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    Naïvement enlacée à la mer, Alger si loin de son destin …

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  • A quoi ressemblera l’économie mondiale en 2060 ?

    www.latribune.fr Pierre Manière | 09/11/2012

    Dans une étude publiée vendredi, l'OCDE dresse le portrait de l'économie mondiale en 2060. Elle prévoit un grand chambardement de l'ordre établi. Comme attendu, la Chine deviendra la première économie de la planète. L'Inde, pour sa part, se classera deuxième, devant les Etats-Unis. New Delhi voit ainsi la part de sa contribution au PIB mondial progresser de 7% à 18% ! La zone euro, elle, verra son poids dégringoler de 17% à 9%.
    Sur le même sujet
    L'exercice apparaît pour le moins ambitieux. Dans une étude publiée vendredi, l'OCDE dévoile sa photographie de l'économie mondiale en... 2060 ! Et ses résultats font état d'un vrai chambardement de l'équilibre économique mondial.
    • Une croissance maussade de 3% par an en moyenne
    D'abord, l'OCDE parie sur un retour progressif aux fondamentaux économiques d'avant crise à horizon 2020. "Une fois liquidé l'héritage de la crise financière mondiale, le PIB global pourrait croître d'environ 3% par an au cours des 50 prochaines années", grâce à "l'amélioration de la productivité" couplée à "l'accumulation de capital humain", précise le rapport. Une croissance profondément inégale, les vieux pays industrialisés affichant des taux bien inférieurs aux pays émergents.
    Un bémol, de taille, concerne toutefois la manière dont la crise actuelle impactera les prochaines décennies. Chef de la division de l'analyse des politiques structurelles de l'OCDE, Giuseppe Nicoletti concède qu'"il y a beaucoup d'incertitude" sur la date de rétablissement de l'économie mondiale. De plus, il souligne que la manière dont les Etats sortiront de la crise aura des conséquences importantes. "Si les Etats-Unis et l'Europe s'en sortent avec des niveaux de dettes trop élevés, cela peut avoir, à terme, des conséquences sur les marchés de capitaux, provoquer une baisse des investissements, et plomber le marché de l'emploi", prend-t-il en exemple.
    • La Chine et l'Inde en pole position
    La Chine devrait débuter ce premier demi-siècle sur les chapeaux de roues. Sur la base des parités de pouvoir d'achat de 2005, l'étude précise que Pékin devrait dépasser cette année la zone euro en termes de contribution au PIB global. Avant de chiper la première place aux Etats-Unis "quelques années plus tard", voyant son poids dans le PIB mondial passer de 17% à 28%. Dans son sillage, l'Inde verrait sa contribution au PIB mondial passer de 7% à 18% en 2060, et dépasser à son tour le pays de l'Oncle Sam. Ainsi, si la Chine est championne en terme de croissance jusqu'en 2020 (avec une moyenne de 10%), Pékin voit sa progression du PIB se tasser jusqu'à 2,3% en 2030-2060. Or sur cette période, New Delhi affiche une moyenne de 6,7% au compteur.
    Pour expliquer le tassement de la croissance chinoise, Giuseppe Nicoletti évoque "le vieillissement de la population chinoise", y voyant-là "les conséquences de la politique de l'enfant unique". De son côté, il justifie le "rattrapage" indien par le fait que son économie part de très bas, citant des exemples "historiques", comme les dragons asiatiques ou l'Europe d'après-guerre.
    • Le moindre poids de la zone euro et des Etats-Unis
    A l'opposé, le Vieux Continent et les Etats-Unis, ne pèsent plus aussi lourd. Représentant respectivement 17% et 23% du PIB mondial aujourd'hui, la zone euro et Washington voient leurs participations chuter de 8 et 7 points.
    • Un quadruplement du PIB par habitant des pays les pauvres
    Conséquence du rattrapage des pays en développement, le PIB par habitant des économies actuellement les plus pauvres "aura plus que quadruplé", souligne l'OCDE. Il sera même multiplié par sept pour la Chine et l'Inde Tandis que celui des économies les plus riches "se contentera de doubler". Toutefois, le classement des pays en fonction du PIB par habitant ne devrait pas bouger. "Certes, les écarts de productivité et de qualification de la main d'oeuvre se réduisent, mais les différences qui subsistent sont encore pour une bonne part à l'origine des écarts de niveau de vie observés en 2060", souligne l'étude.

  • Arrêtez avec le « je me battrai pour vous » de Voltaire !

    Par Zineb Dryef | Rue89 | 14/04/2011

    Deux fois en quelques heures ! D’abord, un éditeur qui invoque son esprit « voltairien » pour justifier la publication d’un livre d’Eric Zemmour. Ensuite, un faux Carl Lang (ex-Front national) qui flatte Pierre Haski sur Twitter pour obtenir la publication d’une tribune sur Rue89 : « On vous dit voltairien », sous-entendu « vous connaissez comme moi la fameuse phrase ».

    Mais Voltaire n’a jamais écrit « je ne suis pas d’accord avec ce que vous dites, mais je me battrai jusqu’au bout pour que vous puissiez le dire » ! Il ne l’a même jamais dit. A l’origine de cette formule, une Britannique, Evelyn Beatrice Hall qui, dans un ouvrage consacré à Voltaire en 1906, lui attribue le célèbre « I disapprove of what you say, but I will defend to the death your right to say it ».

    Dans un documentaire de la TSR retraçant l’histoire de cette phrase, Charles Wirz, le conservateur du musée Voltaire de Genève, confirme que le philosophe n’a jamais rien dit de tel et présente même l’aveu d’Evelyn Beatrice Hall : « Je ne suis pas d’accord avec vous […] est ma propre expression et n’aurait pas dû être mise entre guillemets. »

    Dans son « The Friends of Voltaire », Evelyne Beatrice Hall a tenté ainsi de résumer la pensée de Voltaire, notamment au moment de sa prise de position dans l’affaire Helvétius, l’un des philosophes qui contribua à L’Encyclopédie.

    Son livre, « De l’Esprit », irrite profondément Voltaire – il qualifie le texte de « fatras d’Helvétius » dans une lettre à de Brosses du 23 septembre 1758, citée par Gerhardt Stenger mais lui apporte son soutien face aux attaques virulentes dont il est victime après la parution de son ouvrage.

    Dans ce contexte, la phrase prêtée à Voltaire ne paraît pas dépasser sa pensée. Pourtant, plusieurs amoureux de l’écrivain s’émeuvent de l’utilisation qui en est faite. On les comprend.

    Nietzsche « Au soleil » avec Jennifer

    « Je ne suis pas d’accord avec ce que vous dites, mais je me battrai jusqu’au bout pour que vous puissiez le dire » est devenu l’un des poncifs les plus irritants des dernières années. Peut-être autant que le « ce qui ne tue pas rend plus fort » de Nietzsche, nouvel hymne de Jenifer « ce qui ne me tue pas me rend forte » dans une chanson sur les bienfaits du soleil.
    Plus injuste encore, il est devenu l’arme de défense de tous ceux qui se croient censurés par les-médias-dominants-la-pensée-unique-le-politiquement-correct.

    Dans les années 2000, Thierry Ardisson l’a largement popularisé dans son émission « Tout le monde en parle » en le citant à tout bout de champ pour justifier la présence du moindre invité un peu controversé. Se proclamer voltairien est ainsi devenu synonyme de partisan de la liberté d’expression totale. On retrouve donc pêle-mêle Eric Zemmour, Robert Ménard, Dieudonné, etc.

    « Ce n’est pas du tout lui cette phrase »

    Voltaire, défenseur de la liberté d’expression illimitée ? Une supercherie, nous répond la Société Voltaire : « Ce n’est pas du tout lui cette phrase. Prenons le credo chrétien qu’il a toujours combattu. Ou les Jésuites. Il ne les aurait jamais défendus. »
    Plus fort, le cas Fréron. Ce journaliste parisien, responsable du journal L’Année littéraire, détesté de Voltaire, a eu droit à une pièce « Le Café ou l’Ecossaise » rédigée contre lui mais n’a jamais eu le moindre signe de soutien à chaque fois que son périodique a été censuré par… Lamoignon de Malesherbes, un ami de Voltaire.
    http://www.rue89.com/hoax/2011/04/14/arretez-avec-le-je-me-battrai-pour-vous-de-voltaire-199690

    • Album : CASBAH LUMIERE
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  • Cheikh El Hasnaoui

