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    Naïvement enlacée à la mer, Alger si loin de son destin …

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  • A quoi ressemblera l’économie mondiale en 2060 ?

    www.latribune.fr Pierre Manière | 09/11/2012

    Dans une étude publiée vendredi, l'OCDE dresse le portrait de l'économie mondiale en 2060. Elle prévoit un grand chambardement de l'ordre établi. Comme attendu, la Chine deviendra la première économie de la planète. L'Inde, pour sa part, se classera deuxième, devant les Etats-Unis. New Delhi voit ainsi la part de sa contribution au PIB mondial progresser de 7% à 18% ! La zone euro, elle, verra son poids dégringoler de 17% à 9%.
    Sur le même sujet
    L'exercice apparaît pour le moins ambitieux. Dans une étude publiée vendredi, l'OCDE dévoile sa photographie de l'économie mondiale en... 2060 ! Et ses résultats font état d'un vrai chambardement de l'équilibre économique mondial.
    • Une croissance maussade de 3% par an en moyenne
    D'abord, l'OCDE parie sur un retour progressif aux fondamentaux économiques d'avant crise à horizon 2020. "Une fois liquidé l'héritage de la crise financière mondiale, le PIB global pourrait croître d'environ 3% par an au cours des 50 prochaines années", grâce à "l'amélioration de la productivité" couplée à "l'accumulation de capital humain", précise le rapport. Une croissance profondément inégale, les vieux pays industrialisés affichant des taux bien inférieurs aux pays émergents.
    Un bémol, de taille, concerne toutefois la manière dont la crise actuelle impactera les prochaines décennies. Chef de la division de l'analyse des politiques structurelles de l'OCDE, Giuseppe Nicoletti concède qu'"il y a beaucoup d'incertitude" sur la date de rétablissement de l'économie mondiale. De plus, il souligne que la manière dont les Etats sortiront de la crise aura des conséquences importantes. "Si les Etats-Unis et l'Europe s'en sortent avec des niveaux de dettes trop élevés, cela peut avoir, à terme, des conséquences sur les marchés de capitaux, provoquer une baisse des investissements, et plomber le marché de l'emploi", prend-t-il en exemple.
    • La Chine et l'Inde en pole position
    La Chine devrait débuter ce premier demi-siècle sur les chapeaux de roues. Sur la base des parités de pouvoir d'achat de 2005, l'étude précise que Pékin devrait dépasser cette année la zone euro en termes de contribution au PIB global. Avant de chiper la première place aux Etats-Unis "quelques années plus tard", voyant son poids dans le PIB mondial passer de 17% à 28%. Dans son sillage, l'Inde verrait sa contribution au PIB mondial passer de 7% à 18% en 2060, et dépasser à son tour le pays de l'Oncle Sam. Ainsi, si la Chine est championne en terme de croissance jusqu'en 2020 (avec une moyenne de 10%), Pékin voit sa progression du PIB se tasser jusqu'à 2,3% en 2030-2060. Or sur cette période, New Delhi affiche une moyenne de 6,7% au compteur.
    Pour expliquer le tassement de la croissance chinoise, Giuseppe Nicoletti évoque "le vieillissement de la population chinoise", y voyant-là "les conséquences de la politique de l'enfant unique". De son côté, il justifie le "rattrapage" indien par le fait que son économie part de très bas, citant des exemples "historiques", comme les dragons asiatiques ou l'Europe d'après-guerre.
    • Le moindre poids de la zone euro et des Etats-Unis
    A l'opposé, le Vieux Continent et les Etats-Unis, ne pèsent plus aussi lourd. Représentant respectivement 17% et 23% du PIB mondial aujourd'hui, la zone euro et Washington voient leurs participations chuter de 8 et 7 points.
    • Un quadruplement du PIB par habitant des pays les pauvres
    Conséquence du rattrapage des pays en développement, le PIB par habitant des économies actuellement les plus pauvres "aura plus que quadruplé", souligne l'OCDE. Il sera même multiplié par sept pour la Chine et l'Inde Tandis que celui des économies les plus riches "se contentera de doubler". Toutefois, le classement des pays en fonction du PIB par habitant ne devrait pas bouger. "Certes, les écarts de productivité et de qualification de la main d'oeuvre se réduisent, mais les différences qui subsistent sont encore pour une bonne part à l'origine des écarts de niveau de vie observés en 2060", souligne l'étude.

  • Arrêtez avec le « je me battrai pour vous » de Voltaire !

    Par Zineb Dryef | Rue89 | 14/04/2011

    Deux fois en quelques heures ! D’abord, un éditeur qui invoque son esprit « voltairien » pour justifier la publication d’un livre d’Eric Zemmour. Ensuite, un faux Carl Lang (ex-Front national) qui flatte Pierre Haski sur Twitter pour obtenir la publication d’une tribune sur Rue89 : « On vous dit voltairien », sous-entendu « vous connaissez comme moi la fameuse phrase ».

    Mais Voltaire n’a jamais écrit « je ne suis pas d’accord avec ce que vous dites, mais je me battrai jusqu’au bout pour que vous puissiez le dire » ! Il ne l’a même jamais dit. A l’origine de cette formule, une Britannique, Evelyn Beatrice Hall qui, dans un ouvrage consacré à Voltaire en 1906, lui attribue le célèbre « I disapprove of what you say, but I will defend to the death your right to say it ».

    Dans un documentaire de la TSR retraçant l’histoire de cette phrase, Charles Wirz, le conservateur du musée Voltaire de Genève, confirme que le philosophe n’a jamais rien dit de tel et présente même l’aveu d’Evelyn Beatrice Hall : « Je ne suis pas d’accord avec vous […] est ma propre expression et n’aurait pas dû être mise entre guillemets. »

    Dans son « The Friends of Voltaire », Evelyne Beatrice Hall a tenté ainsi de résumer la pensée de Voltaire, notamment au moment de sa prise de position dans l’affaire Helvétius, l’un des philosophes qui contribua à L’Encyclopédie.

    Son livre, « De l’Esprit », irrite profondément Voltaire – il qualifie le texte de « fatras d’Helvétius » dans une lettre à de Brosses du 23 septembre 1758, citée par Gerhardt Stenger mais lui apporte son soutien face aux attaques virulentes dont il est victime après la parution de son ouvrage.

    Dans ce contexte, la phrase prêtée à Voltaire ne paraît pas dépasser sa pensée. Pourtant, plusieurs amoureux de l’écrivain s’émeuvent de l’utilisation qui en est faite. On les comprend.

    Nietzsche « Au soleil » avec Jennifer

    « Je ne suis pas d’accord avec ce que vous dites, mais je me battrai jusqu’au bout pour que vous puissiez le dire » est devenu l’un des poncifs les plus irritants des dernières années. Peut-être autant que le « ce qui ne tue pas rend plus fort » de Nietzsche, nouvel hymne de Jenifer « ce qui ne me tue pas me rend forte » dans une chanson sur les bienfaits du soleil.
    Plus injuste encore, il est devenu l’arme de défense de tous ceux qui se croient censurés par les-médias-dominants-la-pensée-unique-le-politiquement-correct.

    Dans les années 2000, Thierry Ardisson l’a largement popularisé dans son émission « Tout le monde en parle » en le citant à tout bout de champ pour justifier la présence du moindre invité un peu controversé. Se proclamer voltairien est ainsi devenu synonyme de partisan de la liberté d’expression totale. On retrouve donc pêle-mêle Eric Zemmour, Robert Ménard, Dieudonné, etc.

