dont l’expérience nous a montré par le passé le peu de fiabilité. Pour le reste disons déjà que l’intérêt à court terme de telles anticipations est qu’elles fragilisent les positions de négociation des producteurs et peuvent provoquer un effet de panique salutaire aux compagnies internationales dans leurs efforts de pénétrer dans l’amont des pays producteurs encore réticents.

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Lettre de Noureddine Legheliel, analyste boursier en Suède, au président : Et si on avait créé un fond souverain en 2008…

Posté par mouradpreure le 7 juin 2014

Utilisons nos capacités de financement pour acquérir des actifs industriels à l’étranger, en Europe particulièrement où nous bénéficions d’une fenêtre d’opportunités avec la crise qui perdure dans ce continent. On pourra articuler ces actifs industriels à nos entreprises et nos universités pour provoquer une accélération décisive et nous placer dans une trajectoire robuste de pays émergent.

La crise et le besoin de financements mais aussi de trouver des marchés pour atteindre la taille critique pour l’avantage concurrentiel (et notre marché domestique est conséquent !) ouvrent des perspectives stratégiques à nos entreprises publiques et privées pour se placer dans le tissu industriel européen et en tirer de fortes synergies. Si nous ratons cette opportunité, il est certain que nous ne la retrouverons jamais.

Cette lettre, écrite avec le coeur par cet analyste boursier algérien doit être prise en considération.

Dr Mourad Preure

Lettre de Noureddine Legheliel, analyste boursier en Suède, au président : Et si on avait créé un fond souverain en 2008... dans ALGERIE ECONOMIE 5709886-google-peut-il-prevoir-les-cours-en-bourse

Durant toute l’année 2008 je n’avais pas cessé d’écrire dans les journaux algériens pour attirer l’attention du gouvernement algérien sur la création d’un fond souverain. Mon acharnement sur ce sujet exprimait bien ma crainte de voir cette chance s’évaporer avec le temps, le monde traversait une crise financière qui rentrera dans les manus de l’histoire, il faut remonter le temps et atterrir sur l’année 1929 pour voir une crise pareille.

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Dr Mourad PREURE à “Liberté“: “Nous sommes loin d’assurer l’équilibre énergétique de l’Algérie”

Posté par mouradpreure le 26 février 2014

   Dr Mourad PREURE à “Liberté“: “Nous sommes loin d’assurer l’équilibre énergétique de l’Algérie” dans ALGERIE ECONOMIE Preure-Mourad-recadr2

Par : Khaled R.

Ce spécialiste des questions énergétiques aborde dans cet entretien le retard technologique qu’accuse l’Algérie, cinquante après la naissance de Sonatrach, et relève que notre pays n’affiche pas de grandes ambitions dans le secteur énergétique en dépit d’importants atouts.

Liberté : Quel est l’état de dépendance technologique du secteur des hydrocarbures à l’égard de l’étranger (ingénierie, équipements, prestations de services)

Dr Mourad Preure : Le secteur des hydrocarbures c’est d’abord des gisements, une offre potentielle d’hydrocarbures que l’on met en rapport avec une demande. Cette demande représente la consommation nationale d’hydrocarbures sur le long terme, car on est dans une industrie où l’on raisonne sur vingt ans au minimum et en moyenne sur cinquante ans, et Sonatrach a pour première mission d’assurer l’équilibre énergétique de l’Algérie sur le très long terme. Cette offre représente aussi le niveau d’exportation nécessaire pour répondre aux besoins de financement de l’économie nationale.  Cette offre est-elle suffisante, d’une part, d’autre part sommes-nous en mesure de maîtriser sur le plan technologique la stabilité du modèle sur le long terme ? La réponse est incontestablement non. Lire la suite… »

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Hommage. Sid Ali Abdelhamid. 93 ans, ancien membre du BP du PPA/MTLD, doyen du Mouvement national – Joyeux anniversaire, Doyen !

Posté par mouradpreure le 25 janvier 2014

Hommage. Sid Ali Abdelhamid. 93 ans, ancien membre du BP du PPA/MTLD, doyen du Mouvement national - Joyeux anniversaire, Doyen ! dans ALGERIE ECONOMIE 113850170579049664

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Ce sont les échines le plus longtemps courbées pour psalmodier la louange du tyran qui se redressent le plus vite pour hurler son blâme dès qu’il est mort ou qu’on l’a chassé.