    Cheikh El Hasnaoui

  • L’immortel Cheikh El Hasnaoui

    Cheikh El Hasnaoui (1), de son nom kabyle Si Mouḥ N Amar U Mouḥ (2), est né, selon l'état civil, le 23 juillet 1910 sous le nom patronymique Mohammed KHELOUAT, au hameau de Taâzibt, un petit village de la région d'Ihesnawen (3). C'est, d'ailleurs, du nom de sa région natale qu'il en tirera son pseudonyme artistique qui était à l'origine : « Ben Ammar Hasnaoui », puis « Cheikh Amar El-Hasnaoui », avant de devenir « Cheikh El-Hasnaoui » plus tard. Quelques années après sa naissance, il perdit sa mère, LAÂZIB Sadïa (Bent Ahmed) elle-même originaire d'Alger de parents originaires de Biskra. Elle mourra des suites d'une maladie après avoir perdu ses deux jeunes enfants : Omar et Ali. Son père, Si Amar KHELOUAT (4), est absent du foyer, car enrôlé par l'Armée française durant la Première Guerre Mondiale. Démobilisé après une blessure, son père rentre au pays, il ira chercher à Alger le jeune Mohamed et le plaça dans une école coranique. Son apprentissage ne durera que quelques années, il en est sorti à l'âge de 12 ans. À Alger, il exercera plusieurs petits métiers tout en se « frottant » aux grands maîtres de la musique « chaâbi » comme El-Anka et Cheikh Nador. Ainsi, il assimila toutes les finesses de ce genre musical exigeant et s'affirme, bientôt, comme un artiste accompli, maître de son art et capable de l'exprimer aussi bien dans sa langue maternelle : « Taqbaylit », comme il le dit si bien, ainsi qu'en Arabe populaire (dialectal), l'autre langue qu'il vient d'acquérir et de perfectionner. Il animera pendant cette période bon nombre de soirées « qui seront pour lui l'occasion de se produire en public et de monnayer son talent ». Il vivra jusqu'en 1936, date de son dernier retour dans sa région natale, des allers-retours entre Tizi-Ouzou et Alger. La situation ambiante (sociale, intellectuelle,…) ne lui plaisant guère (5), il confia, un jour d'été, à Si Saïd U L'Hadi (6), un de ses amis d'enfance : « Cette fois, si je quitte le village, je serai comme une fourmi ailée. Là où me poseront mes ailes, j'y resterai. » (7) À Paris, le « Maître » s'impose comme un artiste phare, illuminant de toute sa classe la vie artistique du moment qui reste confinée aux seuls cafés, véritables microcosmes de la société kabyle. De tempérament solitaire, il fréquente très peu de gens, même pas les « grands noms » de la chanson kabyle de l'époque, mais il se lie d'amitié avec Fatma-Zohra (8), son mari Mouh-akli et Mohamed IGUERBOUCHENE avec lequel il collabore dans des émissions radiophoniques. Sa carrière connaît une parenthèse, durant la Seconde Guerre Mondiale, le temps d'accomplir en Allemagne, le Service du Travail Obligatoire. C'est pendant cette période qu'il fera connaissance de celle qui deviendra plus tard sa femme, il s'agit d'une jeune Française du nom de Denise Marguerite Denis qu'il épousera le 14 août 1948. Cherchant le calme, il quittera la région parisienne et la maison qu'il a construite de ses mains à Anthony pour s'installer à Nice (Rue de Belgique). En 1985 il quittera sa seconde demeure pour un voyage qui le mènera dans les Antilles, où il séjournera, seul, quelques mois avant de repartir vers Nice rejoindre sa femme. En 1988, il récidivera en mettant le cap sur l'île de la Réunion où il s'installera à Saint-Pierre, en compagnie de sa femme Denise, dans la même année. À des milliers de kilomètres des siens et de toute personne qui le connaît, Cheikh El Hasnaoui se construit son havre de paix. Il faudra attendre plus de 20 ans pour qu'un musicologue du nom de Mehenna MAHFOUFI retrouve enfin sa trace et lui rendra trois fois visite afin de s'entretenir avec lui. Le chanteur Abdelli et la chanteuse Behdja Rahal en feront de même et auront le privilège de rencontrer le Maître quelques années seulement avant qu'il ne s'éteigne le samedi 06 juillet 2002, à l'âge de 92 ans. Il sera inhumé, conformément à ses vœux, à Saint-Pierre de la Réunion où un jardin public porte aujourd'hui son nom, il y est indiqué : Cheikh El Hasnaoui, Maître de la chanson Kabyle : Taâzibt 1910 – Saint-Pierre 2002. Ainsi, il est parti le Maître, discrètement comme il a toujours vécu, Cheikh El-Hasnaoui, celui qui mérite plus qu'un autre la place de véritable classique de la chanson kabyle (et même algérienne), nous a laissés emportant avec lui tous ses secrets, que de questions demeurent posées : Ses choix de vie ? La rupture avec le pays ? Paroles de certains de ses textes ?
  • Les vaillantes tribus Hadjoutes étaient menées par un poète, Boutheldja …

    (Par Belkacem Rabah Mohamed Khaled) (...) Il n'existe malheureusement pas de statistiques précises sur le nombre des populations Hadjoutes, mais nous estimons, à partir de certaines données contenues dans le rapport du duc de Rovigo, «vingt-trois tribus Hadjoutes et douze mille cavaliers» ... Dix huit mille cavaliers selon d'autres sources, à un total de plus de quarante mille habitants pour l'ensemble de ces tribus et douars. A la bataille de Staouéli, les 4 et 5 juillet 1830 (Sidi-Ferruch), contre la pénétration des armées françaises et avant la proclamation de Abdelkader comme Emir, les contingents fournis par les tribus Hadjoutes (douze mille cavaliers Hadjoutes) ont combattu vaillamment parmi les cinquante mille hommes engagés dans la bataille. Le général Changarnier qui a eu à combattre les armées Hadjoutes, écrit à leur sujet (Mémoires), après les avoir qualifiés d'«habitants rebelles au joug de l'étranger», de « patriotes énergiques» ,«les Hadjoutes avaient pu mettre en campagne et entretenir, pendant plusieurs années, de mille à mille huit cents cavaliers très courageux, qui avaient accompli des choses dont les cavaliers les plus célèbres de l'Europe se seraient honorés... » De même, le duc d'Orléans n'eut pas manqué de rendre hommage au patriotisme de ces partisans : « ... Ces hardis partisans faisaient plus de mal aux Français que tout le reste des forces ennemies, de même que les Cosaques, dans les guerres de l'empire, contribuèrent plus que toutes les troupes régulières à détruire l'Armée française ... Les Hadjoutes empêchaient l'armée de dormir en la tenant sur un qui-vive perpétuel ... Cependant la mort d'un simple cavalier Hadjoute, Boutheldja le poète, tué dans un de ces engagements, fut une perte sensible pour la cause arabe ... Au milieu du mouvement de résurrection de ce peuple, qui renaissait du sang de ses braves enfants, Boutheldja fut le plus inspiré parce qu'il était le plus convaincu de tous les poètes. Ses chants lyriques, d'une douleur touchante et d'un farouche patriotisme, étaient devenus populaires parmi la jeunesse arabe. Le poète préféra rester en volontaire, au premier rang des Hadjoutes, et, simple soldat, comme Koerner, il mourut comme lui de la main d'un Français, en combattant pour une patrie que tous deux avaient rêvée grande, et qu'ils ne connurent que malheureuse. »
  • Tazir M’hamed Bacha. Ancien militant de la cause nationale, compagnon de Mohamed Belouizdad – «Qui se souvient des 3024 disparus de La Casbah ?»