    « Ce n’est pas du tout lui cette phrase »

    Voltaire, défenseur de la liberté d’expression illimitée ? Une supercherie, nous répond la Société Voltaire : « Ce n’est pas du tout lui cette phrase. Prenons le credo chrétien qu’il a toujours combattu. Ou les Jésuites. Il ne les aurait jamais défendus. »
    Plus fort, le cas Fréron. Ce journaliste parisien, responsable du journal L’Année littéraire, détesté de Voltaire, a eu droit à une pièce « Le Café ou l’Ecossaise » rédigée contre lui mais n’a jamais eu le moindre signe de soutien à chaque fois que son périodique a été censuré par… Lamoignon de Malesherbes, un ami de Voltaire.
    http://www.rue89.com/hoax/2011/04/14/arretez-avec-le-je-me-battrai-pour-vous-de-voltaire-199690

    • Album : CASBAH LUMIERE
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  • Cheikh El Hasnaoui

    Cheikh El Hasnaoui

  • L’immortel Cheikh El Hasnaoui

    Cheikh El Hasnaoui (1), de son nom kabyle Si Mouḥ N Amar U Mouḥ (2), est né, selon l'état civil, le 23 juillet 1910 sous le nom patronymique Mohammed KHELOUAT, au hameau de Taâzibt, un petit village de la région d'Ihesnawen (3). C'est, d'ailleurs, du nom de sa région natale qu'il en tirera son pseudonyme artistique qui était à l'origine : « Ben Ammar Hasnaoui », puis « Cheikh Amar El-Hasnaoui », avant de devenir « Cheikh El-Hasnaoui » plus tard. Quelques années après sa naissance, il perdit sa mère, LAÂZIB Sadïa (Bent Ahmed) elle-même originaire d'Alger de parents originaires de Biskra. Elle mourra des suites d'une maladie après avoir perdu ses deux jeunes enfants : Omar et Ali. Son père, Si Amar KHELOUAT (4), est absent du foyer, car enrôlé par l'Armée française durant la Première Guerre Mondiale. Démobilisé après une blessure, son père rentre au pays, il ira chercher à Alger le jeune Mohamed et le plaça dans une école coranique. Son apprentissage ne durera que quelques années, il en est sorti à l'âge de 12 ans. À Alger, il exercera plusieurs petits métiers tout en se « frottant » aux grands maîtres de la musique « chaâbi » comme El-Anka et Cheikh Nador. Ainsi, il assimila toutes les finesses de ce genre musical exigeant et s'affirme, bientôt, comme un artiste accompli, maître de son art et capable de l'exprimer aussi bien dans sa langue maternelle : « Taqbaylit », comme il le dit si bien, ainsi qu'en Arabe populaire (dialectal), l'autre langue qu'il vient d'acquérir et de perfectionner. Il animera pendant cette période bon nombre de soirées « qui seront pour lui l'occasion de se produire en public et de monnayer son talent ». Il vivra jusqu'en 1936, date de son dernier retour dans sa région natale, des allers-retours entre Tizi-Ouzou et Alger. La situation ambiante (sociale, intellectuelle,…) ne lui plaisant guère (5), il confia, un jour d'été, à Si Saïd U L'Hadi (6), un de ses amis d'enfance : « Cette fois, si je quitte le village, je serai comme une fourmi ailée. Là où me poseront mes ailes, j'y resterai. » (7) À Paris, le « Maître » s'impose comme un artiste phare, illuminant de toute sa classe la vie artistique du moment qui reste confinée aux seuls cafés, véritables microcosmes de la société kabyle. De tempérament solitaire, il fréquente très peu de gens, même pas les « grands noms » de la chanson kabyle de l'époque, mais il se lie d'amitié avec Fatma-Zohra (8), son mari Mouh-akli et Mohamed IGUERBOUCHENE avec lequel il collabore dans des émissions radiophoniques. Sa carrière connaît une parenthèse, durant la Seconde Guerre Mondiale, le temps d'accomplir en Allemagne, le Service du Travail Obligatoire. C'est pendant cette période qu'il fera connaissance de celle qui deviendra plus tard sa femme, il s'agit d'une jeune Française du nom de Denise Marguerite Denis qu'il épousera le 14 août 1948. Cherchant le calme, il quittera la région parisienne et la maison qu'il a construite de ses mains à Anthony pour s'installer à Nice (Rue de Belgique). En 1985 il quittera sa seconde demeure pour un voyage qui le mènera dans les Antilles, où il séjournera, seul, quelques mois avant de repartir vers Nice rejoindre sa femme. En 1988, il récidivera en mettant le cap sur l'île de la Réunion où il s'installera à Saint-Pierre, en compagnie de sa femme Denise, dans la même année. À des milliers de kilomètres des siens et de toute personne qui le connaît, Cheikh El Hasnaoui se construit son havre de paix. Il faudra attendre plus de 20 ans pour qu'un musicologue du nom de Mehenna MAHFOUFI retrouve enfin sa trace et lui rendra trois fois visite afin de s'entretenir avec lui. Le chanteur Abdelli et la chanteuse Behdja Rahal en feront de même et auront le privilège de rencontrer le Maître quelques années seulement avant qu'il ne s'éteigne le samedi 06 juillet 2002, à l'âge de 92 ans. Il sera inhumé, conformément à ses vœux, à Saint-Pierre de la Réunion où un jardin public porte aujourd'hui son nom, il y est indiqué : Cheikh El Hasnaoui, Maître de la chanson Kabyle : Taâzibt 1910 – Saint-Pierre 2002. Ainsi, il est parti le Maître, discrètement comme il a toujours vécu, Cheikh El-Hasnaoui, celui qui mérite plus qu'un autre la place de véritable classique de la chanson kabyle (et même algérienne), nous a laissés emportant avec lui tous ses secrets, que de questions demeurent posées : Ses choix de vie ? La rupture avec le pays ? Paroles de certains de ses textes ?
  • Les vaillantes tribus Hadjoutes étaient menées par un poète, Boutheldja …

    (Par Belkacem Rabah Mohamed Khaled) (...) Il n'existe malheureusement pas de statistiques précises sur le nombre des populations Hadjoutes, mais nous estimons, à partir de certaines données contenues dans le rapport du duc de Rovigo, «vingt-trois tribus Hadjoutes et douze mille cavaliers» ... Dix huit mille cavaliers selon d'autres sources, à un total de plus de quarante mille habitants pour l'ensemble de ces tribus et douars. A la bataille de Staouéli, les 4 et 5 juillet 1830 (Sidi-Ferruch), contre la pénétration des armées françaises et avant la proclamation de Abdelkader comme Emir, les contingents fournis par les tribus Hadjoutes (douze mille cavaliers Hadjoutes) ont combattu vaillamment parmi les cinquante mille hommes engagés dans la bataille. Le général Changarnier qui a eu à combattre les armées Hadjoutes, écrit à leur sujet (Mémoires), après les avoir qualifiés d'«habitants rebelles au joug de l'étranger», de « patriotes énergiques» ,«les Hadjoutes avaient pu mettre en campagne et entretenir, pendant plusieurs années, de mille à mille huit cents cavaliers très courageux, qui avaient accompli des choses dont les cavaliers les plus célèbres de l'Europe se seraient honorés... » De même, le duc d'Orléans n'eut pas manqué de rendre hommage au patriotisme de ces partisans : « ... Ces hardis partisans faisaient plus de mal aux Français que tout le reste des forces ennemies, de même que les Cosaques, dans les guerres de l'empire, contribuèrent plus que toutes les troupes régulières à détruire l'Armée française ... Les Hadjoutes empêchaient l'armée de dormir en la tenant sur un qui-vive perpétuel ... Cependant la mort d'un simple cavalier Hadjoute, Boutheldja le poète, tué dans un de ces engagements, fut une perte sensible pour la cause arabe ... Au milieu du mouvement de résurrection de ce peuple, qui renaissait du sang de ses braves enfants, Boutheldja fut le plus inspiré parce qu'il était le plus convaincu de tous les poètes. Ses chants lyriques, d'une douleur touchante et d'un farouche patriotisme, étaient devenus populaires parmi la jeunesse arabe. Le poète préféra rester en volontaire, au premier rang des Hadjoutes, et, simple soldat, comme Koerner, il mourut comme lui de la main d'un Français, en combattant pour une patrie que tous deux avaient rêvée grande, et qu'ils ne connurent que malheureuse. »
  • Tazir M’hamed Bacha. Ancien militant de la cause nationale, compagnon de Mohamed Belouizdad – «Qui se souvient des 3024 disparus de La Casbah ?»