Avec Mostefaï Chawki, il reste l’un des doyens, sinon le dernier des Mohicans encore en vie du Mouvement national. Inutile de lui rappeler son âge, mais le droit d’aînesse l’autorise à accepter la révérence de ses pairs, leur gratitude et leur profond respect.

Tous ses amis ou presque sont venus l’autre jour à la salle de cinéma Algeria, en plein cœur d’Alger, pour s’associer à la célébration de son 93e anniversaire et lui rendre ainsi le chaleureux hommage qu’il mérite amplement.

Emu de se retrouver dans une telle ambiance pleine de nostalgie, conviviale et surtout fraternelle, Sid Ali, en renouant avec les uns et les autres, parfois avec des amis perdus de vue depuis longtemps, manifestait pudiquement sa joie d’être là, au milieu des siens. Parmi eux, le professeur Zahir Ihadaden, historien et moudjahid, qui ne tarit pas d’éloges sur son ami.

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Rachid Tlemçani : Algérie, jeunes sans jeunesse

Posté par mouradpreure le 23 janvier 2014

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Cinquante années après l’indépendance, la légitimité historique est toujours au cœur du pouvoir politique. Pourtant plus 70% de la population du pays a moins de 30 ans.

Cette jeunesse fait aujourd’hui face au chômage, à la crise du logement, à l’absence de loisirs et au manque de perspectives. C’est une jeunesse très angoissée et sans repères précis.

Durant la «sale guerre» des années 1990, de nombreux jeunes, exclus du marché du travail ou du système scolaire, ont rejoint les groupes islamiques armés en s’opposant aux forces de sécurité.

Pourtant, l’Etat algérien était et reste un Etat riche (ses réserves de change atteignent 148 milliards de dollars). L’augmentation des revenus pétroliers depuis les années 2000 (plus de 97% des revenus extérieurs) pouvait en effet permettre de mettre en œuvre une politique cohérente de l’emploi en investissant dans les secteurs créateurs de richesses, notamment dans l’économie du savoir et de l’immatériel.

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Mourad PREURE et Jean-Louis LEVET au magazine littéraire L’IVRESQ autour de leur livre « France – Algérie. Le grand malentendu »

Posté par mouradpreure le 22 janvier 2014

 Bienvenue sur mon Blog dans FORUM D'ALGER EMERGY P121107-01

1/ Dans votre ouvrage « Le grand malentendu », vous racontez une terre commune de l’Algérie colonisée sans animosité ni préjugés d’un passé de deux enfants : un algérien de la Casbah et un pied-noir complètement séparé par l’histoire. Comment se fait une telle écriture ?

Mourad PREURE : Le point de départ est fait de profondes affinités, d’un besoin aussi de confronter ses vérités avec celle de l’autre. On est dans la question essentielle de l’altérité, de la représentation de l’autre. Je crois qu’il est important de se dire : laissons l’autre parler, dire et argumenter ses vérités, écoutons-le, et, comme un funambule, rester toujours en équilibre, défier la pesanteur, avancer, toujours avancer, remporter challenge après challenge. Cet équilibre n’est-il pas au fond notre identité réelle (comme le vélo ne tient en équilibre que dans le mouvement), car ne sommes-nous pas nous-mêmes, dans un environnement ouvert où les frontières n’ont plus guère de sens, luttant sans cesse contre des forces contraires, comme un navire dans la tempête pour trouver notre équilibre ?

Mourad PREURE et Jean-Louis LEVET au magazine littéraire L'IVRESQ autour de leur livre

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The IEA raises a little warning flag on future oil production – World Energy Outlook 2013

Posté par mouradpreure le 21 janvier 2014

The IEA raises a little warning flag on future oil production - World Energy Outlook 2013 dans ALGERIE ECONOMIE

On 12 November the International Energy Agency (IEA) released this year’s edition of their World Energy Outlook report, WEO-2013. I have not studied all the detail in the report but I listened to the presentation that the IEA’s chief economist, Dr Fatih Birol, gave in London. During the past 10 years I have studied and analysed the World Energy Outlook reports. One of the first detailed analyses that I did was in 2004 regarding WEO-2004. At that time the IEA thought that oil demand in 2030 would be 121 million barrels per day (Mb/d). The conclusion I drew from my analysis was that their prognosis was unrealistic. (http://www.peakoil.net/uhdsg/weo2004/AnalysisWorldEnergyOutlook2004.pdf)

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Sid Ahmed Ghozali. Ancien chef de gouvernement et ancien Pdg de Sonatrach: «Le démantèlement de Sonatrach suivit immédiatement la mort de Boumediène»