    www.elwatan.com le 10.05.12

    L’Algérie s’est faite elle-même.
    «Le violence est infâme, son résultat est toujours incertain et nul ne peut agir justement quand il est poussé par la haine.» Antar Ibn Chadad
    Le hasard est parfois curieux. Il provoque les choses, soupire M’hamed qui pense que certains rendez-vous de l’histoire sont quelquefois étranges.A 18 ans, en 1944, il a été arrêté, torturé et jeté dans les caves de la préfecture d’Alger. Dix-huit ans après, en 1962, il est le patron de cette même préfecture d’Alger où il officie en tant que directeur de cabinet du regretté Nadir Kassab. Alors, il se rappelle des propos de son avocat d’autrefois, Maître Sansonneti et de sa flamboyante plaidoirie en déclarant : «Monsieur le président, depuis que je porte cette robe, je n’ai jamais eu peur de dire la vérité. Il y a quelque temps, sur ces mêmes bancs, j’ai défendu des socialistes, des communistes, des gaullistes. Ils sont actuellement au pouvoir. Il ne serait pas impossible que ces gens, que vous êtes en train de juger, seront un jour à la tête de ce pays.»
    Prémonitoires, les propos de l’avocat s’avérèrent justes, résume Tazir M’hamed Bacha, qui nous racontera les mille et une péripéties de sa vie mouvementée. De sa première militance au sein de la Jeunesse de Belcourt à la création de l’organisation spéciale dont il fut un témoin privilégié, à la solitude des prisons dont il a été un pensionnaire régulier, aux exactions innombrables de la soldatesque coloniale à l’origine notamment de la disparition de plus de 3000 Algériens à La Casbah, M’hamed raconte calmement cette étape douloureuse, car, dit-il : «Seuls peuvent juger la guerre ceux qui l’ont vécue dans leur âme et dans leur chair.»
    Comité de la jeunesse de Belcourt
    Mais M’hamed sait aussi faire la part des choses : «Le combat est la seule expérience où l’on peut éprouver un sentiment autentique de fraternité envers celui qui prend les mêmes risques que vous.» Et là, il met en avant les grands mérites de cet homme immense qu’a été Mohamed Belouizdad, brave parmi les braves, qui a été l’étincelle mais qui s’est éteint hélas très jeune, emporté par la maladie. Sur son lit de mort dans un sanatorium en France et alors que Ahmed Haddanou (El Caba) lui demandait s’il avait besoin de quelque chose qu’il pourrait lui rapporter, Belouizdad rétorqua : «Ce qui me manque malheureusement, tu ne peux pas me l’apporter. Ce dont j’ai besoin, c’est d’entendre El Adhan !»
    M’hamed parle de la guerre, mais aussi de paix. Celle qui fait cesser les fracas des canons et des bombes, mais aussi celle, beaucoup plus difficile à obtenir, qui doit se frayer un chemin dans le cœur de chacun. «Lors d’un voyage en France, j’ai pu lire un livre, prix Goncourt 2011, dont le titre L’art français de la guerre, d’Alexis Jenni. La lecture de certaines pages de cet ouvrage fut un choc pour moi. En effet, la liste des 3024 Algériens disparus lors de la bataille d’Alger en 1957 dont fait état l’auteur, je l’ai eue entre mes mains en août 1962 dans l’exercice de mes fonctions à la préfecture d’Alger. Cette liste reste une tache noire qu’il convient d’élucider», suggère-t-il.
    Tazir M’hamed Bacha est né le 2 janvier 1926 à Djendel (Aïn Defla). C’est en 1933 que son père, Mohamed Ben Mokhtar, vint s’installer à Cervantès avec sa famille. Il avait tourné le dos à sa vocation de fellah pour devenir petit commerçant à Belcourt près de son domicile.C’est dans ce quartier populeux que M’hamed Bacha grandit, fit ses études scolaires à l’école des Mûriers puis à Chazot, enfin au collège de Clauzel avec comme camarade de classe un certain Ali Haroun. Le débarquement des Américains en 1942 mit fin à cette aventure et M’hamed dut intégrer le monde du travail en exerçant en tant qu’auxiliaire aux PTT à la Grande-Poste.
    «On était jeunes. Les leaders politiques étaient pour la plupart emprisonnés. On ne devait pas rester les bras croisés. On a créé le Comité de la jeunesse de Belcourt avec Mohamed Belouizdad, Ali Mahsas, Ahmed El Caba, Moumdji…»
    Son militantisme lui valut d’être arrêté le 5 octobre 1944 chez lui, au 46 boulevard Cervantès. Il militait au PPA et distribuait l’Action algérienne, journal du parti. «C’est le commissaire Touron en personne qui procéda à mon arrestation. J’avais 18 ans et je venais de me marier. Ils m’ont amené dans les sous-sols de la préfecture d’Alger où les interrogatoires parraissaient interminables. Je suis resté 10 jours dans les caves avant d’être présenté devant un juge d’instruction militaire sous le chef d’inculpation ‘‘d’atteinte à la sécurité de l’Etat’’. C’est dans ces voûtes que j’ai connu Khider, Moali, Boulenouar, tous militants du PPA. Le 4 mai 1945, je suis déféré devant le tribunal militaire d’Alger.»
    Comme cela coïncidait avec les manifestations du 1er Mai 3 jours avant à Alger, les condamnations furent très sévères. 12 ans de prison et confiscation des biens. Il est envoyé à Lambese, mais retrouve sa liberté en avril 1946 après l’armistice. «Je reprends du service à Belcourt, où Belouizdad m’installe à la tête des Jeunes de Belcourt, c’est à ce titre que j’ai assisté au 1er Congrès du PPA entamé le 16 février 1947 à Bouzaréah et clôturé deux jours après à Belcourt à la limonaderie l’Africaine appartenant à un vieux militant du Parti, Melaine Mouloud. Lorsque, par hasard, nous nous trouvions parmi la foule de spectateurs du défilé militaire du 14 juillet que les Français organisaient chaque année pour célébrer la fin de la tyrannie chez eux, nous nous sentions secoués par le défi. Pourquoi ? Que représente pour nous cette cérémonie ? Pourquoi n’avons-nous pas nous aussi notre armée, notre drapeau ? Que devions-nous faire ? Les plus lucides répondaient : il faut nous organiser.
    De nombreuses idées germaient dans l’esprit des jeunes que nous étions. On était en pleine Deuxième Guerre mondiale. C’est ainsi que fut créé le Comité de la jeunesse de Belcourt, né tel un champignon sur un terrain fertilisé par la politique coloniale de la France qui s’acharnait depuis plus de cent ans par tous les moyens à soumettre notre peuple en lui fermant toute issue pour recouvrer sa dignité et sa fierté.» Les premiers membres fondateurs de ce comité : Mohamed Belouizdad, Ali Mahsas, M’hamed Yousfi, Hamouda et Tazir M’hamed. Le CJB fut intégré comme mouvement jeune du PPA.
    Belouizdad nous avait expliqué que c’était le seul parti vraiment nationaliste et révolutionnaire et dont le programme était clair, à savoir l’indépendance de l’Algérie et qui préconisait le seul et unique moyen d’atteindre ce but, à savoir l’action des masses populaires dont nous les jeunes devrions être l’avant-garde.»
    Belouizdad, un homme à part
    «A la tête du comité, Mohamed Belouizdad va déployer une intense activité et montrer un talent d’organisateur hors pair, qui le révéla rapidement aux instances supérieures du parti. La première grande décision du CJB fut la création d’un journal clandestin. Belouizdad lui donna le titre El Watan. C’était une modeste feuille tapée à la machine et reproduite en plusieurs exemplaires à l’aide de papier carbone. Entre militants, nous parlions souvent de Belouizdad toujours avec affection, respect et admiration.
    Mahsas l’appelait Saâd Zaghloul Bacha, en référence au leader arabe en lutte contre le protectorat anglais en Egypte et fondateur du parti Wafd dans les années vingt. Les discussions avec Mohamed étaient très enrichissantes pour nous. Il écoutait beaucoup et intervenait toujours en dernier. Par délicatesse, jamais il ne nous faisait sentir sa supériorité intellectuelle. Le plus instruit parmi nous à l’époque avait à peine le certificat d’études. Mohamed possédait déjà son brevet supérieur, l’équivalent du baccalauréat qu’il avait passé avec succès. La première fois que j’ai entendu parler de Karl Marx, c’était de la bouche de Mohamed, qui avait déjà lu le Capital.
    Dès 1947, Mohamed m’associa à la réception des armes. C’est ainsi qu’il me chargea de trouver des caches pour enfouir des armes provenant des restes des armées alliées. J’arrivais à dénicher deux endroits sûrs, le premier au pied de la falaise Cervantès, dans la maison du regretté militant Mohamed Meguerba. L’autre cache, dans une petite propriété à Bouzaréah appartenant à la famille d’un militant, le regretté Derkouche. J’avais connaissance d’une troisième cache qui avait été mise à la disposition de Belouizdad par Mohamed Saradouni, un vieux militant qui gérait un dépôt, à l’emplacement actuel de la station du téléphérique, près du cimetière de Sidi M’hamed. C’est au titre de responsable de la section des jeunes de Belcourt, une des plus importantes du pays, que j’ai eu le privilège d’assister au fameux congrès clandestin du PPA de 1947 au cours duquel fut décidée la création de l’OS qui devait préparer et entraîner les meilleurs militants en vue du déclenchement de l’action directe généralisée et le maintien de l’organisation clandestine politique PPA avec comme couverture légale le MTLD.
    Le congrès se déroula la première nuit dans une petite propriété appartenant à un militant de Bouzaréah où Messali était en résidence surveillée après son retour d’exil africain. Avant l’ouverture de la première séance par Messali, un des délégués de la Grande-Kabylie, Si Ouali, demanda la parole. Il tira son revolver caché sous sa ceinture, le posa sur la table et proposa la résolution suivante : ‘‘Tout participant à ce congrès national qui dévoilerait ne serait-ce qu’une partie des délibérations ou des noms de participants est condamné à mort.’’ Ce fut un moment de stupeur générale. On sentait déjà la mort planer sur nos têtes avant l’ouverture des débats. Messali lui-même resta muet, tellement la proposition de Si Ouali était inattendue.
    Plusieurs délégués condamnèrent cette proposition, le plus acharné fut le docteur Chawki Mostefaï qui parla des limites de la résistance humaine face à la torture, pratiquée systématiquement par la police coloniale, et surtout fit allusion à une découverte récente à cette date, le sérum de vérité, qui, administré à une personne, est susceptible de lui faire dire tout ce qu’elle sait malgré une volonté contraire. Tous les éléments développés laissèrent Si Ouali inébranlable. Il maintint sa proposition et demanda qu’on la soumette au vote. Le président du congrès, Messali, ne savait plus quoi faire. C’était le blocage total dans un silence impressionnant. On entendrait voler une mouche.
    C’est alors qu’on aperçut au fond de la salle une main se lever de quelqu’un qui demanda la parole pour la première fois. Le président lui fait signe qu’il peut parler : ‘‘Je propose, dit une voix claire avec une diction impeccable, qu’on remplace les mots ‘‘est condamné à mort’’ par ‘‘est passible de la peine de mort’’, ce fut un soulagement général. Mohamed Belouizdad venait par un intelligent et astucieux amendement de mettre fin au blocage qui paralysait le congrès avant même son ouverture. Messali, après un long regard de reconnaissance vers Mohamed mit aux voix la résolution amendée. Elle fut votée à l’unanimité y compris par Si Ouali.»
    Un laministe convaincu
    Le congrès s’acheva au lever du jour, après une longue intervention de Messali qui prononça la clôture de ces importantes assises d’où sortira l’Organisation spéciale dont la mise sur pied sera confiée à Mohamed Belouizdad. Il avait 24 ans, l’âge de l’Emir Abdelkader quand ce dernier reçut la Bayâ en 1832 afin d’organiser la lutte armée contre les Français. La jeunesse est l’âge de l’héroïsme, ce mot n’a jamais été aussi juste que dans le cas de la lutte du peuple algérien. Mais Messali écarta Debaghine et s’arrogea seul le droit de désigner la direction politique du parti. Depuis cette date et peut-être bien avant, les germes de la scission, qui allaient se produire quelques années plus tard entre centralistes et messalistes, étaient semés. Fort heureusement, le 1er Novembre est venu mettre fin à cet imbroglio.
    M’hamed milita à Alger avec Mokhtar Bouchafa notamment jusqu’à son arrestation le 1er mai 1957, «où des soldats sont venus à notre domicile pour arrêter mon père disparu jusqu’à ce jour. Alors que moi même je l’ai été par la DST. S’ensuivirent de longs séjours à Bouzarréah, Paul Cazelles, Beni Messous, Bossuet, jusqu’à la libération à la fin de l’année 1960». A l’indépendance, M’hamed est nommé chef de cabinet du préfet Kassab. «Au début, on a eu des problèmes avec les gens des frontières qui voulaient accaparer le siège de la wilaya pour en faire un ministère. Ils nous avaient menacés, et Dieu seul sait qu’à l’époque c’était la seule institution qui marchait.» Heureusement que dès la constitution du gouvernement en septembre 1962, le projet a été stoppé. M’hamed renoue avec ses premières amours, les PTT, puis s’occupe des affaires administratives à la présidence jusqu’en 1980 où il est nommé consul à Agades (Niger), puis au Kef (Tunisie). Il prend sa retraite en 1990.
    htahri@elwatan.com