    www.elwatan.com le 10.05.12

    L’Algérie s’est faite elle-même.
    «Le violence est infâme, son résultat est toujours incertain et nul ne peut agir justement quand il est poussé par la haine.» Antar Ibn Chadad
    Le hasard est parfois curieux. Il provoque les choses, soupire M’hamed qui pense que certains rendez-vous de l’histoire sont quelquefois étranges.A 18 ans, en 1944, il a été arrêté, torturé et jeté dans les caves de la préfecture d’Alger. Dix-huit ans après, en 1962, il est le patron de cette même préfecture d’Alger où il officie en tant que directeur de cabinet du regretté Nadir Kassab. Alors, il se rappelle des propos de son avocat d’autrefois, Maître Sansonneti et de sa flamboyante plaidoirie en déclarant : «Monsieur le président, depuis que je porte cette robe, je n’ai jamais eu peur de dire la vérité. Il y a quelque temps, sur ces mêmes bancs, j’ai défendu des socialistes, des communistes, des gaullistes. Ils sont actuellement au pouvoir. Il ne serait pas impossible que ces gens, que vous êtes en train de juger, seront un jour à la tête de ce pays.»
    Prémonitoires, les propos de l’avocat s’avérèrent justes, résume Tazir M’hamed Bacha, qui nous racontera les mille et une péripéties de sa vie mouvementée. De sa première militance au sein de la Jeunesse de Belcourt à la création de l’organisation spéciale dont il fut un témoin privilégié, à la solitude des prisons dont il a été un pensionnaire régulier, aux exactions innombrables de la soldatesque coloniale à l’origine notamment de la disparition de plus de 3000 Algériens à La Casbah, M’hamed raconte calmement cette étape douloureuse, car, dit-il : «Seuls peuvent juger la guerre ceux qui l’ont vécue dans leur âme et dans leur chair.»
    Comité de la jeunesse de Belcourt
    Mais M’hamed sait aussi faire la part des choses : «Le combat est la seule expérience où l’on peut éprouver un sentiment autentique de fraternité envers celui qui prend les mêmes risques que vous.» Et là, il met en avant les grands mérites de cet homme immense qu’a été Mohamed Belouizdad, brave parmi les braves, qui a été l’étincelle mais qui s’est éteint hélas très jeune, emporté par la maladie. Sur son lit de mort dans un sanatorium en France et alors que Ahmed Haddanou (El Caba) lui demandait s’il avait besoin de quelque chose qu’il pourrait lui rapporter, Belouizdad rétorqua : «Ce qui me manque malheureusement, tu ne peux pas me l’apporter. Ce dont j’ai besoin, c’est d’entendre El Adhan !»
    M’hamed parle de la guerre, mais aussi de paix. Celle qui fait cesser les fracas des canons et des bombes, mais aussi celle, beaucoup plus difficile à obtenir, qui doit se frayer un chemin dans le cœur de chacun. «Lors d’un voyage en France, j’ai pu lire un livre, prix Goncourt 2011, dont le titre L’art français de la guerre, d’Alexis Jenni. La lecture de certaines pages de cet ouvrage fut un choc pour moi. En effet, la liste des 3024 Algériens disparus lors de la bataille d’Alger en 1957 dont fait état l’auteur, je l’ai eue entre mes mains en août 1962 dans l’exercice de mes fonctions à la préfecture d’Alger. Cette liste reste une tache noire qu’il convient d’élucider», suggère-t-il.
    Tazir M’hamed Bacha est né le 2 janvier 1926 à Djendel (Aïn Defla). C’est en 1933 que son père, Mohamed Ben Mokhtar, vint s’installer à Cervantès avec sa famille. Il avait tourné le dos à sa vocation de fellah pour devenir petit commerçant à Belcourt près de son domicile.C’est dans ce quartier populeux que M’hamed Bacha grandit, fit ses études scolaires à l’école des Mûriers puis à Chazot, enfin au collège de Clauzel avec comme camarade de classe un certain Ali Haroun. Le débarquement des Américains en 1942 mit fin à cette aventure et M’hamed dut intégrer le monde du travail en exerçant en tant qu’auxiliaire aux PTT à la Grande-Poste.
    «On était jeunes. Les leaders politiques étaient pour la plupart emprisonnés. On ne devait pas rester les bras croisés. On a créé le Comité de la jeunesse de Belcourt avec Mohamed Belouizdad, Ali Mahsas, Ahmed El Caba, Moumdji…»
    Son militantisme lui valut d’être arrêté le 5 octobre 1944 chez lui, au 46 boulevard Cervantès. Il militait au PPA et distribuait l’Action algérienne, journal du parti. «C’est le commissaire Touron en personne qui procéda à mon arrestation. J’avais 18 ans et je venais de me marier. Ils m’ont amené dans les sous-sols de la préfecture d’Alger où les interrogatoires parraissaient interminables. Je suis resté 10 jours dans les caves avant d’être présenté devant un juge d’instruction militaire sous le chef d’inculpation ‘‘d’atteinte à la sécurité de l’Etat’’. C’est dans ces voûtes que j’ai connu Khider, Moali, Boulenouar, tous militants du PPA. Le 4 mai 1945, je suis déféré devant le tribunal militaire d’Alger.»
    Comme cela coïncidait avec les manifestations du 1er Mai 3 jours avant à Alger, les condamnations furent très sévères. 12 ans de prison et confiscation des biens. Il est envoyé à Lambese, mais retrouve sa liberté en avril 1946 après l’armistice. «Je reprends du service à Belcourt, où Belouizdad m’installe à la tête des Jeunes de Belcourt, c’est à ce titre que j’ai assisté au 1er Congrès du PPA entamé le 16 février 1947 à Bouzaréah et clôturé deux jours après à Belcourt à la limonaderie l’Africaine appartenant à un vieux militant du Parti, Melaine Mouloud. Lorsque, par hasard, nous nous trouvions parmi la foule de spectateurs du défilé militaire du 14 juillet que les Français organisaient chaque année pour célébrer la fin de la tyrannie chez eux, nous nous sentions secoués par le défi. Pourquoi ? Que représente pour nous cette cérémonie ? Pourquoi n’avons-nous pas nous aussi notre armée, notre drapeau ? Que devions-nous faire ? Les plus lucides répondaient : il faut nous organiser.
    De nombreuses idées germaient dans l’esprit des jeunes que nous étions. On était en pleine Deuxième Guerre mondiale. C’est ainsi que fut créé le Comité de la jeunesse de Belcourt, né tel un champignon sur un terrain fertilisé par la politique coloniale de la France qui s’acharnait depuis plus de cent ans par tous les moyens à soumettre notre peuple en lui fermant toute issue pour recouvrer sa dignité et sa fierté.» Les premiers membres fondateurs de ce comité : Mohamed Belouizdad, Ali Mahsas, M’hamed Yousfi, Hamouda et Tazir M’hamed. Le CJB fut intégré comme mouvement jeune du PPA.