Posté par mouradpreure le 16 janvier 2014

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  © photo : h. lyès / archives

- Il y a 50 ans, Sonatrach fut créée par une poignée de jeunes cadres, dont vous faites partie. Parlez-nous de ces premiers moments dans la vie de l’entreprise qui allait devenir le seul pilier solide du pays…

On ne peut comprendre Sonatrach sans en référer à l’histoire : 1962 a marqué la fin d’une colonisation qui a duré 132 années. Les négociations d’Evian n’ont pu aboutir le 19 mars au cessez-le-feu qu’à partir du moment où la France a reconnu officiellement l’intégrité du territoire national. La guerre d’Algérie aura duré deux ans de plus à cause de l’intention de l’administration française de diviser l’Algérie. Elle est allée au-delà de la théorie, sur le terrain, où l’on a vu la création de l’Organisation commune des régions sahariennes (OCRS) en 1957. C’est dire qu’il y avait déjà une préfiguration d’une future partition de l’Algérie. Et les Algériens, sur ce plan-là, étaient extrêmement nets et catégoriques. Ils ont bloqué toute négociation jusqu’au jour où le général de Gaulle, en septembre 1961, a dit : «Évidemment, les négociations porteront sur tout le territoire.» Cette jeunesse que vous évoquez a hérité d’une Algérie menacée par le chaos depuis le Gouvernement provisoire, compsé, entre  autres, de Belaïd Abdesselam (désigné au départ pour le poste de maintien de l’ordre, pour être ensuite reversé dans le département économique), qui allait être le premier PDG de Sonatrach. C’est à ce moment que l’OAS, par sa politique de terre brûlée, sévissait dans tout le pays. Pour l’anecdote, Belaïd Abdeslam était chargé, durant cette période, du maintien de l’ordre. Et, moi-même, à l’indépendance, c’est par l’Exécutif provisoire que j’ai été désigné directeur de l’administration centrale de l’énergie et des carburants. A l’indépendance, nous étions à peine une trentaine d’ingénieurs.

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A tous nos amis, Assegwas Ameggaz

Posté par mouradpreure le 12 janvier 2014

Toute l’équipe du Cabinet EMERGY International Strategic Consulting se joint à moi pour vous souhaiter à tous, nos amis qui nous honorez en visitant notre Blog, Assegwas Ameggaz

A tous nos amis, Assegwas Ameggaz dans ALGERIE ECONOMIE

 

 

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Yennayer un évènement historique : Une civilisation vieille de 2962 ans

Posté par mouradpreure le 10 janvier 2014

 

En résumé, Yennayer 2962 que nous allons célébrer cette année commémore la première mention du peuple amazigh dans l’histoire des civilisations. De manière significative, il se réfère à des Imazighen qui sont les contributeurs à la glorieuse civilisation égyptienne.


Yennayer un évènement historique : Une civilisation vieille de 2962 ans
L’histoire Amazigh , désigne la période de cette très ancienne civilisation autour de la Méditerranée et du Moyen-Orient et la majorité des historiens estime que l’an zéro est la date symbolique et relative à une civilisation très ancienne, qui est un repère essentiel pour les berbères , Le plus connu des royaumes berbères fut la Numidie avec ses rois tels que Gaïa, Syphax et Massinissa. On peut aussi parler de l’ancienne Libye ainsi que des tribus connues tels que les Libus, et les XXIIe et XXIIIe dynasties égyptiennes, qui en sont issues. Il y eut aussi des expansions berbères à travers le Sud du Sahara, la plus récente étant celle des Touaregs et la plus ancienne celle des Capsiens. Plus réduites, les zones berbérophones d’aujourd’hui sont inégalement réparties dans des pays tels que le Maroc, l’Algérie, la Libye, la Tunisie et l’Égypte. Les langues berbères forment une branche de la famille des langues afro-asiatiques. Autrefois, leur alphabet était le tifinagh, encore utilisé par les Touaregs.