  • La casbah de Dellys entre légende et réalité

    www.algerie-plus.com Par Khidr Omar | 05/05/2011 | 11:03 En dépit de la patine du temps et des séquelles irréversibles laissées par l'homme, la casbah de Dellys (80 km à l'est de Boumerdes) a su garder un cachet atypique, forgé par un passé glorieux auquel est associé une beauté naturelle exceptionnelle. Plus que tout ça, cette belle ville nichée à 400 mètres au-dessus du niveau de la mer, naturellement protégée contre les courants marins et les vents d'ouest par un long promontoire, connu sous le nom de cap Bengut, au-dessous duquel se love un vieux port turc, est traversée par la RN24 sur toute sa longueur, s'étirant depuis Takdempt, à l'ouest, jusqu'à la nouvelle ville, à l'est de l'oued Oubay. Au coeur de ce long boulevard, se situe la vieille ville, communément appelée la casbah de Dellys, qui était considérée jusqu'à un passé récent, comme le pouls de la ville. Aujourd'hui, ses échoppes, dont beaucoup sont désertées par leurs propriétaires, laissent apparaître des plaies béantes, dues aux aléas du temps, mais principalement au séisme de mai 2003, qui avait durement ébranlé ses vieilles constructions et fait disparaître du coup des pans entiers de la mémoire matérielle et immatérielle. Il n'en demeure pas moins que le visiteur à Dellys est irrésistiblement happé par la multitude de vestiges historiques encore visibles dans les dédales de sa casbah et de ses ruelles, où ont été recensées quelque 200 vieilles bâtisses datant de l'époque ottomane. Le vieux port, le phare de cap Bengut, la vieille mosquée du centre ville, l'école coranique Sidi Amar, le tombeau de Sidi el Harfi et le mur d'enceinte ceinturant cette cité sur plus de 2000 mètres, constituent notamment autant d'attractions sur lesquelles peuvent se fixer encore de nos jours les yeux des visiteurs avertis. Une cité en proie à toutes les convoitises Mais c'est surtout l'histoire glorieuse, à la limite de la légende, de la ville de Dellys, qui fait la fierté de ses habitants, à l'instar de Ami Rabah Edelssy (70 ans) qui considère que la « position géographique de cette ville est à l'origine des différentes convoitises et civilisations qui se sont succédées dans la région». Parfois, l'on peut ainsi surprendre des Déllyssiens nostalgiques, assis sur un rocher dans la quiétude du cap Bingut ou sur un banc de la place dite de la guinguette, mais dont il ne reste aujourd »hui que le nom, en train de suivre le passage des navires, voguant vers de lointains ports, ou simplement contempler la grande bleue, s'imaginant voir accoster sur les rivages de la région les navires des corsaires et autres envahisseurs. C'est ce riche passé que les habitants de Dellys tentent aujourd'hui de préserver coûte que coûte en exhortant les autorités concernées à manifester davantage d'intérêt pour le patrimoine de leur ville et pour tous ses vestige et patrimoine, dont de vieux manuscrits détenus par plusieurs citoyens Ils désirent, à cet effet, pouvoir les réunir dans un musée digne de la renommée de cette cité. Selon les historiens, l'édification de la vieille Casbah de Dellys remonte à l'époque ottomane, qui la baptisèrent « Tiddiles ». Elle était alors constituée d'un ensemble de constructions bien agencées et divisées par des rues et ruelles, possédant toutes les commodités de vie nécessaires sur une surface globale de 1200 ha. Selon le président de l'APC, c'est par souci de préservation et de protection du riche patrimoine renfermé par cette ville historique, que la tutelle a élaboré à partir de 2007 un « Plan permanent pour la protection et la restauration de la Casbah de Dellys ». La première étape de ce plan, a été réceptionnée fin 2009, avant son exécution qui consista, selon la même source, en la réalisation de « travaux d'urgence » axés sur la « restauration de sites sensibles » du patrimoine matériel. La seconde phase de ce plan, également réalisée début 2010, a consisté en la réalisation d' »études historiques et typologiques » sur le même site, tandis que la 3ème étape, attendue vers fin 2011, portera sur l'élaboration d'une mouture finale de ce même plan. Selon une étude historique réalisée par des chercheurs universitaires de Boumerdes, à l'occasion de la célébration du mois du patrimoine, le « rôle de Dellys en tant que grande cité est historiquement affirmé » grâce à sa « position stratégique sur la mer méditerranée, son sol fertile et sa proximité des cours d'eau « . De nombreuses civilisations se sont succédées sur cette cité maritime, à l'image, de la civilisation numide qui lui donna le nom « Thadlest ». Par la suite les Romains la baptisèrent à leur tour « Rusucurus », avant de devenir une importante ville de la Mauritanie césarienne. Les Phéniciens s'en emparèrent ultérieurement pour y fonder un grand comptoir commercial et une route vers la ville de Bejaia. Elle connut également le passage des Vandales et des Byzantins. Le passage de la ville de Dellys à la civilisation musulmane remonte au 16ème siècle, selon des documents historiques, qui font état de son rattachement successivement aux règnes des Fatimide, des Hamadite, des Mourabitoune et des Hafside. Après une courte période sous la coupe des Espagnols, cette cité antique connut son « âge d'or » grâce aux frères Aroudj et Kheireddine qui la délivrèrent et l'annexèrent à l'Etat ottoman. Le colonialisme français qui y entra en 1844, en fit une base militaire pour étendre son hégémonie sur toute la Kabylie. L'histoire de cette ville a été immortalisée par plusieurs historiens qui célébrèrent sa beauté au fil du temps, à l'image d'El Idrissi(21e siècle) qui en a fait l'éloge dans son célèbre « Nouzhate El Mochtake » (le plaisir du passionné), Al Hamiri (15e siècle) « Al Raoudh Al Miitar » ( les jardins parfumés), Hosseine Al Ourtilani (18 e) « Nouzhate Al Andhar » (le plaisir des yeux), ou encore par les recueils de l'officier français Carette et de l'allemand Heinrich Von Maltessen (19eme siècle).

Le marché halal suscite les convoitises en France

Posté par mouradpreure le 19 août 2010

Par Isabelle de FoucaudLe Figaro – 31/03/2010 |

VIDEO – Avec une croissance de plus de 10% par an, le marché français des produits halal s’envole. De quoi faire saliver les grands groupes agro-alimentaires et de distribution. Témoignages.

Le marché halal* n’est pas nouveau en France. Il a même un salon dédié, qui se tient durant deux jours à la Porte de Versailles, à Paris. En 2009, il a enregistré une croissance remarquable. Porté par les vagues successives d’immigration en provenance du Maghreb et d’Afrique, ce créneau explose littéralement. Selon le cabinet marketing Solis, qui a publié récemment une étude sur le secteur halal, réalisée auprès de 1.648 personnes dans quatre régions françaises, le chiffre d’affaires du marché de l’alimentaire halal devrait atteindre 5,5 milliards d’euros en 2010, dont 1 milliard d’euros pour la restauration.

Un dynamisme largement imputable au facteur démographique. Solis estime que la population musulmane respectueuse du principe halal compte 5 millions de personnes dans l’Hexagone. Un potentiel énorme de consommateurs à séduire. «La présence d’une large communauté de culture musulmane est l’une des richesses particulières de la France», remarque Abbas Bendali, directeur associé du cabinet marketing.

VIDEO : Eric Grosjean, PDG de Cap 2000 et Marie-Jeanne Rahuel-Mallet, responsable marketing de Provialys (marque Reghalal) expliquent cet engouement et insistent sur l’attrait de la grande distribution pour ce marché en expansion. Yanis Bouarbi, co-fondateur du site Internet Paris-halal.com, le seul de ce type en France, souligne l’émergence de la restauration 100% halal (Marocains, tunisiens, algériens, mais aussi thaïlandais, japonais, chinois,etc.) en Ile-de-France et dans les grandes villes. (Reportage de Marine Rabreau) 

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Le pouvoir des jeunes consommateurs

De fait, la démographie n’explique pas tout. «Les jeunes consommateurs musulmans, qui représentent la troisième génération issue de l’immigration et sont nés en France, ont une culture des modes de consommation français, de la grande distribution, ou encore de la restauration rapide», explique Abbas Bendali. «Ils veulent consommer, comme tout le monde, des hamburgers ou des plats cuisinés, mais de manière halal.»