    Belouizdad nous avait expliqué que c’était le seul parti vraiment nationaliste et révolutionnaire et dont le programme était clair, à savoir l’indépendance de l’Algérie et qui préconisait le seul et unique moyen d’atteindre ce but, à savoir l’action des masses populaires dont nous les jeunes devrions être l’avant-garde.»
    Belouizdad, un homme à part
    «A la tête du comité, Mohamed Belouizdad va déployer une intense activité et montrer un talent d’organisateur hors pair, qui le révéla rapidement aux instances supérieures du parti. La première grande décision du CJB fut la création d’un journal clandestin. Belouizdad lui donna le titre El Watan. C’était une modeste feuille tapée à la machine et reproduite en plusieurs exemplaires à l’aide de papier carbone. Entre militants, nous parlions souvent de Belouizdad toujours avec affection, respect et admiration.
    Mahsas l’appelait Saâd Zaghloul Bacha, en référence au leader arabe en lutte contre le protectorat anglais en Egypte et fondateur du parti Wafd dans les années vingt. Les discussions avec Mohamed étaient très enrichissantes pour nous. Il écoutait beaucoup et intervenait toujours en dernier. Par délicatesse, jamais il ne nous faisait sentir sa supériorité intellectuelle. Le plus instruit parmi nous à l’époque avait à peine le certificat d’études. Mohamed possédait déjà son brevet supérieur, l’équivalent du baccalauréat qu’il avait passé avec succès. La première fois que j’ai entendu parler de Karl Marx, c’était de la bouche de Mohamed, qui avait déjà lu le Capital.
    Dès 1947, Mohamed m’associa à la réception des armes. C’est ainsi qu’il me chargea de trouver des caches pour enfouir des armes provenant des restes des armées alliées. J’arrivais à dénicher deux endroits sûrs, le premier au pied de la falaise Cervantès, dans la maison du regretté militant Mohamed Meguerba. L’autre cache, dans une petite propriété à Bouzaréah appartenant à la famille d’un militant, le regretté Derkouche. J’avais connaissance d’une troisième cache qui avait été mise à la disposition de Belouizdad par Mohamed Saradouni, un vieux militant qui gérait un dépôt, à l’emplacement actuel de la station du téléphérique, près du cimetière de Sidi M’hamed. C’est au titre de responsable de la section des jeunes de Belcourt, une des plus importantes du pays, que j’ai eu le privilège d’assister au fameux congrès clandestin du PPA de 1947 au cours duquel fut décidée la création de l’OS qui devait préparer et entraîner les meilleurs militants en vue du déclenchement de l’action directe généralisée et le maintien de l’organisation clandestine politique PPA avec comme couverture légale le MTLD.
    Le congrès se déroula la première nuit dans une petite propriété appartenant à un militant de Bouzaréah où Messali était en résidence surveillée après son retour d’exil africain. Avant l’ouverture de la première séance par Messali, un des délégués de la Grande-Kabylie, Si Ouali, demanda la parole. Il tira son revolver caché sous sa ceinture, le posa sur la table et proposa la résolution suivante : ‘‘Tout participant à ce congrès national qui dévoilerait ne serait-ce qu’une partie des délibérations ou des noms de participants est condamné à mort.’’ Ce fut un moment de stupeur générale. On sentait déjà la mort planer sur nos têtes avant l’ouverture des débats. Messali lui-même resta muet, tellement la proposition de Si Ouali était inattendue.
    Plusieurs délégués condamnèrent cette proposition, le plus acharné fut le docteur Chawki Mostefaï qui parla des limites de la résistance humaine face à la torture, pratiquée systématiquement par la police coloniale, et surtout fit allusion à une découverte récente à cette date, le sérum de vérité, qui, administré à une personne, est susceptible de lui faire dire tout ce qu’elle sait malgré une volonté contraire. Tous les éléments développés laissèrent Si Ouali inébranlable. Il maintint sa proposition et demanda qu’on la soumette au vote. Le président du congrès, Messali, ne savait plus quoi faire. C’était le blocage total dans un silence impressionnant. On entendrait voler une mouche.
    C’est alors qu’on aperçut au fond de la salle une main se lever de quelqu’un qui demanda la parole pour la première fois. Le président lui fait signe qu’il peut parler : ‘‘Je propose, dit une voix claire avec une diction impeccable, qu’on remplace les mots ‘‘est condamné à mort’’ par ‘‘est passible de la peine de mort’’, ce fut un soulagement général. Mohamed Belouizdad venait par un intelligent et astucieux amendement de mettre fin au blocage qui paralysait le congrès avant même son ouverture. Messali, après un long regard de reconnaissance vers Mohamed mit aux voix la résolution amendée. Elle fut votée à l’unanimité y compris par Si Ouali.»
    Un laministe convaincu
    Le congrès s’acheva au lever du jour, après une longue intervention de Messali qui prononça la clôture de ces importantes assises d’où sortira l’Organisation spéciale dont la mise sur pied sera confiée à Mohamed Belouizdad. Il avait 24 ans, l’âge de l’Emir Abdelkader quand ce dernier reçut la Bayâ en 1832 afin d’organiser la lutte armée contre les Français. La jeunesse est l’âge de l’héroïsme, ce mot n’a jamais été aussi juste que dans le cas de la lutte du peuple algérien. Mais Messali écarta Debaghine et s’arrogea seul le droit de désigner la direction politique du parti. Depuis cette date et peut-être bien avant, les germes de la scission, qui allaient se produire quelques années plus tard entre centralistes et messalistes, étaient semés. Fort heureusement, le 1er Novembre est venu mettre fin à cet imbroglio.
    M’hamed milita à Alger avec Mokhtar Bouchafa notamment jusqu’à son arrestation le 1er mai 1957, «où des soldats sont venus à notre domicile pour arrêter mon père disparu jusqu’à ce jour. Alors que moi même je l’ai été par la DST. S’ensuivirent de longs séjours à Bouzarréah, Paul Cazelles, Beni Messous, Bossuet, jusqu’à la libération à la fin de l’année 1960». A l’indépendance, M’hamed est nommé chef de cabinet du préfet Kassab. «Au début, on a eu des problèmes avec les gens des frontières qui voulaient accaparer le siège de la wilaya pour en faire un ministère. Ils nous avaient menacés, et Dieu seul sait qu’à l’époque c’était la seule institution qui marchait.» Heureusement que dès la constitution du gouvernement en septembre 1962, le projet a été stoppé. M’hamed renoue avec ses premières amours, les PTT, puis s’occupe des affaires administratives à la présidence jusqu’en 1980 où il est nommé consul à Agades (Niger), puis au Kef (Tunisie). Il prend sa retraite en 1990.
    htahri@elwatan.com