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Mourad PREURE et Jean-Louis Levet reprennent sur Liberté leurs échanges engagés dans leur livre : « France – Algérie. Le grand malentendu »

Posté par mouradpreure le 18 décembre 2013

Coauteurs du livre France-Algérie, le grand malentendu*, les deux spécialistes proposent une esquisse des perspectives en matière de renforcement des échanges entre l’Algérie et la France. Mourad Preure, lui, aborde en particulier la dimension géostratégique de ce partenariat entre les deux pays.

http://www.liberte-algerie.com/dossiers-economiques/les-entreprises-algeriennes-doivent-investir-en-france-exclusif-dr-mourad-preure-et-dr-jean-louis-levet-a-liberte-212287

Par : K. Remouche

Mourad PREURE et Jean-Louis Levet reprennent sur Liberté leurs échanges engagés dans leur livre :

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Mourad Preure, expert pétrolier international et Président du cabinet Emergy “L’Algérie a un réel avenir en tant qu’acteur énergétique mondial”

Posté par mouradpreure le 13 décembre 2013

Par : K. Remouche

http://www.liberte-algerie.com/dossiers-economiques/l-algerie-a-un-reel-avenir-en-tant-qu-acteur-energetique-mondial-mourad-preure-expert-petrolier-international-et-president-du-cabinet-emergy-211545

Mourad Preure, expert pétrolier international et Président du cabinet Emergy “L’Algérie a un réel avenir en tant qu’acteur énergétique mondial” dans ALGERIE ECONOMIE Preure-Mourad-recadr2

Pour ce spécialiste de l’énergie, Sonatrach peut devenir un grand découvreur de pétrole et de gaz.

Liberté : Que représente pour vous le cinquantenaire de Sonatrach ?
Mourad Preure : Le plus grand et plus déterminant acquis de l’histoire militante des pays producteurs de pétrole est incontestablement l’émergence de compagnies pétrolières nationales, telle Sonatrach, nées sur la base des ressources en hydrocarbures nationalisées et qui, par le potentiel technologique et l’expérience managériale accumulés, ont transformé en profondeur la relation producteurs-compagnies pétrolières internationales.

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Faut-il remettre en cause le mythe du progrès… Par Boris Cyrulnik, Yves Paccalet, Pierre Rabhi

Posté par mouradpreure le 2 décembre 2013

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Une pensée de Thomas Jefferson… et ces pauvres gens sous la pluie…

Posté par mouradpreure le 14 novembre 2013

Une pensée de Thomas Jefferson... et ces pauvres gens sous la pluie... dans ALGERIE ECONOMIE 25541

Ce matin j’ai été ému aux larmes en voyant une foule de pauvres gens attendre ce jour de fête de Achoura de longues heures sous la pluie puis se bousculer Bd Mohamed V, près du siège du Croissant Rouge Algérien. Le boulanger que j’ai interrogé m’a expliqué, gêné que c’était pour la Zakat…

Et j’ai eu à l’esprit cette pensée de Thomas Jefferson, rédacteur de la Déclaration d’indépendance des Etats-Unis d’Amérique :

« Les hommes sont dotés par leur créateur de droits inaliénables, parmi lesquels la vie, la liberté et la poursuite du bonheur. (…)

Pour défendre ces droits, les gouvernements sont institués parmi les hommes dont les justes pouvoirs dérivent du consentement des gouvernés. »

Dr Mourad PREURE


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Algérie – Abdelhak Lamiri prend à contre-pied le gouvernement et le patronat algériens

Posté par mouradpreure le 4 octobre 2013

http://www.maghrebemergent.com- Abed Charef jeudi 3 octobre 201

 Algérie - Abdelhak Lamiri prend à contre-pied le gouvernement et le patronat algériens  dans ALGERIE ECONOMIE abdelhak-lamiri

Gouvernement et patronat ont un discours largement convergent sur l’économie algérienne. L’économiste Abdelhak Lamiri prend le contre-pied de ce discours. Pour lui, il faut d’abord un cap et une priorité à la ressource humaine.

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Algérie et politiques économiques : éternel dilemme entre néolibéralisme à la US et bureaucratie paralysante ?

Posté par mouradpreure le 21 septembre 2013

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http://www.elwatan.com le 21.09.13

Par Omar AKTOUF

Algérie et politiques économiques : éternel dilemme entre néolibéralisme à la US et bureaucratie paralysante ? dans ALGERIE ECONOMIE omar_aktouf_samedi_15_janv_20112

A voir la tournure dominante que semblent prendre les débats quant à ce que devrait faire notre pays pour se sortir de l’impasse en termes de politiques économiques à adopter, en ces temps de 50ème anniversaire d’indépendance et de cruciales (certains disent «décisives») élections en 2014, il m’apparait que tout cela ne fait que tourner en rond autour d’infinies diatribes qui oscillent entre «comment se débarrasser d’un pseudo-État devenu tentaculaire bureaucratie paralysante» et «comment, du même souffle, faire pénétrer LE salutaire modèle de type US, basé sur le tout entreprise privée». Pourquoi ne pas tenter de voir les choses autrement.        Lire la suite… »