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Himoud Brahimi dit Momo, poète, philosophe, chantre de la Casbah

Posté par mouradpreure le 17 août 2010

El Watan – Jeudi 9 octobre 2008

Himoud Brahimi dit Momo, poète, philosophe, chantre de la Casbah dans LITTERATURE, ARTS, CULTURE Photo++il+y+a+quelques+ann%C3%A9es,+MOMO+et+BABACI,+quittant+la+Pr%C3%A9sidence+de+la+R%C3%A9publique+o%C3%B9+ils+%C3%A9taient+all%C3%A9s+plaider+la+Casbah+d%E2%80%99Alger.

Momo, les bobos, les bravos et les trémolos

Un jour on a interrogé Woody Allen : « Vous avez peur de la mort ? »                                    « Ce n’est pas que j’ai peur, je ne voudrais pas être là quand ça arrivera… » 

Plus je m’élève au plus haut des cieux
Mieux je me sens ancré à terre
Plus je me sens ancré à terre
Mieux La Casbah m’éblouit à nouveau 

S’il n’y avait pas la mer, nous les enfants d’Alger que serions-nous devenus ? Notre sardine n’est pas comme celle de Marseille. Elle ne bloque pas le port, elle ouvre l’appétit. 

Métaphysicien, poète, sportif, philosophe, acteur, Momo avait cette particularité de dire crûment ses vérités, même celles qui font mal. « Si les gens ont peur de moi, c’est qu’ils ont peur d’eux-mêmes. Ils ont fait de moi un monstre, dit Momo, mais je ne suis qu’un miroir. » Sa fille Çaliha dresse de lui un portrait tout en tendresse. « Depuis ma tendre enfance, j’ai vécu aux chevilles de mon père dans une atmosphère livresque. Il avait une prédisposition pour les choses de l’esprit et un talent avéré pour tout ce qui flirte avec l’art et la culture de manière générale. Ce qu’il a écrit s’adapte à notre génération. Quand il parle de lui, il parle aussi de nous », confie-t-elle, dans un livre dédié à son père. Momo, de son vrai nom Mohamed Brahimi, dit Himoud, a vu le jour le 18 mars 1918 à La Casbah d’Alger, rue des frères Bachagha (ex-rue Klébert), dans une famille algéroise, dont il était l’unique enfant. Son père, El Hadj Ali Brahimi, poète à ses heures perdues, était un riche commerçant, originaire de la commune de Tablat. Sa mère, Doudja Bouhali Chekhagha, est originaire de la commune d’Azzefoun, en Kabylie.

En 1931, le certificat d’études

Dès l’âge de six ans, son instruction est partagée entre l’école coranique de djamaâ Safir et l’école communale Mathès. En 1931, privilège suprême pour les indigènes, il obtient son certificat d’études. Son père lui répétait : « Mon fils, la liberté est en toi, ce n’est pas l’arme à feu qui fera de toi un homme libre. Ne te fies pas au drapeau, mais apprends le français, prends en le meilleur et reste toi-même. » Adolescent, un drame touche la famille, Sa mère décède et il est recueilli par sa grand-mère maternelle. Il est subjugué par les films muets projetés au casino du cinéma La Perle. « C’est au cinéma, que nous apprîmes le mieux les leçons de la vie. » Au lycée Bugeaud, il se lie d’amitié avec Albert Camus. Il rejoindra très jeune le monde du travail en décrochant « un job » de typographe à l’imprimerie Sebaoun, où une minerve lui broya une partie de la main droite.

Le professeur qui l’opéra, féru de la nage en apnée, devint son ami et les deux hommes se retrouvaient souvent au bout du mole. L’apnée ? C’était sa passion. « C’est dans le fond des eaux que je m’approchais le plus de mon être éternel. » Il vécut douloureusement, les massacres de mai 1945. « Face à la formidable participation des indigènes dans la guerre contre le nazisme, le colon nous récompensa par la tuerie… » Dépité, il largua les amarres et partit à Paris, où en plus de ses rencontres avec des artistes et des intellectuels de renom — « Dès mon retour à Paris, je me suis plongé dans toutes les lectures possibles et imaginables. Spinoza, Kant, Nietszche et même Bronski, alors vous vous rendez compte ! Je me suis aperçu que j’allais vers un cul de sac. Je me suis dit : ‘’Momo, ou bien le suicide ou bien la langue de tes aïeux. » Le choix est vite fait et Momo s’attachera depuis à se rapprocher au mieux de son Créateur — il bat le record du monde de nage en apnée, effaçant Weissmuler, celui-là même qui interpréta au cinéma le personnage du fameux Tarzan. Momo joue dans Les Noces de sable, puis dans Les Puisatiers du désert et dans Pépé le Moko. Mais c’est dans Tahya ya didou, de Mohamed Zinet qu’il crèvera l’écran, s’affirmant comme un acteur romantique doublé d’un poète foisonnant qui laissera des écrits dont Casbah lumières, où transparaît à chaque fois son amour pour les siens, pour sa ville « Mienne Casbah ».

 Dis-mois pourquoi ton cœur palpite la vie avec ce que je respire
 Et pourquoi dans ton éblouissant regard
 je sens le mien s’attendrir
 Dis-moi pourquoi l’œillet ardent ouvre ses œillades aux plaisirs coquets
 Et pourquoi la rose se déshabille et mêle ses pétales à la gouaille populaire
 Dis-moi pourquoi mienne Casbah
 Le géranium préfère prier sur les tombes.
 Reconnaissant, il a rendu un bel hommage à Ghermoul et Hdidouche tombés au champ d’honneur « qui étaient la plus belle paire de combat que La Casbah ait donné à la postérité, comme modèles d’hommes à suivre. Effacement et modestie, confiance et sacrifice étaient leur parure de joie. »

Ghermoul et Hdidouche

Naceur Abdelkader, vieil ami de Momo, enseignant de français, pêcheur et qui a joué dans Tahya ya Didou, garde l’image d’un homme accompli, intègre et humble. « On le voyait nager. La jeunesse de l’époque était sur la jetée, Mesli le peintre, Galiero, des sportifs et Momo nous subjuguait par ses exploits sous l’eau.

Je l’ai connu aussi aux impôts où il travaillait après l’indépendance au boulevard Mohamed V. Je lui rendais souvent visite avec le regretté Salah Bazi, l’un des artificiers avec Taleb Abderahamane. Je lui demandais de m’enregistrer des histoires pour les faire écouter aux élèves. Il s’y pliait de bonne grâce. Il déclamait des poèmes, des qacidate de Hadj El Anka. Sa fille était une championne d’athlétisme et devait prendre part aux Jeux méditerranéens. Un jour, Momo se présenta aux Groupes laïques pour voir sa fille. Il portait sa tenue traditionnelle qui n’a pas eu l’heur de plaire à l’entraîneur. Vexé, Momo prit sa fille et s’en alla sans se retourner. Le 4×100, auquel sa fille devait prendre part, se trouva ainsi amputé d’une concurrente. Momo ne vivait que pour La Casbah, au point de nous reprocher nos départs ailleurs. Il nous traitait de « lâcheurs ».

Lorsqu’il parle en pataouète, c’est un véritable délice. Il avait des principes avec lesquels il ne transigeait pas. Son ami ‘’Bebert’’ Camus, il l’a remis à sa place, lorsque ce dernier a choisi sa mère au lieu de la justice. On a joué ensemble dans Tahya ya Didou de Zinet, qui était un ami de classe. Le film est parti de presque rien. Alger était jumelée à Sofia. Là bas, il y avait des films sur la capitale bulgare. Chez nous rien. C’est Bachir Mentouri, alors maire d’Alger, qui a eu l’idée de faire un documentaire sur El Bahdja. Le sujet a débordé et c’est devenu un film plein de poésie. » En hommage à son compagnon des bons et mauvais jours Aziz Degag a écrit une série intitulée Deux mots sur Momo. Aziz raconte que Momo, poète torrentueux, critique avisé, intervenait souvent dans les débats à la cinémathèque d’Alger où « Boudj », maître de céans se résignait à retenir son souffle. Momo faisait exprès de provoquer. C’est pourquoi, ses emportements ne lui valurent pas que des amis. « Le lendemain, on se retrouvait au Novelty et il me sommait d’imiter toutes ses interventions de la veille. Il s’en régalait. » Degag en rit encore. C’étaient des moments d’intense émotion. Sous des apparences de dur, il était infiniment courtois et son cœur était blanc. Après les disputes et les engueulades, il viendra vous conter mille histoires qui, bien mieux qu’un discours théorique, illustrent son parcours où il est question aussi des grands fracas de la vie qu’il tente d’atténuer en livrant des messages d’espoir.

La Casbah c’était son pouls. Il voulait la sauvegarder, mais ne voyant rien venir. Il a démissionné, la mort dans l’âme non sans se fendre de cette patriotique complainte. « S’il m’arrive d’écrire sur La Casbah de maintenant, ma plume déborderait de larmes de partout où est passé l’air du basilic et de l’œillet enrobé de jasmin où es-tu Casbah de jadis lorsque tombait le bleu du soir sur le bassin du vieux port… » La Casbah, toujours La Casbah

Marqué par La Casbah, Momo a été aussi traumatisé par les événements qui ont endeuillé notre pays dans les années 1990. Notre poète a été témoin d’un drame. Il jouait aux dominos avec Aziouez, un animateur sportif dans un café près de djamaâ Lihoud, lorsque celui-ci a été lâchement assassiné sous ses yeux. Momo en a été profondément affecté. Fin connaisseur du septième art, il montrait un sens aigu de la critique. Le cinéaste nigérien, Omarou Ganda, en prit pour son grade. Momo lui avait reproché à juste titre d’avoir utilisé un « plan » non africain dans son film. Ganda reconnut la faute et lui fit ses plates excuses. Avec sa tenue traditionnelle, sa longue chevelure retenue par un chignon, les enfants de La Casbah, qui accouraient à sa rencontre lorsqu’il dévalait les travées de la cité, souvent un couffin à la main, le percevaient comme un personnage de contes des Mille et Une Nuits.