  • La casbah de Dellys entre légende et réalité

    www.algerie-plus.com Par Khidr Omar | 05/05/2011 | 11:03 En dépit de la patine du temps et des séquelles irréversibles laissées par l'homme, la casbah de Dellys (80 km à l'est de Boumerdes) a su garder un cachet atypique, forgé par un passé glorieux auquel est associé une beauté naturelle exceptionnelle. Plus que tout ça, cette belle ville nichée à 400 mètres au-dessus du niveau de la mer, naturellement protégée contre les courants marins et les vents d'ouest par un long promontoire, connu sous le nom de cap Bengut, au-dessous duquel se love un vieux port turc, est traversée par la RN24 sur toute sa longueur, s'étirant depuis Takdempt, à l'ouest, jusqu'à la nouvelle ville, à l'est de l'oued Oubay. Au coeur de ce long boulevard, se situe la vieille ville, communément appelée la casbah de Dellys, qui était considérée jusqu'à un passé récent, comme le pouls de la ville. Aujourd'hui, ses échoppes, dont beaucoup sont désertées par leurs propriétaires, laissent apparaître des plaies béantes, dues aux aléas du temps, mais principalement au séisme de mai 2003, qui avait durement ébranlé ses vieilles constructions et fait disparaître du coup des pans entiers de la mémoire matérielle et immatérielle. Il n'en demeure pas moins que le visiteur à Dellys est irrésistiblement happé par la multitude de vestiges historiques encore visibles dans les dédales de sa casbah et de ses ruelles, où ont été recensées quelque 200 vieilles bâtisses datant de l'époque ottomane. Le vieux port, le phare de cap Bengut, la vieille mosquée du centre ville, l'école coranique Sidi Amar, le tombeau de Sidi el Harfi et le mur d'enceinte ceinturant cette cité sur plus de 2000 mètres, constituent notamment autant d'attractions sur lesquelles peuvent se fixer encore de nos jours les yeux des visiteurs avertis. Une cité en proie à toutes les convoitises Mais c'est surtout l'histoire glorieuse, à la limite de la légende, de la ville de Dellys, qui fait la fierté de ses habitants, à l'instar de Ami Rabah Edelssy (70 ans) qui considère que la « position géographique de cette ville est à l'origine des différentes convoitises et civilisations qui se sont succédées dans la région». Parfois, l'on peut ainsi surprendre des Déllyssiens nostalgiques, assis sur un rocher dans la quiétude du cap Bingut ou sur un banc de la place dite de la guinguette, mais dont il ne reste aujourd »hui que le nom, en train de suivre le passage des navires, voguant vers de lointains ports, ou simplement contempler la grande bleue, s'imaginant voir accoster sur les rivages de la région les navires des corsaires et autres envahisseurs. C'est ce riche passé que les habitants de Dellys tentent aujourd'hui de préserver coûte que coûte en exhortant les autorités concernées à manifester davantage d'intérêt pour le patrimoine de leur ville et pour tous ses vestige et patrimoine, dont de vieux manuscrits détenus par plusieurs citoyens Ils désirent, à cet effet, pouvoir les réunir dans un musée digne de la renommée de cette cité. Selon les historiens, l'édification de la vieille Casbah de Dellys remonte à l'époque ottomane, qui la baptisèrent « Tiddiles ». Elle était alors constituée d'un ensemble de constructions bien agencées et divisées par des rues et ruelles, possédant toutes les commodités de vie nécessaires sur une surface globale de 1200 ha. Selon le président de l'APC, c'est par souci de préservation et de protection du riche patrimoine renfermé par cette ville historique, que la tutelle a élaboré à partir de 2007 un « Plan permanent pour la protection et la restauration de la Casbah de Dellys ». La première étape de ce plan, a été réceptionnée fin 2009, avant son exécution qui consista, selon la même source, en la réalisation de « travaux d'urgence » axés sur la « restauration de sites sensibles » du patrimoine matériel. La seconde phase de ce plan, également réalisée début 2010, a consisté en la réalisation d' »études historiques et typologiques » sur le même site, tandis que la 3ème étape, attendue vers fin 2011, portera sur l'élaboration d'une mouture finale de ce même plan. Selon une étude historique réalisée par des chercheurs universitaires de Boumerdes, à l'occasion de la célébration du mois du patrimoine, le « rôle de Dellys en tant que grande cité est historiquement affirmé » grâce à sa « position stratégique sur la mer méditerranée, son sol fertile et sa proximité des cours d'eau « . De nombreuses civilisations se sont succédées sur cette cité maritime, à l'image, de la civilisation numide qui lui donna le nom « Thadlest ». Par la suite les Romains la baptisèrent à leur tour « Rusucurus », avant de devenir une importante ville de la Mauritanie césarienne. Les Phéniciens s'en emparèrent ultérieurement pour y fonder un grand comptoir commercial et une route vers la ville de Bejaia. Elle connut également le passage des Vandales et des Byzantins. Le passage de la ville de Dellys à la civilisation musulmane remonte au 16ème siècle, selon des documents historiques, qui font état de son rattachement successivement aux règnes des Fatimide, des Hamadite, des Mourabitoune et des Hafside. Après une courte période sous la coupe des Espagnols, cette cité antique connut son « âge d'or » grâce aux frères Aroudj et Kheireddine qui la délivrèrent et l'annexèrent à l'Etat ottoman. Le colonialisme français qui y entra en 1844, en fit une base militaire pour étendre son hégémonie sur toute la Kabylie. L'histoire de cette ville a été immortalisée par plusieurs historiens qui célébrèrent sa beauté au fil du temps, à l'image d'El Idrissi(21e siècle) qui en a fait l'éloge dans son célèbre « Nouzhate El Mochtake » (le plaisir du passionné), Al Hamiri (15e siècle) « Al Raoudh Al Miitar » ( les jardins parfumés), Hosseine Al Ourtilani (18 e) « Nouzhate Al Andhar » (le plaisir des yeux), ou encore par les recueils de l'officier français Carette et de l'allemand Heinrich Von Maltessen (19eme siècle).

Entretien avec le Pr Noam Chomsky

Posté par mouradpreure le 27 mars 2013

http://www.algerie-focus.com/tag/noam-chomsky/

 Entretien avec le Pr Noam Chomsky dans GEOPOLITIQUE pr

Exclusif. Pour sa première intervention dans un média maghrébin, le grand intellectuel engagé américain Noam Chomsky* a choisi Algerie-Focus.Com.

Dans un entretien téléphonique qui a duré 40 minutes, Noam Chomsky nous a livré ses analyses sur les révoltes populaires en Tunisie, en Égypte et dans d’autres pays et l’embarras des États-Unis, d’Israël et de l’Europe qui craignent de voir des régimes “amis” tomber et remplacés par des démocraties libres.
Nous avons également abordé avec lui plusieurs autres points : la situation en Algérie, le positionnement militaire américain dans la région du sahel, la nature de l’AQMI, etc. Il a aussi été question dans l’entretien, des dernières révélations de wikileaks, de la politique d’Obama au Moyen-Orient, du cas iranien, de la politique israélienne, des attentats du 11 septembre,…

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Entretien avec Samir Amin* « Les peuples n’ont plus peur »

Posté par mouradpreure le 27 mars 2013

http://www.lanation.info Hocine Belalloufi – Mardi 14 Février 2012

Samir Amin revient sur les révoltes de Tunisie et d’Egypte dont il souligne à la fois l’importance politique et la portée limitée sur les plans social et économique. Mis en perspective avec la crise globale du capitalisme ces bouleversements en préfigurent d’autres.

Entretien avec Samir Amin* « Les peuples n’ont plus peur » dans GEOPOLITIQUE

Samir Amin inShare

Quels enseignements généraux peut-on tirer des révoltes populaires qui secouent les pays du monde arabe depuis plus d’une année ?