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Hommage de Khaled Drareni à mon ami défunt Salah Mouhoubi…

Posté par mouradpreure le 18 septembre 2013

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REBÂTIR L’INDUSTRIE NATIONALE – Les conditions d’une réussite

Posté par mouradpreure le 28 août 2013

http://www.lexpressiondz.com – Par
Un honnête état des lieux est nécessaire
Un honnête état des lieux est nécessaire

«(…) La bourgeoisie nationale des pays sous-développés n’est pas orientée vers la production, l’invention, la construction, le travail. Elle est toute entière canalisée vers des activités de type intermédiaire. Etre dans le circuit, dans la combine, telle semble être sa vocation profonde. La bourgeoisie nationale a une psychologie d’hommes d’affaires non de capitaines d’industrie (…).» Frantz Fanon (Les Damnés de la Terre)

Mon attention a été attirée cette semaine, par une infirmation faisant état de la mise en place d’un plan Marshall de ré-industrialisation de l’Algérie. Ce plan élaboré dit-on par les services du ministère de l’Industrie, de la PME et de la Promotion de l’investissement sera présenté dans les prochaines semaines en Conseil des ministres pour être mis en oeuvre par la suite et ceci il faut le souligner sans la consultation légitime et raisonnable de la «base» constituée par la société civile et surtout par l’Université algérienne qui aura à former les artisans de la réussite de ce plan, à moins de continuer à faire comme nous le faisons depuis une vingtaine d’années, à ne pas consulter l’université si naturellement nous n’avons pas besoin de cadres nationaux. La deuxième interrogation en dehors de cette ambition à laquelle j’applaudis, quel est le cap? Quel est l’utopie mobilisatrice? J’ose espérer qu’elle existe et que le gouvernement la validera par une consultation des différents acteurs. Dans ce qui suit, je vais tenter de décrire l’histoire éphémère de l’industrialisation en Algérie puis donner mon avis sur ce que je pense être profitable au pays s’il s’engage sur le difficile chemin de l’effort, du savoir pour qu’à terme, il puisse tenter de retrouver une place dans la division internationale du travail.

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Mourad Preure, expert pétrolier international et Président du cabinet Emergy, à Liberté: “Toucher à Sonatrach, c’est toucher à la nation”

Posté par mouradpreure le 27 août 2013

 

Mardi, 27 Août 2013

http://www.liberte-algerie.com/actualite/toucher-a-sonatrach-c-est-toucher-a-la-nation-mourad-preure-expert-petrolier-international-et-president-du-cabinet-emergy-a-liberte-205903

Mourad Preure, expert pétrolier international et Président du cabinet Emergy, à Liberté: “Toucher à Sonatrach, c’est toucher à la nation” dans ALGERIE ECONOMIE 7%20MOURAD%20PREURE%20yahia_200_150

Dans cet entretien, le spécialiste des questions énergétiques, ancien conseiller à la direction de Sonatrach, situe l’impact de l’affaire Sonatrach 2 sur la compagnie pétrolière nationale, pointe le doigt sur les méfaits de la gestion du secteur par Chakib Khelil et aborde l’attractivité du domaine minier national après les rebondissements du scandale Saipem.

Quel est l’impact du scandale Sonatrach 2 sur la compagnie pétrolière ?

Il ne peut être que négatif dans l’absolu c’est pourquoi la presse doit être vigilante dans le traitement de cette question. Il s’agit de notre compagnie pétrolière nationale, un puissant pilier de la souveraineté, une entreprise qui assure l’essentiel des exportations de notre pays et qui fait travailler en comptant ses filiales et tout ce qui l’entoure pas loin de 200 000 travailleurs. Je peux même avancer que porter atteinte à Sonatrach c’est toucher les intérêts supérieurs de la Nation, et ça, ça n’est jamais innocent.

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Vergès et la guerre d’indépendance

Posté par mouradpreure le 22 août 2013

Jacques vergès est décédé jeudi à paris à l’âge de 88 ans

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http://www.elwatan.com le 20.08.13 |

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Jacques Vergès, le brillant avocat qui vient de nous quitter, laissera un vide difficile à combler, puisque même ses «confrères» détracteurs  l’ont reconnu comme «l’unique monstre sacré du barreau français».

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