« Un jour, se souvient Degag, il m’avait invité chez lui dans sa demeure mauresque. Avant le patio, le petit vestibule à l’entrée est barré par un tableau de Dali, représentant le Christ en croix. Une toile que Momo gardait jalousement et qui semblait avoir pour lui une grande valeur sentimentale. « Toute une histoire ce tableau, me confia-t-il. Il m’a sauvé la vie. Un jour, les paras firent irruption dans la maison. En voyant le tableau alors que j’étais en pleine méditation, ils changèrent d’attitude et repartirent presque sur la pointe des pieds… » Père attentif de quatre enfants, Çaliha, Doudja, Mohamed et Mansour, Momo a toujours eu un sens de l’humour forcené. Trop marginal pour entrer dans un moule, ses interventions sont toujours ponctuées par un rire énorme. Momo ? C’était un solitaire. Du haut de « sa » Casbah, il voulait communiquer avec la ville, avec des mots pleins de poésie, de sensibilité et de délicatesse. Mais il sentait que ça ne marchait pas et que les gens ne l’écoutaient pas. Dès qu’il a élevé la voix, on l’a pris pour un illuminé et on a dit qu’il était fou.

Provocateur impénitent au tempérament de feu, passionné et râleur, il avait fait de l’insoumission un acte de foi et il est mort comme il a vécu : dans la dignité et la simplicité. Adieu Momo ! El Bahdja dénaturée est orpheline. Mais qui s’en soucie ?

Parcours

Momo est né le 18 mars 1918 à La Casbah. Comme tous les « Yaouled », il fera ses classes dans son quartier, où il décroche son certificat d’études. Il exercera à l’imprimerie où la machine lui broyera une partie de la main. Il dénoncera avec vigueur les massacres de Mai 1945. Il part à Paris au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, où il fera la connaissance d’éminentes personnalités. C’est là qu’il battra le record du monde de nage en apnée. Poète, sportif, philosophe, il se mettra à écrire, chantant surtout sa Casbah bien aimée. Il jouera dans plusieurs films dont le mémorable Tahya ya didou qui fera se réputation. Momo de La Casbah dit la vérité qui dérange.

On le prend alors pour un fou. Mais Momo n’est ni un apprenti sorcier ni un derviche. Sa poésie inspirée de la magie de cette Casbah millénaire, aujourd’hui plus que jamais menacée de disparition, est un appel pathétique qui n’a jamais été entendu. La Casbah n’est pas un quartier, c’est un état d’âme, une civilisation héritée du temps.

Par Hamid Tahri 

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Le ramadan se fait une place en entreprise

Posté par mouradpreure le 12 août 2010

lefigaro.fr – Par Marie Bartnik 11/08/2010

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Dans le cas des employés qui utilisent leur force physique ou travaillent en plein air, comme les ouvriers du BTP, des aménagements particuliers sont proposés. Les salariés peuvent par exemple décaler les horaires de travail vers le matin, de façon à éviter les fortes chaleurs, qui peuvent être très dangereuses si l’on ne boit pas suffisamment. (crédits photo: AFP)

70% des musulmans pratiquent le ramadan en France. Une pratique de mieux en mieux acceptée par les employeurs qui proposent des aménagements à leurs salariés, notamment dans les secteurs du BTP et de l’automobile.

Le ramadan est la pratique religieuse la plus populaire chez les musulmans français, souligne un sondage Ifop* paru en 2009. Selon cette même consultation, ils étaient 70% à pratiquer en 2007 le jeûne du lever au coucher du soleil, c’est-à-dire à s’interdire à la fois de manger et de boire. Une tâche d’autant plus difficile à relever cette année que la date du ramadan tombe en plein été, avec son cortège de journées longues et chaudes. L’observance de cette prescription du Coran peut donc logiquement conduire certains salariés à demander à leur employeur des aménagements de travail. Mais si les musulmans observent de plus en plus le ramadan (ils n’étaient que 60% en France en 1989), les entreprises se montrent-elles pour autant plus compréhensives ?

«Il y a manifestement une normalisation du ramadan en entreprise», estime Dounia Bouzar, auteur de Allah a-t-il sa place dans l’entreprise ?, paru en 2009. «Les managers relient de moins en moins le ramadan à un culte étranger. Il est davantage vu comme un rite comme un autre pratiqué par leurs salariés», explique-t-elle. Les requêtes des fidèles qui jeûnent sont dès lors souvent traitées comme n’importe quelle demande d’absence ou de traitement dérogatoire. «Les entreprises se doivent, pour bien fonctionner, d’être à l’écoute des demandes individuelles, sans déstructurer le groupe de travail. Donner satisfaction à un salarié qui veut faire une sieste le midi ou venir travailler plus tôt pour observer plus confortablement le ramadan en fait partie, ni plus ni moins», estime de son côté Patrick Banon, spécialisé en sciences des religions.

Situations hétérogènes

En l’absence de règles strictes pour régir ces situations, c’est le cas par cas qui prévaut. D’où l’existence de situations très hétérogènes. «Les aménagements dépendent à la fois de la subjectivité du manager, et du rapport de force qui prévaut dans l’entreprise. Si les musulmans sont majoritaires, il est possible qu’ils imposent leur rythme. S’ils sont ultra minoritaires, il est moins évident qu’ils puissent bénéficier d’horaires particuliers», précise Dounia Bouzar.

Dans le cas des employés qui utilisent leur force physique ou travaillent en plein air, comme les ouvriers du BTP, ces aménagements particuliers sont d’autant plus cruciaux. Il peut être utile de décaler les horaires de travail vers le matin, de façon à éviter les fortes chaleurs, qui peuvent être très dangereuses si l’on ne boit pas suffisamment. «Traditionnellement, les secteurs du BTP et de l’automobile y sont attentifs», explique Patrick Banon. Dans le nucléaire également, où l’ambiance de travail peut parfois atteindre les 40°, les salariés qui observent le ramadan peuvent être mis «hors quart» à l’initiative de leurs collègues, c’est-à-dire affectés à des postes moins exposés.

Mais de toute façon, la religion musulmane n’exige en aucun cas qu’un individu jeûne au risque de se mettre en danger. «Si c’est le cas, interrompre le jeûne n’est pas un droit, mais une obligation, explique Dounia Bouzar. L’Arabie Saoudite l’a même rappelé récemment à ses agents de chantiers».

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Le ramadan et le business des produits halal

Posté par mouradpreure le 12 août 2010

lexpress.fr – Par Natacha Czerwinski, publié le 11/08/2010

Le ramadan et le business des produits halal dans SOCIETE 544220_a-visitor-holds-halal-food-product-at-the-halal-exhibition-in-paris

Un rayon de produits halal au salon consacré à l’alimentation islamique, à Paris en mars 2010.   

REUTERS/Regis Duvignau

Portée par une demande croissante, l’alimentation rituelle musulmane pèse plus de 5 milliards d’euros en France. Ce secteur aiguise bien des appétits. A l’occasion du ramadan, marques et grandes enseignes montrent les dents.

C’est le match de l’été. Et il se joue à grand renfort de publicités. A droite du ring, le challenger du secteur: Réghalal, une marque de deux ans d’âge, chapeautée par le groupe LDC, numéro un français de la volaille. Son objectif: gagner en notoriété. Sa stratégie: frapper le premier, en juillet, avec trois semaines de campagne au pas de charge. Ses armes: 1400 panneaux, y compris dans le métro, des encarts dans les journaux, un visuel toutes dents dehors et un slogan archi-simple: « Régalez-vous. » A gauche du ring, Isla Délice. Une enseigne historique, quelque 50 millions d’euros de chiffre d’affaires avec 25 millions d’articles écoulés chaque année. Leader incontesté depuis 1990 sur la charcuterie et les produits élaborés, la marque, qui avait déjà créé le buzz l’an dernier avec une vaste opération de communication, a cette fois-ci dégainé le 2 août, juste avant le ramadan, qui a démarré cette semaine. Plus de 6000 affiches, judicieusement placées dans 150 grandes agglomérations: l’artillerie est lourde. « Nous voulons renforcer le lien avec le consommateur, explique Jean-Daniel Hertzog, PDG d’Isla Délice. Et en profiter pour imposer notre signature, « fièrement halal ».  

Pas de doute, l’heure est à la surenchère dans le domaine de la consommation rituellement conforme à l’islam (le terme arabe halal signifie « licite »). Malgré la polémique Quick – un « épiphénomène » dans le processus de normalisation du halal, disent les experts – le secteur gagne rapidement en légitimité. D’ailleurs, la chaîne de fast-foods, qui avait proposé pendant six mois des hamburgers halal dans huit de ses restaurants, dont celui de Roubaix, s’apprêterait à pérenniser l’opération et devrait même l’étendre à 14 autres magasins à la rentrée. Le halal n’est plus marginal: il se diversifie, investit le terrain promotionnel (y compris à la télévision), conquiert les grandes enseignes. Et devient très concurrentiel. « Le marché, jusque-là entre les mains de quelques opérateurs, est en train d’exploser« , conclut le consultant Xavier Terlet, PDG du cabinet XTC.  