La leçon fondamentale et principale et qui est positive, même si les résultats jusqu’à présent sont très limités et ne méritent pas que l’on parle de révolution, c’est que les peuples n’ont plus peur. C’est une transformation qualitative gigantesque. Pendant des décennies, les peuples en question, qu’il s’agisse des Egyptiens et des Tunisiens – mais on pourrait dire ça de beaucoup d’autres – ont accepté de vivre sous des régimes policiers, de terreur même, en pensant qu’il était totalement impossible de faire quoi que ce soit. Maintenant, ils se révoltent. Quelles que soient les forces politiques qu’il y a derrière, les possibilités d’avancer ou pas, les résultats immédiats, ça c’est une transformation qualitative gigantesque, parce que nous ne pourrons pas revenir, tout au moins revenir facilement, à des régimes d’oppression comme ils l’étaient. Les révoltes populaires continuent et continueront. C’est la leçon générale. Lire la suite… »

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Iran, la destruction nécessaire

Posté par mouradpreure le 23 mars 2013

 Les raisons-prétextes de l’Occident

par François Belliot

Au moment où se déroule la visite historique de Barack Obama en Israël, il convient de jeter un regard lucide sur les forces qui poussent, non seulement l’Etat hébreu mais l’ensemble du système occidental, à vouloir déclencher une guerre contre l’Iran. François Belliot nous propose son compte rendu de lecture de l’essai Iran, la destruction nécessaire où l’analyste international Jean-Michel Vernochet passe en revue les griefs-prétextes et surtout les ambitions de l’Occident, à la lumière des événements qui ont marqué l’histoire récente.

Réseau Voltaire | Paris (France) | 21 mars 2013
http://www.voltairenet.org/article177936.html
Iran, la destruction nécessaire dans GEOPOLITIQUE ligne-rouge
iran+guerre dans GEOPOLITIQUE

Depuis 1979 et la Révolution islamique, l’Iran se trouve dans une situation géopolitique inconfortable. Mis au ban des nations par les Occidentaux, saigné par une guerre de 8 ans avec l’Irak soutenu de l’extérieur, mis dans l’Axe du mal par les néoconservateurs sous George W. Bush, asphyxié par des sanctions économiques et des embargos, infiltré et déstabilisé par des services de renseignements étrangers, allié à la Syrie et au Hezbollah, accusé de vouloir « rayer Israël de la carte », depuis plus d’un demi siècle l’Iran lutte pour préserver son indépendance dans des conditions périlleuses. Alors que l’Iran, aux yeux de certains, semble avoir passé les années les plus délicates, Jean-Michel Vernochet, dans cet essai de prospective d’une centaine de pages, expose la thèse que la destruction de l’Iran, à court ou moyen terme, est inéluctable. C’est le sens du titre de l’ouvrage : Iran, la destruction nécessaire.

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De plus en plus d’Etats dans le monde, un dangereux émiettement

Posté par mouradpreure le 23 mars 2013

www.nouvelobs.com  Modifié le 14-05-2012

Par Pascal Boniface, Directeur de l’IRIS

De plus en plus d'Etats dans le monde, un dangereux émiettement dans GEOPOLITIQUE 9131337009614

LE PLUS. En 1945, l’ONU comptait 51 Etats-membres. Aujourd’hui, elle en comprend 193, auxquels s’ajoutent de nouveaux territoires ayant fait séc

ession. Pour Pascal Boniface, directeur de l’Institut de relations internationales et stratégiques (IRIS), cette logique de dispersion est dangereuse pour la stabilité du monde.

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La crise syrienne menace désormais les accords de Sykes-Picot et la succession de l’Empire ottoman

Posté par mouradpreure le 21 mars 2013

http://www.iris-france.org/informez-vous/tribune.php?numero=557

Interview de Karim Emile Bitar, directeur de recherche à l’IRIS par Ziyad Makhoul (L’Orient-Le Jour (Liban), 18 mars 2013)
La crise syrienne menace désormais les accords de Sykes-Picot et la succession de l’Empire ottoman dans GEOPOLITIQUE
http://www.iris-france.org/informez-vous/tribune.php?numero=557

Chercheur à l’IRIS et véritable œil de lynx quand il s’agit de décrypter et de synthétiser quelque conflit mondial ou quelque bouleversement géopolitique que ce soit, notamment au Proche-Orient, Karim Émile Bitar a disséqué pour L’Orient-Le Jour la situation en Syrie deux ans après le démarrage de la révolte populaire.

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Lunch with the FT: Noam Chomsky

Posté par mouradpreure le 16 mars 2013

By John McDermott

http://www.ft.com/intl/cms/s/2/afc74988-8c96-11e2-aed2-00144feabdc0.html#axzz2NjVXIePQ

The linguistics professor is seen by some as a truth-teller, by others as an anti-US crank. He talks to John McDermott about the link between activism and academia

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There is a time capsule near the lifts of the Stata Center at the Massachusetts Institute of Technology. It contains items from Building 20, home to fundamental wartime advances in physics, and where, in 1955, a 27-year-old began to transform humanity’s understanding of language. The original ramshackle facility is no more. But the linguist is still here, strolling past in a mustard-coloured puffer jacket.

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L’inévitable Benjamin Stora corrigé sévèrement par notre DJEHA national

Posté par mouradpreure le 14 mars 2013

Benjamin Stora se dissimule efficacement derrière la double armure de la neutralité et la haute compétence scientifique reconnue du chercheur et un amour sincère pour l’Algérie, le pays de ses origines. Fort de cette position imprenable, et de ses amitiés au sein de l’élite algérienne qu’il abuse, profitant de sa naïveté, il distille ses thèses qui toutes amoindrissent la portée de la révolution algérienne et les profondes racines historiques de la Nation algérienne vieille de plusieurs milliers d’années avec comme éminents dirigeants Massinissa, Jughurta, puis plus récemment l’Emir Abdelkader. J’avais dans un ouvrage en cours de parution noté que le péché originel des pieds-noirs est qu’ils n’ont pas aimé les gens, ils n’ont aimé que la terre d’Algérie et leurs nostalgies en deviennent non seulement suspectes mais surtout sans réelles perspectives.

A titre d’exemple, B. Stora reprend de manière apparemment scientifique deux thèses éminemment dangereuses et de portée politique suspecte : la première est que la nation algérienne est de création récente, la seconde est que le FLN a été défait militairement. Ces deux thèses sont fausses. Nous y reviendront plus tard.

Rappelons seulement que concernant la jeunesse de la Nation algérienne, lue à travers la lunette étroite du concept d’état-nation né avec la révolution industrielle, que les nations allemandes et italiennes datent du XIXème siècle, que notre Massinissa a dirigé un ensemble qui avait tous les traits d’un état, nous y reviendrons.

Concernant la défaite militaire supposée du FLN, revenons à l’éminent stratège Clausewitz qui nous explique qu’un conflit armé se conclut par la victoire d’une des parties lorsque l’autre partie considère que la poursuite des buts de la guerre n’est plus justifiée par les pertes (humaines, matérielles, politiques, économiques) qu’elle encourt. Cette partie renonce donc à la poursuite de la guerre et est déclarée perdante. (Clausewitz, De la guerre). Et la France était dans ce cas puisque l’état français a manqué d’imploser en 1958 alors que des paras français séditieux allaient être parachutés sur les Champs Elysées. On a dû faire appel à un général pour sauver l’état français, la suite on la connait. Clausewitz dit aussi que la guerre est la poursuite de la politique par d’autres moyens. Son point de départ est toujours politique tout comme sa conclusion. En l’occurrence ici, il s’agissait non d’une guerre classique de positions mais d’un conflit asymétrique, « le combat du tigre contre l’éléphant » pour reprendre l’expression d’Hô Chi Minh, et le FLN a réalisé ses objectifs politiques à savoir la réalisation de l’indépendance de la Nation algérienne. Et de fait, si la France avait gagné la guerre d’Algérie, pourquoi serait-elle donc partie en 1962 ?