Le marché halal est la traduction économique d’une réalité sociologique

Car il n’a échappé à personne que cette niche, autrefois perçue comme peu rentable, est devenue particulièrement juteuse. Elle affiche un rythme de croissance de 15% par an et dépasse même l’alimentation bio et ses 3 milliards d’euros… « En 2010, le halal devrait générer 5,5 milliards d’euros de chiffre d’affaires, dont 1 milliard pour la restauration et 4,5 milliards pour le panier de la ménagère », détaille Abbas Bendali, directeur de l’institut d’études Solis, auteur d’une enquête sur le sujet. Derrière ce développement exponentiel, il y a un phénomène démographique et générationnel. « Le marché halal est la traduction économique d’une réalité sociologique », résume Fateh Kimouche, créateur d’Al-Kanz, un portail d’informations destiné aux consommateurs musulmans. La cible privilégiée de cette filière en pleine mutation? Les « beurgeois », ces jeunes nés en France de parents immigrés qui ont réussi leur intégration dans la vie active et voient leur pouvoir d’achat s’accroître. Une population exigeante qui fait désormais l’objet de toutes les convoitises.  

Evidemment, le halal n’est pas sorti comme par magie d’un chapeau de communicant. Depuis des décennies, il se diffuse, discrètement, via les boucheries islamiques de quartier: celles-ci concentrent encore la quasi-totalité des achats de produits carnés dûment estampillés. Un marché traditionnel sur lequel les marques pionnières (Isla Délice, Dounia, Médina Halal ou Zakia Halal) tiennent le haut du pavé. Mais le halal n’est plus seulement une affaire de viande. Le consommateur musulman des deuxième et troisième générations est aussi friand de produits variés, innovants, prêts à manger ou faciles à préparer. Place donc aux pizzas, aux nems, aux petits pots pour bébé, aux bonbons, voire au halal bio. De quoi donner des idées à une myriade de PME qui cherchent à se positionner le plus vite possible sur ce créneau porteur…  

La grande distribution, aussi, a fait sa révolution

De quoi, également, attiser l’appétit de grands noms comme Labeyrie, Fleury Michon ou encore Nestlé. Le géant suisse de l’agroalimentaire s’est lancé dès 2006 et propose aujourd’hui, à travers Maggi et Herta, une trentaine de références. « Nous nous sommes appuyés sur nos forces: la qualité de notre offre et l’image de nos marques, explique Bruno El-Kasri, directeur du département ethnique. Nous sommes très contents du résultat: nous détenons entre 10 et 18 % de parts de marché selon les produits. » Dernier gros coup en date, celui de Pierre Martinet et ses « Recettes de Nurdan », nées en avril. « C’était le moment ou jamais de lancer notre gamme », confie Nurdan Martinet, l’épouse, d’origine turque, du célèbre « traiteur intraitable ». Le succès a été immédiat: en moins de deux mois, 150 magasins l’ont adoptée.  

Je maîtrise la chaîne du début à la fin

Car la grande distribution, aussi, a fait sa révolution. Finie l’époque où les produits halal étaient relégués dans un coin obscur, parfois à proximité des aliments pour chiens. Longtemps frileux à l’idée de communiquer sur le religieux, les hypers et supermarchés ont d’abord joué la carte de l’événementiel. « Au moment des fêtes comme l’Aïd ou le ramadan, des espaces dédiés ont vu le jour, raconte la sociologue Florence Bergeaud-Blackler (Comprendre le halal, Edipro). Quand les linéaires ont été retirés, certaines références sont restées. » Aujourd’hui, des rayons entiers y sont consacrés et on frôle la banalisation. La preuve? Les catalogues de promotions présentent côte à côte plats halal et non halal. « C’est un secteur traité comme les autres, confirme Stéphane Renaud, acheteur de produits du monde chez Auchan. Sur certaines zones, la population musulmane représente 15% de notre clientèle. Ne pas la prendre en compte, ce serait ne pas faire notre métier. » Casino est allé encore plus loin en créant, en septembre 2009, sa propre marque de distributeur (MDD), baptisée Wassila. Fer de lance du mouvement MDD (Carrefour et Intermarché disent y réfléchir), l’enseigne est plus que ravie des échos de ses consommateurs. « Le nombre de « wassilovores » est impressionnant, assure Abderrahman Bouzid, le « M. Halal » de Casino. Même des boucheries traditionnelles nous sollicitent pour vendre nos produits! »  

Ce boom ne sert pas uniquement les acteurs traditionnels et les poids lourds de l’alimentation. Il est également propice à « l’émergence d’une nouvelle génération d’entrepreneurs », observe Antoine Bonnel, créateur du salon professionnel Halal expo. Un boulevard s’ouvre devant de jeunes créatifs ambitieux comme Rachid Bakhalq – initiateur du Hal’shop, la supérette tout halal de Nanterre – ou Baker Aldilaimi, qui, à 28 ans, se trouve à la tête d’un petit empire avec sa marque de viandes, son enseigne de plats cuisinés (Halaland) et son supermarché (Baker Market), près de Nantes. « Je maîtrise la chaîne du début à la fin », se réjouit le jeune homme, qui fourmille de projets. Actuellement, il travaille à la version halal de la fricadelle, cette spécialité nordiste, rendue célèbre par Bienvenue chez les ch’tis. Il y a de la success story dans l’air. Dany Boon n’a qu’à bien se tenir.

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Ces milliardaires qui donnent leur fortune

Posté par mouradpreure le 12 août 2010

Ces milliardaires qui donnent leur fortune dans ECONOMIE MONDIALE bill-gates-et-warren-buffett

Trente-quatre milliardaires américains ont promis mercredi de céder au moins la moitié de leur fortune à des œuvres en réponse à un appel de Warren Buffett et de Bill Gates. Découvrez-le en images.

Trente-quatre milliardaires américains ont promis mercredi de céder au moins la moitié de leur fortune à des œuvres en réponse à un appel de l’investisseur Warren Buffett et de Bill Gates, cofondateur de Microsoft. Découvrez-le en images en CLIQUANT ICI.

Parmi ces philanthropes figurent le maire de New York, Michael Bloomberg, Larry Ellison, co-fondateur d’Oracle, Ted Turner, magnat des médias, et David Rockefeller, disent les organisateurs de la campagne « The Giving Pledge » (« La Promesse de don »).

« The Giving Pledge » a été lancé en juin par Bill Gates, considéré par le magazine Forbes comme la deuxième fortune mondiale, avec 53 milliards de dollars, et par Warren Buffett, classé troisième fortune mondiale.

Ils s’efforcent de convaincre des centaines d’autres milliardaires américains de céder la majeure partie de leur fortune de leur vivant ou après leur mort et de faire part publiquement de leur intention dans une lettre d’explication.

« Nous venons juste de commencer mais nous avons déjà obtenu une réponse formidable », s’est réjouit Warren Buffett dans un communiqué.

La liste complète des milliardaires et leurs lettres peuvent être consultées sur www.thegivingpledge.org.

latribune.fr avec Reuters

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Fabuleuse innovation: L’Inde présente un ordinateur portable à 35 dollars … et vise une machine à 10 dollars

Posté par mouradpreure le 30 juillet 2010

Yahoo - jeudi 29 juillet 2010

Après avoir lancé la voiture la moins chère au monde avec la Tata  » Nano « , l’Inde va cette fois révolutionner le monde de l’informatique avec un ordinateur portable qui coûte 35 dollars, soit 1500 roupies. 

Jeudi dernier, Kapil sibal, ministre du Développement des ressources humaines, a présenté cet ordinateur à écran tactile destiné aux étudiants. Il a déclaré à cette occasion être en discussions avec des fabricants mondiaux d’ordinateurs pour sa production.  

La tablette, qui ressemble à un iPad, fonctionnera avec le système d’exploitation Linux, permettra de se connecter au Wi-Fi, de lire des fichiers PDF et sera équipée d’un port USB, le tout pour un poids de 1,5 kg. Adapté aux conditions du pays, le chargeur de la machine sera compatible avec les faibles systèmes électriques des régions les plus pauvres du pays. 

Le prix de revient de 35 dollars (environ 27 euros) n’est qu’une première étape puisque l’objectif final est d’arriver à une machine à 10 dollars. Si tout se passe comme prévu, cet ordinateur devrait être proposé dans les écoles à partir de 2011. 

Pour que les écoliers et étudiants indiens puissent profiter pleinement de cet outil de travail, une porte-parole du gouvernement a déclaré à l’AFP que les 22 000 établissements supérieurs du pays seront raccordés à l’internet haut débit. 

Image de prévisualisation YouTube

 

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Mémoire de MOMO

Posté par mouradpreure le 2 juin 2010

06 juin 2005 – Amar BELKHODJA 

Mémoire de MOMO  dans LITTERATURE, ARTS, CULTURE

Huit années déjà nous séparent de l’un des meilleurs enfants de la Casbah, celui qui a chanté avec plus de verve et d’affection dans des poèmes exquis, cette ville-monument qui refuse de périr.

Nous voulons nommer Himoud Brahimi, ou plus précisément Momo de la Casbah, comme il aimait lui-même signer ses hommages reluisants à sa Bahja bien-aimée, à l’adresse de laquelle il déclama avec les accents d’un amoureux épris de passion, des aveux uniques, dans l’inoubliable Tahia y’a Didou de l’inoubliable Mohamed Zinet.

Cependant, l’homme au rire original, est-il encore présent dans nos mémoires? Ou bien encore, sa silhouette hante-t-elle encore les ruelles, les impasses et les interminables escaliers de la prestigieuse cité, la plus belle d’entre les belles, celle pour laquelle palpitait le coeur de Momo et grâce à quoi il exprimait, par ses poèmes, les mille émotions de cette âme qui s’abreuvait aux mamelles de la plus séduisante, de la plus hospitalière des mers: la Méditerranée. Momo, c’est l’amour des planches qui furent privées cruellement de sublimes figures en la personne de Alloula et de Medjoubi. Momo, c’est l’amour des plateaux qui l’adoptèrent déjà dans les années 1940 au Maroc où il fit ses premiers films. Momo, c’est aussi la littérature et surtout ce fameux Grain de beauté sur la joue de Dieu (Khayyam) qu’est la poésie.

Un personnage original.

Une poésie éparpillée çà et là, comme une semence féconde en émotions dans les coeurs et les âmes de ceux qui prennent la peine de le lire. Dans la production poétique de Momo, la Casbah prend une place prépondérante. C’est une cité qui a subjugué le coeur et les sens d’un homme qui vit sa propre spiritualité et qui a osé se lancer, avec comme seul atout la foi, dans l’exploration des textes divins et d’en interpréter quelques extraits ou les paraboles de leur contenu. Côté spirituel, Momo nous livre un puissant «échantillon» dans l’une de ses méditations intitulée, Identité suprême, publiée en 1958 aux éditions Baconnier à Alger. Depuis que Momo fut ravi à ce monde, son souvenir, sa mémoire, son itinéraire ne furent évoqués que de rares fois, évocations qui passent souvent inaperçues. Pourtant, le personnage a vécu et provoqué une multitude d’événements, notamment dans le monde culturel et artistique. 

Il va sans dire que ceux qui l’ont côtoyé ont toujours quelque chose ou une anecdote à raconter sur lui. De même que ce personnage original, libéré des bassesses et des compromis, mérite bien qu’un jour quelqu’un s’intéresse à sa biographie, oeuvre que l’on versera à notre beau et précieux patrimoine qu’est la Casbah, monument urbain et humain qui exerça sur Momo un véritable envoûtement. Cette tâche se traduira par la reconstitution de la vie de l’homme, qui en 1948 déjà, a battu le record de la nage sous-marine. Cet exploit est passé sous silence. La presse française ne lui accorda pas tout le fracas qu’il méritait. Evoquant quelques souvenirs dans un entretien qu’il accorda – en 1986 – à notre ami Abderrahmane Mostefa – photographe cinéaste -, Momo fait état de cet exploit sportif: «Après mon exploit, pendant 24 heures on a fait des flonflons et au bout de 48 heures, tout était fini. On s’était rendu compte que j’était Algérien. C’est-à-dire un homme à abattre. Il fallait absolument qu’il n’y ait pas de record battu par un Algérien». 

Cet entretien inédit porta essentiellement sur le théâtre et la première rencontre qui eut lieu en 1957 à Tijdit (Mostaganem) entre Momo et Ould Abderrahmane Kaki, qui était à cette époque encore à ses débuts. Débuts fort prometteurs puisque nous connaissons aujourd’hui la carrière fulgurante de l’enfant terrible des planches. C’est un grand moment dans l’histoire du théâtre puisque Kaki et sa jeune équipe ont présenté Filet aux Algérois conduits par un certain Henri Cordreaux qui était secondé par Momo dans l’éducation théâtrale. Filet impressionna l’assistance et pour Momo, le jeune Ould Abderrahmane Kaki se lançait dans une véritable révolution dans l’art des planches, contrairement à cette sclérose qui frappait le théâtre bachtarzien. En 1958, la scène politique est dominée par les inconditionnels de l’Algérie française. Momo trouve le bon prétexte pour se séparer des Français animateurs des centres sociaux qui lui refusaient de donner des spectacles aux Algériens en arabe. Sa démission est irrévocable malgré la médiation et la diplomatie de Boudali Safir – alors directeur de Radio Alger – qui ne parviendra pas à faire revenir Momo sur sa décision. 

En 1959, Kaki fut invité avec sa troupe pour donner des représentations aux facultés d’Alger. Momo, présent au spectacle, raconte ses souvenirs: «J’ai vu Filet en 1957 en privé chez Kaki à Tijdit. Bien sûr, le spectacle était toujours en préparation mais quand il l’a présenté à Alger, le spectacle était vraiment prêt. Ce fut une découverte sensationnelle. Les Français présents dans la salle ont réagi différemment. Ils ne comprenaient plus. Il ne savait plus ce qui se passait. J’étais le seul à rire dans la salle. J’ai ri abondamment. J’ai un rire qui se remarque. Je me rappelle quand le spectacle fut terminé, ils se sont tous levés. Je ne m’étais pas imaginé que tous ces gens-là se trouvaient à l’intérieur de la salle. C’est-à-dire les instructeurs nationaux qui s’exclamèrent en me découvrant. Je leur ai répondu à propos de Filet de Kaki: tout ce que je souhaitais dans le théâtre algérien, là où j’espérais y parvenir, c’est Kaki qui obtient la couronne et j’en suis heureux. Ce n’est pas moi, tant pis, c’est un autre, tant mieux». L’aspect spirituel reste encore une face cachée chez Momo. Il restera pour nous un soufi sans «khaloua» ou du moins, il emportait sa khaloua partout où il allait. A notre ami Abderrahmane Mostefa, il confie avec force et sagesse: «Je t’avais dit hier que j’étais ’’Khadem Allah’’. Et être un ouvrier de Dieu, un ouvrier chez Dieu, ce n’est pas une mince affaire. Parce que quand on est l’ouvrier de Dieu chez Dieu, on ne peut se permettre aucune erreur. On ne peut se permettre aucune faiblesse, parce que le patron est là et surveille ce que l’on fait, ce que l’on dit, ce que l’on pense». 

Momo a écrit abondamment. Ecrits poétiques, écrits littéraires, réflexions et autres manifestations de l’esprit face à des situations politiques. Mais le complice de Zinet a toujours déploré la réticence qu’affichaient à son adresse certains éditeurs que le naturel et la franchise de Momo semblaient incommoder ou gêner vis-à-vis des tenants du pouvoir, ou des pouvoirs en place.

Un homme libre 

Car Momo s’exprimait en toute liberté. «Je suis un homme libre», lança-t-il un jour à la face de Boudali Safir. C’est-à-dire un homme qui n’a de compte à rendre à personne. D’ailleurs, il l’affirme lui-même, sans ces obstacles qui ligotent la conscience et l’étouffent dans le plus douloureux des dilemmes pour la livrer carrément à la duplicité. «Personne ne pouvait me reprocher quoi que ce soit. Je pouvais donc parler quand je voulais parler et dire ce que je devais dire. Personne ne pouvait m’imposer ce qu’il fallait dire», dira-t-il sans complaisance. Momo a toujours refusé de quitter la Casbah et ses humbles gens. En 1962, on lui avait offert cette possibilité de vivre dans une maison plus confortable. Il y en avait tellement de ces maisons, abandonnées par les Français d’Algérie quand l’OAS menaça de quitter le pays. Momo opposera un non catégorique à cette offre. Nous avons cette nette impression que cet homme avait fait voeu de pauvreté comme le font encore aujourd’hui les adeptes de l’hindouisme. La prononciation du voeu étant sacré – pour n’importe lequel des comportements – aucun désir du monde ne viendra alors renverser les renoncements. Momo n’avait pas de grands besoins et de grands désirs à assouvir. Il se contentait de peu avec le peu qu’il gagnait. Il vivait d’une bien modeste retraite dans une modeste demeure héritée des aïeux. «Avec cette modeste retraite, dira Momo, ça ne mène pas très loin. Mais nous dormons tranquilles le soir. Nous rêvons le soir. Nous nous aimons le soir». Dans le hasard de nos pérégrinations, nous eûmes le plaisir de rencontrer deux des amis et disciples du poète de la Casbah qui ont eu la chance de le fréquenter pendant plus d’une vingtaine d’années. Il s’agit d’abord du docteur Mohamed Madaci qui nous parle de Momo avec enthousiasme et dévotion. Il conserve avec soin dans son cabinet deux chechias et un chapelet ayant appartenu au regretté Himoud Brahimi. Ce sont de véritables reliques que le docteur se plaît à montrer à tous ceux qui expriment une pensée et une admiration envers celui qui combla la Casbah de jolis poèmes comme un amoureux empressé de combler sa dulcinée de mille bouquets de fleurs et de mille baisers de tendresse, d’amour et d’affection. 

Puis l’un nous fait découvrir l’autre. C’est encore avec réconfort que nous avons rencontré cheikh Omar Chalabi qui garde de vifs souvenirs de son aîné et de son maître Momo; ce féru de poésie populaire et admirateur de Sidi Lakhdar Benkhlouf a composé un très beau poème à la mémoire de son ami disparu. Cheikh Omar Chalabi a eu le mérite d’évoquer la personnalité de Momo sur les ondes de la chaîne El Bahdja. Comme il effectua d’incessantes démarches auprès de la municipalité de la Casbah aux fins d’organiser une rencontre pour évoquer le personnage dans le souci de combattre l’oubli et de faire en sorte que le regretté Himoud Brahimi soit mieux connu, mieux apprécié, mieux redécouvert, mieux gardé dans la mémoire de la Casbah. Que cela soit écrit et mémorisé. Amen. 

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