Dr Mourad PREURE

L'inévitable Benjamin Stora corrigé sévèrement par notre DJEHA national dans ALGERIE HISTOIRE SOCIETE 20070510Storarepentance

« Le régime algérien fait preuve de myopie »

Le Figaro, mardi 30/08/2011 à 20:56

INTERVIEW – Pour Benjamin Stora, universitaire spécialisé sur le Maghreb, les dirigeants algériens donnent l’impression de ne pas tenir compte de la nouvelle donne géopolitique.

LE FIGARO.- Comment expliquez-vous l’ambiguïté du pouvoir algérien à l’égard du conflit libyen?

Benjamin STORA.- Elle n’est pas le produit d’une doctrine clairement définie au sommet de l’État. Elle révèle plutôt des atermoiements, des peurs dissimulées sur la conduite à suivre. Il y a aussi des raisons historiques. La matrice culturelle du régime algérien a peu changé depuis l’époque Boumediene. Le fer de lance de la diplomatie algérienne, c’est encore en grande partie l’anti-impérialisme des années 1970. Cela peut paraître difficile à croire, mais les dirigeants algériens donnent l’impression de ne pas tenir compte de la nouvelle donne géopolitique, qu’il s’agisse de la chute du mur de Berlin, de la fin de la guerre froide, de l’élection de Barack Obama… Ils analysent les relations internationales à l’aune de critères révolus, ils se veulent en quelque sorte fidèles à un monde disparu et du même coup font preuve de myopie. À cela s’ajoute la personnalité du président Bouteflika, qui a été longtemps le chef de la diplomatie de Boumediene et qui, à ce titre, a très bien connu Kadhafi. Même si les deux hommes ont eu des différends importants ces derniers temps, en particulier sur les rébellions sahariennes, ils appartiennent à la même génération de combat politique. Le deuxième facteur qui explique cette ambiguïté, c’est un nationalisme exacerbé qui rejette le principe du droit d’ingérence. Enfin, un certain nombre de responsables algériens redoutent que ce printemps arabe ne fasse le jeu d’un islam radical qu’ils ont combattu tout au long des années 1990.

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Hugo Chavez, loin du Centre, près des peuples

Posté par mouradpreure le 9 mars 2013

http://www.lanation.info/Hugo-Chavez-loin-du-Centre-pres-des-peuples_a2004.html

Ce que Chavez nous dit de la « jetset » mondialisée d’Algérie

Khaled Ziri – Mercredi 6 Mars 2013

Hugo Chavez est mort. Ce plébéien détesté par le « Centre » mais aimé par la majorité de ses concitoyens était un bolivarien, un résistant, un algérien d’esprit et de cœur. A l’heure où le secteur pétro-gazier algérien exhale des miasmes scandaleux, il est utile de rappeler pourquoi cet homme du peuple n’était pas agréé par les Occidentaux. Et surtout comment il leur a tenu tête.

Hugo Chavez embrassant les mains de son peuple.

Hugo Chavez embrassant les mains de son peuple.
Hugo Chavez est parti.  Le président vénézuélien fait partie des dirigeants détestés par les « Centre » et sur lequel a pesé, jusqu’au bout, une directive de dénigrement systématique. Et jusqu’au bout aussi, il aura rendu la monnaie à ce centre qui aura tout tenté contre lui, y compris un coup d’Etat soutenu ouvertement par Washington. Dans ce monde rendu conforme – y compris par les moyens de la guerre – à l’ordre ultralibéral et néoconservateur, il aura incarné un renouveau de la résistance. Celle-là qui permet à cet homme de renvoyer l’ambassadeur d’Israël de son pays pour dénoncer le carnage « civilisé » infligé à Ghaza et d’être plus proche des opinions arabes que l’ensemble des rois, émirs et présidents arabes réunis. Celle-là même qui aura redonné à la vision progressiste et anti-impérialiste des lettres de noblesse bolivarienne.  

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La mort d’un juste

Posté par mouradpreure le 9 mars 2013

http://www.lanation.info/La-mort-d-un-juste_a2005.html

Hocine Belalloufi – Mercredi 6 Mars 2013

La mort du Président Hugo Chavez agit comme un révélateur des positions des uns et des autres. Le défunt laisse un immense vide chez tous les partisans de la libération du sous-continent latino-américain des griffes des Etats-Unis et de l’Union européenne. Il laisse derrière lui de réelles réalisations et des forces sociales décidées à poursuivre le combat. Mais les défis restent immenses…

La mort d’un juste
Le commandant s’en est allé. Il a perdu son ultime combat contre la mort, le combat que nul ne gagne en définitif… Mais sa mort physique, aussi douloureuse soit-elle pour sa famille, ses camarades, ses partisans, le peuple vénézuélien, ses alliés internationaux et tous ceux qui comprennent les enjeux économiques, sociaux, politiques et idéologiques principaux en Amérique latine et dans le monde, n’empêchera pas son œuvre de lui survivre. Son exemple suscitera et suscite certainement déjà nombre d’engagements de jeunes et de moins jeunes, au Venezuela comme dans le monde. Il s’agit là d’un succès éclatant pour ce patriote qui avait le Venezuela et son peuple chevillés au cœur tout en étant en même temps profondément internationaliste, car profondément convaincu que l’Humanité n’est qu’une et que le combat contre la pauvreté, l’injustice, l’oppression et pour la liberté et l’égalité des hommes et des nations est un combat universel. Lire la suite… »

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In Amenas : l’armée algérienne répond aux critiques des Occidentaux

Posté par mouradpreure le 4 février 2013

http://www.tsa-algerie.com Achira Mammeri

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L’Armée populaire nationale (ANP) réfute les critiques formulées par certaines capitales occidentales sur l’assaut des forces spéciales lors de la prise d’otages du site gazier de Tiguentourine à In Amenas. Trois semaines après l’assaut, l’ANP, via la revue El Djeich, son organe officiel, a tenu à délivrer des messages clairs. Il s’agit de la première réaction officielle et publique de l’institution militaire. Lire la suite… »

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Les trois plaies du Mali

Posté par mouradpreure le 4 février 2013

LE MONDE GEO ET POLITIQUE | 01.02.2013 à 14h56 • Mis à jour le 04.02.2013 à 19h17 Par Christophe Châtelot – Bamako, envoyé spécial

Les trois plaies du Mali dans GEOPOLITIQUE 1826061_3_9b42_soldats-maliens-pres-de-gao-le-27-janvier-la_a347f198ad0ef8074133751c30672a37

« Le retour au Mali de nombreux jeunes Touareg entraînés au maniement des armes en Libye apparaît directement lié aux affrontements. La situation ne cesse de se dégrader. » Cet extrait d’une note de la Direction des affaires africaines et malgaches du Quai d’Orsay pourrait dater de 2012. Un an après la chute de Mouammar Kadhafi, en octobre 2011, les deux tiers du territoire malien échappent à l’autorité centrale, conquis par des groupes armés.

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Quelques défis pour la prochaine décennie

Posté par mouradpreure le 21 janvier 2013

Quelques défis pour la prochaine décennie dans GEOPOLITIQUE

A l’occasion de ses 10 ans, l’excellent magazine américain The Chronicle of Higher Education a posé la question à des universitaires et experts de savoir quels seront les défis des 10 années à venir. Observons les plus significatifs…

LIBÉRER L’INNOVATION

Pour Steven Landsburg, professeur d’économie à l’Université de Rochester, il va être temps de passer de l’idée au travail. “L’idée que les idées doivent être libres pourrait bien être l’idée phare de la prochaine décennie“, car elle prend une nouvelle importance. L’innovation est étouffée par le droit de la propriété intellectuelle dont le respect mobilise beaucoup de ressource et engendre une sous-utilisation des innovations les plus radicales. Reste que le problème pour rendre les idées libres tout en profitant à leurs inventeurs demeure entier. Pour l’économiste iconoclaste Michael Kremer d’Harvard (Wikipédia), la solution pourrait être que les gouvernements achètent les droits sur les brevets pour les placer dans le domaine public. Lire la suite… »

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Médias et experts américains reconnaissent la justesse des mises en garde de l’Algérie contre l’intervention militaire en Libye

Posté par mouradpreure le 20 janvier 2013

Médias et experts américains reconnaissent la justesse des mises en garde de l’Algérie contre l’intervention militaire en Libye dans GEOPOLITIQUE A3BA6B398C23ADF9CF383AADA49E5_h424_w329_m2_q80_cimwgZqDM

http://www.algerie1.com/actualite/medias-et-experts-americains-reconnaissent-la-justesse-des-mises-en-garde-de-lalgerie-contre-lintervention-militaire-en-libye/

La presse et des experts américains ont admis que la crise des otages du site gazier de Tiguentourine (In Amenas), ainsi que la bataille qui fait rage au Mali et la mort de l’ambassadeur américain à Benghazi en septembre dernier, sont les conséquences de l’opération de l’OTAN menée contre la Libye en 2011. Lire la suite… »

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L’ANP est la fierté de la Nation…

Posté par mouradpreure le 18 janvier 2013

L'ANP est la fierté de la Nation... dans ALGERIE HISTOIRE SOCIETE 255336_0202502346441_web

Par Dr Mourad PREURE

C’est avec fierté que nous avons appris la libération des otages par l’armée à In Amenas. L’action terroriste criminelle avait pour but de nous mettre à genoux en touchant l’industrie pétrolière. Impliquant de nombreux ressortissants étrangers provenant de grandes puissances elle visait à internationaliser la crise et décrédibiliser l’Algérie, son Etat et son armée. Las…

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Syrie – Et si Poutine avait raison

Posté par mouradpreure le 6 novembre 2012

www.lenouveleconomiste.frPublié le 23/08/2012 

 Syrie - Et si Poutine avait raison dans CRISE ECONOMiQUE 1626_Lorot-626x220

Pour Moscou, derrière la chute d’Assad se profilerait la création d’un grand espace sunnite-islamiste anti-occidental Lire la suite… »

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La gouvernance dans le monde arabe – De la révolution à l’évolution

Posté par mouradpreure le 10 août 2012

http://www.liberte-algerie.com 17/01/2012 Par : Arslan Chikhaoui(*)

La gouvernance dans le monde arabe - De la révolution à l’évolution dans GEOPOLITIQUE 1533530_520_292

Les transitions prometteuses en Tunisie, en Égypte et en Libye peuvent apporter une certaine stabilité politique et économique à travers les pays de la Méditerranée.

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DANGEREUSE ROUTINE

Posté par mouradpreure le 10 août 2012

http://www.lequotidien-oran.com/?news=5171207 http://www.lequotidien-oran.com/?news=5171207 par K.Selim

DANGEREUSE ROUTINE dans ALGERIE HISTOIRE SOCIETE 1739613_3_d226_a-alep-a-la-sortie-de-la-priere-le-27_6444218fe3f41b519fc7a6a91a345d76

La Syrie, c’est l’Algérie des années 90 sans l’intrusion musclée d’acteurs étatiques extérieurs, suggèrent certains analystes. Le rôle déterminant de ces acteurs extérieurs dans l’empêchement d’une solution politique en interne en Syrie est mis en exergue. Il leur fait dire que notre propension à faire, plutôt mal que bien, les choses avant les autres est, une fois n’est pas coutume, une chance. 

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Slimane Zeghidour. Grand reporter et spécialiste du monde arabe «Des ‘‘think tank’’ projettent déjà l’image d’un Maghreb qui sera moins arabe et plus berbère»

Posté par mouradpreure le 5 juillet 2012

www.elwatan.com le 04.09.11 |

Slimane Zeghidour. Grand reporter et spécialiste du monde arabe «Des ‘‘think tank’’ projettent déjà l’image d’un Maghreb qui sera moins arabe et plus berbère» dans GEOPOLITIQUE maghreb

Grand reporter, rédacteur en chef et éditorialiste à TV5, Slimane Zeghidour a largement couvert le monde arabe au point de devenir un fin connaisseur de la région. En sus d’être un infatigable globe-trotter et une figure médiatique bien connue, l’enfant d’Erraguène (Jijel) est un homme d’une grande érudition. Esprit vif à la culture vertigineuse, il porte un regard bien singulier sur les événements qui agitent notre planète. Un regard où se mêlent l’histoire, l’anthropologie, la psychanalyse, la géopolitique, l’art, la philosophie… Nous l’avons sollicité pour disséquer le cycle insurrectionnel en cours, et il s’est prêté généreusement à l’exercice. Avec une vision lucide et un talent de conteur, il nous livre une analyse saisissante des bouleversements politiques qui ont changé le visage du monde arabe.

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Le sous-secrétaire d Etat adjoint américain pour le Maghreb : « L’Algérie est le leader naturel de la région »

Posté par mouradpreure le 18 mai 2012

http://www.lequotidien-oran.com Jeudi 17 mai 2012 par S. C: Synthèse.

Le sous-secrétaire d Etat adjoint américain pour le Maghreb : « L'Algérie est le leader naturel de la région » dans ALGERIE ECONOMIE

Dans un entretien accordé à l’APS, Raymond Maxwell, le sous-secrétaire d’Etat adjoint américain pour le Maghreb au département d’Etat, a affirmé que «l’Algérie est le leader naturel dans la région et les Etats-Unis se réjouissent de la tenue d’élections législatives couronnées de succès».

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Une tribune de François Hollande pour El watan : «Une repentance jamais formulée»

Posté par mouradpreure le 27 avril 2012

http://www.elwatan.com le 19.03.12 | 10h00

 Une tribune de François Hollande pour El watan : «Une repentance jamais formulée» dans GEOPOLITIQUE francois_hollande

Le 19 mars 1962, le cessez-le-feu était proclamé en Algérie au lendemain de la signature des accords d’Evian. Cet acte ne marquait pas la fin définitive des violences – loin s’en faut – mais elles ouvraient la voie au processus qui allait conduire à la fin d’une guerre cruelle.

La guerre d’Algérie a été un moment décisif de l’histoire contemporaine. Elle a, en France, entraîné la chute d’une République et donné naissance à la Ve République ; envoyé de l’autre côté de la Méditerranée un million et demi de jeunes soldats et provoqué la mort de trente mille d’entre eux ; arraché à leur terre natale un million de pieds-noirs ; suscité l’abandon et le massacre de milliers de harkis restés fidèle à la France. Cette guerre, en Algérie, a entraîné la destruction de centaines de villages et le déplacement de deux millions de paysans ; elle a provoqué la mort de centaine de milliers d’Algériens et la destruction durable des paysages urbains et ruraux.

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